Info, dépêche ou communiqué de presse


mercredi 15 mars 2017 à 9h36

Les investisseurs institutionnels prennent des risques dans leur recherche de meilleurs rendements et revenus, c'est ce que révèle une enquête de Natixis


< >
  • Les institutions cherchent de nouveaux moyens d'atteindre leurs objectifs de croissance et d'engagements de long terme en procédant simultanément à une atténuation et à une exploitation du risque dans un environnement de marché volatile à faible rendement
  • Parmi les stratégies clés figurent l'utilisation d'investissements privés, d'actifs illiquides, une exposition accrue aux alternatives et une plus grande confiance dans la budgétisation du risque et la diversification
  • La plupart des investisseurs institutionnels pensent que les investisseurs prennent trop de risques dans leur recherche de revenus
< >

Les investisseurs institutionnels prennent des risques dans leur recherche de meilleurs rendements et revenus, c'est ce que révèle une enquête de Natixis

< >

Natixis Global Asset Management
Elizabeth Bartlett, 617-449-2549
Elizabeth.Bartlett@ngam.natixis.com
ou
Ted Meyer, 617-449-2507
Ted.Meyer@ngam.natixis.com

< >

Confrontés à la volatilité, à des risques accrus et à des rendements toujours faibles, les investisseurs institutionnels augmentent leur exposition aux actifs à risque accru à la recherche de meilleurs revenus, c'est ce que révèle une enquête internationale effectuée auprès d'investisseurs institutionnels publiée aujourd'hui par Natixis Global Asset Management. Dans le même temps, ils mettent les bouchées doubles en matière de gestion du risque pour mieux équilibrer les objectifs de croissance à long terme et les besoins de liquidités, mais ils déclarent avoir besoin de meilleurs moyens pour identifier le risque dans leurs portefeuilles.

Soixante-deux pour cent des gestionnaires institutionnels estiment être en mesure de gérer le risque de marché à court terme malgré une volatilité accrue qui, selon eux, pose le plus grand risque pour leur performance. Leur principale préoccupation en matière organisationnelle, cependant, est le faible rendement. Du fait des perspectives de volatilité accrue et de la persistance de taux d'intérêt bas, peu d'institutions comptent sur des stratégies de portefeuille traditionnelles pour atteindre leurs objectifs de performance. Au lieu de cela, elles augmentent leur exposition aux actions et aux alternatives et se tournent vers les actifs illiquides et les marchés privés pour le génération de rentabilité avec gestion du risque et le remplacement du rendement.

Natixis a interrogé 500 gestionnaires de régimes de retraite publics et d'entreprise, fondations, fonds de dotation, fonds d'assurance et fonds souverains en Amérique du Nord, en Amérique latine, au Royaume-Uni, en Europe continentale, en Asie et au Moyen-Orient. Collectivement, ils gèrent 15 500 milliards de dollars d'actifs.

Les conclusions fournissent un aperçu de la manière dont les investisseurs institutionnels, largement considérés comme les investisseurs les plus importants et les plus intelligents au monde, utilisent le risque à leur avantage. Dans le même temps, 75 % des investisseurs institutionnels pensent que les investisseurs prennent peut-être trop de risques à la recherche de rendement.

« Alors que les facteurs de risque évoluent au fil du temps, la difficulté pour les investisseurs institutionnels reste l'obtention de résultats sur le long terme tout en gérant au mieux les pressions du marché sur le court terme », a déclaré David Giunta, PDG pour les États-Unis et le Canada. « Du fait de leurs mandats, l'évitement du risque n'est pas une option pour les investisseurs institutionnels. Ils doivent déjouer la conjoncture ou changer la donne, et ils le font en équilibrant les risques et en adoptant des alternatives à la traditionnelle constitution de portefeuille 60/40, mais toujours avec un ?il sur leurs objectifs à long terme. »

Recherche de la croissance : un rôle plus important pour les actifs réels et les alternatives

En examinant leurs objectifs, 70 % des investisseurs estiment que leurs attentes de rendement sont réalisables, mais la confiance n'est peut-être pas aussi forte qu'elle n'y parait à la surface. La moitié (50 %) des institutions prévoient de réduire leurs estimations de revenus dans les 12 prochains mois. L'une des raisons de la réduction de leurs attentes est la difficulté de trouver des recettes : 75 % des personnes sondées déclarent que l'alpha devient plus difficile à dénicher alors que les marchés deviennent plus efficaces.

