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Forum (warrants)
WARRANTS, OPTIONS, BS ET OBL.
Message n° 1576N de
Nanardas
lundi 12 mars 2007 à 9h06
Le chiffre qui ressort de notre étude sur le rendement des actions françaises est impressionnant en lui-même. Les sociétés composant l'indice Cac 40 (Paris: actualité) vont distribuer cette année 38,2 milliards d'euros à leurs actionnaires. Des repères pour donner une idée des masses en jeu ? La somme représente 2,1 % du produit intérieur brut français, 14,3 % des dépenses inscrites au budget 2007 de la France, près de 70 % de l'impôt sur le revenu et 83 % de l'impôt sur les sociétés. On touche la nouvelle réalité capitaliste de la France : les dividendes, ce sont, avec les impôts payés, les seuls éléments du compte de résultat qui ne relèvent pas pour l'essentiel de la communication financière et ne sont pas contestables. En s'insérant avec un grand succès dans la compétition mondiale, nos 40 champions ont tiré profit de la formidable phase de croissance que nous traversons. Bien sûr, les esprits chagrins souligneront que ces dividendes vont aller pour une part qui approche la moitié à des actionnaires institutionnels internationaux. C'est le prix à payer du dogmatisme national en matière de retraite. Notre système de répartition sans complément de capitalisation s'est imposé en raison de l'hyperinflation que la France a connue dans les années qui ont suivi les deux guerres mondiales et de la déconfiture des régimes de capitalisation qui en a été la conséquence. On sait que, depuis la fin des années 70, notre pays a adhéré à la gestion d'orthodoxie financière visant en premier lieu à combattre l'inflation. La lâcheté pour en tirer les leçons en matière de retraites qu'ont eue les gouvernements successifs depuis près de quarante ans fait qu'aujourd'hui les beaux dividendes du Cac 40 enrichissent les retraités américains plus que les épargnants français. Au-delà de cette question qu'on aimerait voir traitée avec plus de précision par les candidats à l'élection présidentielle, c'est la performance de nos blue chips qui est surtout à saluer. Une performance économique qui donne un vrai pouvoir d'investissement aux actionnaires. Les grands groupes français leur distribuent en numéraire 39% des profits réalisés. Cette accumulation de liquidités pousse à des réinvestissements et entretient une certaine hausse mécanique des actions. Elle la démultiplie aussi : avec un rendement moyen de 2,6 % pour le Cac 40 et un taux de l'OAT à 10 ans de 4 %, les opérations d'investissement majoritairement financées par de la dette peuvent être montées assez facilement et pratiquement sans limitation de montants. C'est grâce aux rendements à venir que des montages ont pu être envisagés sur Saint-Gobain, Vivendi (Paris: FR0000127771 - actualité), Carrefour (Paris: FR0000120172 - actualité), Vinci (Paris: FR0000125486 - actualité) ou même Suez (Paris: FR0000120529 - actualité) . Combiner capital et dette, c'est la problématique de toute gestion, au niveau des Etats, des entreprises, comme des patrimoines privés. La conjoncture actuelle très favorable aux grosses opérations crée donc un entraînement sur les cours boursiers par effet boule de neige. Mais sans formation d'une bulle puisque le financement tient pour une bonne part aux résultats des entreprises. Les rendements affichés par les actions françaises montrent que le phénomène est plus vertueux que dangereux
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