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Forum (debutant)
DEBUTANTS EN BOURSE
Message n° 19N0U de
Krfd7052
vendredi 13 juillet 2007 à 0h25
Action boursière
(ou Action de société)
On nomme action une part du capital d'une société dite société par actions. Elle est à distinguer d'une part de SARL, qui est moins aisée à négocier.
Les actions sont négociables, soit en bourse, d'où l'utilisation parfois de l'appellation simplificatrice d' action boursière, mais qui ne désigne effectivement que celles cotées sur une ou plusieurs des bourses existant dans le monde, soit de gré à gré.
Le détenteur d'actions est qualifié d'actionnaire et l'ensemble des actionnaires constitue l'actionnariat
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Les droits inhérents à ce titre financier
Cette part du capital confère à son porteur un droit à de l'information sur la société, un droit de vote, un droit à toucher un dividende, c’est-à-dire une partie des résultats de l'entreprise, et un droit sur l'actif net lors de liquidations.
Une action peut prévoir dans ses statuts des catégories actions
différentes, certaines ayant un ou plusieurs droits de vote, d'autres
ayant un dividende plus ou moins prioritaire, voire des titres
alternatifs sous forme de certificat d'investissement. Ces différents types de titres ont été créés pour répondre aux besoins des investisseurs :
Certains actionnaires qui privilégient le contrôle de la société
(le fait d'être déterminants dans le vote des décisions stratégiques de
la société prises pendant les Assemblées Générales) vont préférer des
actions à droit de vote multiple pour obtenir un bloc majoritaire. Dans
l'absolu, il faut 51 % (50% + 1 vote en fait) des droits de votes pour
obtenir un bloc majoritaire, mais concrètement, du fait de l'abstention
et de la dispersion des petits porteurs, un pourcentage moins élevé
suffit souvent.D'autres actionnaires, plus intéressés par le retour sur investissement, vont préférer des actions à dividende prioritaire.
Émission, cession d'actions
Les actions sont émises en contrepartie des apports lors de la création de la société, ce qui permet de créer son capital social. Les détenteurs d'actions peuvent décider ensuite à tout moment d'en vendre une partie à d'autres investisseurs. La société peut émettre de nouvelles actions placées auprès de tiers actionnaire
afin d'augmenter le capital. Dans ce cas, les actionnaires majoritaires
peuvent perdre tout ou une partie du contrôle qu'ils ont sur leur
société.
Pour faciliter de telles transactions, les actions des sociétés les plus importantes sont généralement cotées en bourse.
Toute personne ou organisation peut à tout moment y acheter ou vendre
les actions de diverses sociétés. Souvent, une société donnée ne fait
coter ses actions que sur une seule bourse.
Cours et valeur des actions
Le prix auquel s'échangent les actions sur les bourses est appelé le cours de bourse. Il varie selon l'offre et la demande, avec un système modérateur destiné à éviter que les cours ne soient trop erratiques.
On nomme par convention valeur
d'une action son cours de bourse. Ce cours se rapproche plus ou moins
(avec de grands écarts possibles, puisque l'offre et la demande font
loi) des estimations de valeur faites par des méthodes théoriques d'évaluation d'entreprise.
Ces méthodes ne peuvent donner qu'un cours potentiel estimé (ce que
certains appellent la « valeur intrinsèque ») qui aide éventuellement
l'investisseur en bourse à prendre ses décisions d'achat et vente.
Le problème de la valeur réelle se pose davantage en l'absence de
cotation en bourse, donc de référence de prix. C'est là que les
estimations théoriques de valeur peuvent servir de bases de négociation
en cas de prise de participation.
La valeur d'une action
La valeur d'une action correspond à son cours de bourse. Il est le
résultat de la confrontation de l'offre et de la demande de titres.
Plusieurs méthodes d'évaluation sont à la disposition des investisseurs pour prendre une position sur l'action considérée.
La valeur de bilan (patrimoniale
Sur base des comptes annuels de la société, on peut déterminer une
valeur qui, si la société a respecté les règles comptables, est
relativement proche de la réalité. Pour cela on prend les fonds propres
de la société (principalement le capital, la prime d’émission, les
plus-values de réévaluation et les réserves) que l’on divise par le
nombre d’actions.
Les méthodes des multiples de résultats (comparables)
Cette famille de méthodes permet aussi d'estimer la valeur d’une
société. En fonction de son secteur d’activité, il existe des
coefficients qui permettent de déterminer la valeur d’une action. Par
exemple, pour le secteur de la grande distribution, on considère que la
valeur de la société correspond à 1,2 fois son chiffre d’affaires, on peut aussi prendre 4 fois les fonds propres, 8 fois l’EBIT (Earnings Before Interest and Taxes) ou 10 fois le résultat net (PER de 10).
Les méthodes d'actualisation (Discounted Cash Flow)
Les méthodes du Discounted Cash Flow consistent à déterminer les cash flows futurs de la société et actualiser ceux-ci pour connaître la valeur actuelle de la société sur base des résultats futurs.
La valeur nominale
La valeur nominale correspond à la valeur de l'apport entrant dans
la composition du capital social. Pour connaître la valeur nominale
d’une action, il faut diviser le capital social par le nombre d’action.
Cette valeur ne présente guère d'intérêt. Il convient de signaler que
le prix d'introduction ne correspond pas systématiquement à la valeur
nominale. Le prix d'émission peut comprendre une prime d'émission.
Split
On a vu une société comme IBM, qui possède plus d'un milliard de titres, racheter une partie de ses propres actions. Bien entendu, comme cela fait autant de dividendes
en moins à verser à l'exercice suivant, cela a pour effet mécanique de
faire remonter le cours de l'action. De plus, cette manœuvre permet
d'améliorer le bénéfice net par action (BNPA) ce qui est bien vu par
les marchés financiers et contribue à la hausse des cours.
Au-dessus d'un certain cours, la liquidité du titre peut être affaiblie. IBM réalisa donc aussi des splits ou division de nominal,
remplacement d'une action ancienne par deux nouvelles actions de
nominal divisé de moitié. C'est une opération blanche même si elle peut
être ressentie comme l'envoi d'un signal informationnel par
l'entreprise au marché.
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