Bien que la plupart soient convaincus qu'ils pourront faire face à leurs engagements à long terme, 62 % pensent que la plupart de leurs pairs n'y parviendront pas. Soixante-neuf pour cent sont d'accord sur le fait que les techniques traditionnelles de diversification et de constitution de portefeuille doivent être remplacées par de nouvelles approches.

Le sondage a révélé que :

  • Soixante-sept pour cent des investisseurs institutionnels pensent que le capital privé offre des rendements ajustés aux risques supérieurs aux classes d'actifs traditionnelles, et plus de la moitié (55 %) pensent que le capital privé offre une meilleure diversification que les actions traditionnelles.
  • Soixante-treize pour cent pensent que la dette privée offre des rendements ajustés aux risques supérieurs aux placements en obligations traditionnels. Les trois secteurs qu'ils considèrent comme les plus prometteurs sont les infrastructures, les soins de santé et le secteur des technologies, des médias et des télécommunications. Nombreux sont ceux qui affirment également envisager une augmentation de leur utilisation des prêts directs (44 %) et de la dette adossée à des prêts bancaires (34 %).
  • Environ un tiers (34 %) des institutions rapportent qu'elles envisagent d'accroître leurs allocations dans les actifs réels, y compris l'immobilier, les infrastructures et le financement d'aéronefs, dans les 12 prochains mois. Comme ils le voient avec leurs visions élargies des marchés privés, l'objectif principal de 63 % des décideurs institutionnels investissant dans les actifs réels est l'obtention d'un rendement supérieur.
  • Plus de la moitié des institutions (56 %) rapportent qu'elles augmentent leur exposition aux stratégies d'investissement alternatives cette année. L'adoption d'investissements alternatifs n'est pas limitée aux portefeuilles de croissance, 77 % des sondés déclarant que les alternatives ont un rôle dans les placements fondés sur le passif également.

« Les investisseurs institutionnels canadiens continuent leur recherche de sources d'alpha et pourraient se tourner vers les actifs privés pour combattre cette période prolongée de taux historiquement bas », a déclaré Abe Goenka, président-directeur général de Natixis Global Asset Management Canada. « Même lorsqu'ils prennent des risques, ils ont un plan pour gérer leur exposition en utilisant un large éventail de stratégies de diversification. »

Équilibrer croissance, risque, liquidités et responsabilités

Peu d'institutions comptent uniquement sur des revenus fixes augmentés comme moyen pour gérer le risque de portefeuille. Alors qu'un peu plus de la moitié des sondés (54 %) pensent que la diversification dans les classes d'actifs traditionnelles peut fournir une protection adéquate à la baisse, seulement 3 % pensent fortement que cette stratégie sera suffisante pour assurer cette protection dans l'année à venir. Au lieu de cela, les investisseurs pensent que parmi les techniques plus efficaces pour gérer le risque de portefeuille figurent la budgétisation du risque (87 %), la diversification les placements dans divers secteurs (86 %), la couverture du risque de change (75 %) et l'augmentation de leur utilisation des investissements alternatifs (76 %).

