La chute est violente pour Avenir Telecom qui perd plus de 15% dans de
gros volumes puisque plus de 400 000 titres ont déjà échangés contre 50
000 titres en moyenne par séance. Sans surprise, ce sont les résultats
semestriels du distributeur de téléphonie mobile qui sont à l'origine
de ce fort repli. Certes, pour la période d'avril à septembre de
l'exercice 2008-2009, le chiffre d'affaires gagne 5,9% à 356,9 millions
d'euros mais cette croissance des ventes ne profite pas au groupe
puisque le résultat opérationnel s'effondre de 50%, à 6,23 millions
d'euros contre 12,2 millions à la même période un an plus tôt. C'est la
branche distribution indirecte (55% des ventes) qui est principalement
touchée avec un résultat opérationnel en recul de 76,7%. A l'arrivée,
le bénéfice net du groupe a presque disparu passant de 8,8 millions à
219 000 euros. Plus inquiétant, les charges financières sont passées de
871 000 euros à 2,1 millions d'euros "compte tenu de la hausse des taux
d'intérêt, de l'utilisation des lignes de crédit mises à disposition
afin de financer le développement du réseau et du besoin en fonds de
roulement". Le tassement des marges n'augure donc rien de bon ce que
vient confirmer l'aggravation du ratio dettes nettes sur fonds propres
d'Avenir Telecom qui passe de 35,4 à 41,9% (76,5 millions de fonds
propres pour une dette de 32 millions) entre mars 2008 et aujourd'hui.
Nous
sommes négatifs sur la valeur. Avenir Telecom a déjà déçu par le passé.
Endettée, avec une marge opérationnelle en recul (1,7 contre 3,6%), la
société peine à convaincre car son message volontariste pour la seconde
partie de l'exercice se garde bien de fournir des données chiffrées.18/11/2008
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