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3 Suisses France prépare un plan de restructuration massif
[ 29/12/08
]
Selon
« Le Figaro », le vépéciste envisage un plan de 400 suppressions
d'emplois sur un effectif total de 3.300. Comme la Camif, liquidée cet
automne, et La Redoute, il a du mal à réinventer son modèle économique.
Après la liquidation de la Camif en octobre
dernier, qui suivait de peu l'annonce par La Redoute de la suppression
de 13,5 % de ses effectifs, c'est au tour de 3 Suisses France d'être
victime de la conjoncture en général et des difficultés des
spécialistes de la vente à distance en particulier. Selon « Le Figaro »
de vendredi, la filiale française du groupe 3 Suisses International
détenu à hauteur de 55 % par le groupe allemand Otto et pour le reste
par la famille française Mulliez (propriétaire notamment d'Auchan,
Decathlon ou Leroy Merlin) prépare pour le mois de février une « restructuration massive »
pouvant se solder par la suppression de 400 emplois sur 3.300, dont 140
à 170 au siège de Roubaix et le reste dans les six centres d'appels
téléphoniques de Villeneuve-d'Ascq, Rouen, Marseille, Lyon et Nancy qui
emploient 500 salariés. Interrogée par notre confrère, la direction de 3 Suisses France a indiqué que « rien de précis n'est décidé, nous travaillons à une réorganisation annoncée courant 2009 », ajoutant : « Il faut s'adapter à l'évolution de nos ventes sur Internet, qui représentent 40 % de notre chiffre d'affaires. ».
Vendredi, la direction du groupe a confirmé avoir « enclenché une profonde mutation de son métier de la vente à distance », mais s'est refusée à confirmer le chiffre de 400 suppressions de postes, indiquant que « aucune décision n'est finalisée de nature à engager le processus de consultation des partenaires sociaux ».
Pour
leur part, des syndicalistes confirmaient à l'AFP s'attendre à
l'annonce, en février, d'un plan de restructuration sans être en mesure
de pouvoir le détailler.Modèle économique dépasséPour Fatiha Bouzaoui, secrétaire CGT du comité d'entreprise, « c'est vrai que la direction nous a alertés depuis un moment » mais il n'y a pour l'instant « rien de concret ». Quant à Brigitte Moreira, déléguée syndicale CFDT, elle indiquait : « On n'a pas de chiffres. Aujourd'hui, il y a des études dans tous les services. »
Des services désormais sous la responsabilité de Pascal Gires :
l'ancien directeur des affaires internationales de La Poste est devenu
le patron de 3 Suisses France le 31 octobre dernier, en remplacement de
Jean-Marie Bouckaert. A l'instar de 3
Suisses, tous les acteurs historiques de la vente à distance
connaissent un passage à vide depuis quelques années, concurrencés par
les sites marchands de vente en ligne créés ex nihilo. Selon le cabinet
Xerfi, ils devraient même voir leur chiffre d'affaires reculer de 7 %
en 2008, puis de 8 % en 2009.
Malgré un effort certain pour développer
leurs ventes par Internet, les vépécistes ne sont pas parvenus à
changer de modèle économique, continuant d'éditer deux fois par an
leurs gros catalogues généralistes, et d'exploiter des centres de
gestion pour les achats encore passés par courrier ou téléphone.
Par
rapport à des spécialistes de la vente par Internet comme Amazon, eBay
ou Cdiscount, les opérateurs historiques souffrent ainsi de frais fixes
plus élevés, et d'une offre commerciale évoluant moins vite dans le
temps.
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