Plus de la moitié (55 %) des institutions rapportent que leur besoin de liquidités a limité leur capacité à investir dans les alternatives. De nombreux décideurs institutionnels (71 %) pensent que les exigences de solvabilité et de liquidités plus strictes établies par les régulateurs à travers le monde ont conduit à un biais plus important pour des horizons temporels plus courts et des actifs plus liquides. Cela s'est révélé être un important défi pour honorer des engagements couvrant plusieurs décennies. Les sondés indiquent que leur principale préoccupation en matière de gestion du risque est l'équilibrage des objectifs de croissance à long terme avec les besoins de liquidités à long terme.

L'utilisation des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans la prise de décision pour les investissements et la sélection de gérants est une stratégie cruciale tant pour la croissance que pour la gestion du risque. Cinquante-huit pour cent des investisseurs sondés déclarent que la prise en compte des questions ESG est un moyen de générer de l'alpha. Un même pourcentage affirme que c'est un moyen de réduire les risques de mauvaise publicité comme les procès, les préjudices écologiques ou les conflits sociaux. Soixante-deux pour cent pensent que l'ESG sera une pratique standard pour tous les gérants dans les cinq prochaines années.

Gestion du passif et augmentation de l'impartition

Les investisseurs institutionnels sont confrontés à de nouveaux défis alors qu'ils s'aventurent au-delà des marchés traditionnels et incorporent dans leurs portefeuilles une plus large gamme d'investissements avec des niveaux de liquidités inférieurs et des horizons temporels plus longs. Quarante-six pour cent déclarent que l'une de leurs plus grandes difficultés est simplement d'obtenir une vue consolidée du risque pour différentes expositions dans le portefeuille.

L'atteinte des objectifs de risque/rendement exige également des décideurs qu'ils sortent de leur propre équipe pour des capacités spécialisées. Davantage d'institutions externalisent la gestion pour au moins une partie de leur portefeuille. Environ quatre institutions sur dix (42 %) utilisent actuellement des responsables des technologies et/ou gestionnaires fiduciaires externalisés. En moyenne, les organisations qui sous-traitent ont confié la gestion de 37 % de leur portefeuille total.

La gestion du passif est la préoccupation numéro un des décideurs institutionnels. Sept institutions sur dix (69 %) interrogées ont adopté des stratégies d'appariement des actifs et des passifs pour les aider à aligner les ventes d'actifs et les sources de revenus aux futures dépenses avec comme objectif la gestion du risque de liquidation. Bon nombre de ces stratégies ont reposé sur des titres à revenu fixe de haute qualité, mais les institutions utilisent dorénavant une plus large gamme d'instruments dans les placements fondés sur le passif (PFP).

Elles comprennent des stratégies de couverture (utilisées par 47 %), des obligations indexées sur l'inflation (44 %) et des obligations nominales (37 %). Mais elles cherchent également un ensemble plus large d'options. Environ trois quarts des investisseurs institutionnels (77 %) affirment que les alternatives ont un rôle important à jouer dans la gestion de portefeuille de PFP, car elles offrent une diversification et une atténuation du risque précieuses et complètent le portefeuille global.

Un nombre important (62 %) pensent que, malgré l'utilisation de stratégies PFP, la plupart des organisations n'atteindront pas leurs objectifs de long terme. Trois sur cinq (60 %) déclarent qu'il y a un manque d'innovation dans les solutions PFP, bien qu'un nombre moindre (41 %) sont prêtes à payer une prime pour des solutions PFP innovantes.

Méthodologie

Natixis a interrogé 500 investisseurs institutionnels sur leurs avis au sujet du risque, leur prévisions en matière d'allocation d'actifs et leurs opinions sur la performance des marchés. Parmi les sondés figuraient des gestionnaires de fonds de retraite publics et d'entreprise, des fondations, des fonds de dotation, des compagnies d'assurance et des fonds souverains d'Amérique du Nord, d'Amérique latine, du Royaume-Uni, d'Europe continentale, d'Asie et du Moyen-Orient. Les données ont été collectées en octobre et novembre 2016 par le cabinet d'études CoreData. Les conclusions sont publiées dans un nouveau livre blanc intitulé « Double Down ». Pour de plus amples informations, visitez https://ngam.natixis.com/us/research/institutional-survey-2016

