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L'équipementier Bosal France placé en redressement judiciaire
[ 09/01/09
- 15H51 - AFP
]
La
filiale française de l'équipementier automobile belgo-néerlandais
Bosal, qui emploie 435 personnes sur son site d'Annezin
(Pas-de-Calais), a été placée en redressement judiciaire vendredi par
le tribunal de commerce d'Arras.
Les syndicats du site, qui
craignent in fine une fermeture du site, se sont félicités de la
décision du tribunal qui leur accorde six mois de sursis et garantit
aux salariés des indemnités de licenciement plus conséquentes en cas de
liquidation, selon l'Unsa, majoritaire à Annezin.
"C'est ce qu'on
voulait. Certes Bosal France a des soucis avec Renault (client de
Bosal, dont les ventes s'érodent) mais le groupe prospère puisqu'il
ouvre des entreprises dans les pays de l'Est", a indiqué à l'AFP Michel
Meurillon, délégué Unsa de Bosal et responsable de la métallurgie pour
le syndicat dans le Pas-de-Calais.
"La direction avait la volonté de
fermer le site, sans chercher à redresser la barre. Si c'est vraiment
sa volonté, elle fermera, mais les indemnités seront plus importantes"
après la mesure de redressement judiciaire, en cas de dépôt de bilan,
a-t-il souligné.
Présent depuis 25 ans à Annezin, Bosal y produit
des pots d'échappement. Le groupe possède une usine d'attelages à Reims
mais celle-ci ne fait pas partie de Bosal France.
"Nos marchés sont
en chute libre, c'est vrai. Mais il y a d'autres marchés potentiels,
comme les deux-roues, les voitures électriques ou l'aviation", a plaidé
M. Meurillon. La direction de Bosal n'était pas joignable vendredi.
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