À propos de Natixis Global Asset Management

Natixis Global Asset Management est au service de professionnels en placement chevronnés du monde entier, à qui elle propose de nombreuses façons d'investir de manière éclairée. En utilisant notre approche de constitution de portefeuilles durables (Durable Portfolio Construction®), nous mettons l'accent sur les risques pour aider ces professionnels à constituer des portefeuilles plus stratégiques conçus pour faire face à l'imprévisibilité des marchés actuels. Nous puisons dans notre vaste connaissance des investisseurs et du secteur, en plus de collaborer étroitement avec nos clients, afin d'aller au-delà des données objectives.

Natixis Global Asset Management se classe parmi les sociétés de gestion d'actifs les plus importantes au monde.1 Réunissant plus de 20 gestionnaires de placements spécialisés à l'échelle mondiale (qui ont 877 milliards de dollars d'actifs sous gestion2), nous proposons une gamme diversifiée de solutions pour chaque opportunité stratégique. Forte de sa capacité à mettre ses connaissances en pratique, Natixis Global Asset Management aide ses clients à offrir un service supérieur à leurs propres clients, en misant sur des portefeuilles plus durables.

Natixis Global Asset Management, S.A., dont les sièges sont situés à Paris et à Boston, fait partie de Natixis. Cotée à la Bourse de Paris, Natixis est une filiale de BPCE, deuxième groupe bancaire de France. Parmi les sociétés de gestion de placements et les groupes de distribution et de service affiliés à Natixis Global Asset Management, S.A. figurent : Active Index Advisors® ;3 AEW Capital Management ; AEW Europe ; AlphaSimplex Group ; Axeltis ; Darius Capital Partners ; DNCA Investments ;4 Dorval Finance ;5 Emerise ;6 Gateway Investment Advisers ; H2O Asset Management ;5 Harris Associates ; IDFC Asset Management Company ; Loomis, Sayles & Company ; Managed Portfolio Advisors® ;3 McDonnell Investment Management ; Mirova ;5 Natixis Asset Management ; Ossiam ; Seeyond ;7 Vaughan Nelson Investment Management ; Vega Investment Managers et Natixis Global Asset Management Private Equity, qui inclut Seventure Partners, Naxicap Partners, Alliance Entreprendre, Euro Private Equity, Caspian Private Equity et Eagle Asia Partners. Visitez le site ngam.natixis.com pour de plus amples informations.

1 Mise à jour quantitative de Cerulli : Global Markets 2016 a classé Natixis Global Asset Management, S.A. comme le 16e gestionnaire d'actifs dans le monde selon les actifs sous gestion (870,3 milliards de dollars) au 31 décembre 2015.
2 Valeur liquidative au 31 décembre 2016. Les actifs sous gestion (ASG) peuvent inclure des actifs pour lesquels des services non réglementaires sont fournis. Les ASG non réglementaires comprennent des actifs qui ne correspondent pas à la définition d'« ASG réglementaire » de la Commission américaine des opérations de Bourse (la « SEC ») dans le formulaire ADV, partie 1.
3 Une division de NGAM Advisors, L.P.
4 Une marque de DNCA Finance.
5 Une filiale de Natixis Asset Management.
6 Une marque de Natixis Asset Management et de Natixis Asset Management Asia Limited, basées à Singapour et à Paris.
7 Une marque de Natixis Asset Management.

Le texte du communiqué issu d'une traduction ne doit d'aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d'origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

Copyright Business Wire 2017
© 2002-2017 BOURSICA.COM, tous droits réservés.

Bourse, conseils et informations

Par la consultation de ce site, vous acceptez nos conditions (voir ici)

Page affichée vendredi 15 décembre 2017 à 10h58m53