|
[ 13/01/09
]
Fin
des RTT et plan de sauvegarde de l'emploi au groupe Express-Roularta.
Vendredi dernier, la direction a informé le comité d'entreprise du
groupe de presse d'un plan d'économies de 10 millions d'euros.
Principales mesures annoncées : la dénonciation de l'accord des 35
heures et la mise en place d'un plan de sauvegarde de l'emploi. Ce plan
concerne 51 postes sur les 555 salariés que compte le groupe, qui édite
notamment « L'Express », « L'Expansion », « L'Entreprise », « Lire », «
L'Etudiant », etc. Dans le détail, 23 postes de cadres, 18 de
journalistes et 10 d'employés seront touchés.
«
Il y a deux aspects dans ce plan. Le premier concerne un plan de
départs volontaires, suivi dans un deuxième temps de licenciements secs
si le nombre de 51 départs n'est pas atteint », explique un délégué
syndical. Le comité d'entreprise doit rendre son avis, purement
consultatif, le 13 février prochain, soit quinze jours après que le CE
aura reçu une analyse chiffrée d'un expert-comptable sur les comptes de
la société.
« Passé cette date, la
direction peut envoyer des lettres de licenciement. Cela laisse trop
peu de temps pour un plan de départs volontaires », ajoute-t-il. La
direction se réserve le droit de refuser un départ s'il n'est pas
question que le poste du salarié soit supprimé. La seule certitude
vient du pôle documentation. Sur les 17 personnes de ce pôle, 5 à 6
d'entre elles devront s'occuper exclusivement du Web, six autres
resteront sur le papier et les autres personnes seront licenciées. Baisse des revenus publicitairesCes
décisions font suite aux récentes déclarations du groupe belge
Roularta, qui a estimé ne pas pouvoir atteindre son objectif de 10 %
d'excédent brut d'exploitation sur son prochain exercice pour cause de
baisse des revenus publicitaires en France. Roularta a racheté le
groupe Express-Expansion en 2006. Il cherche à faire 10 millions
d'euros d'économies dont 5 millions sur la masse salariale dans
l'Hexagone.
Dans ce cadre, 3,5 millions d'euros proviendront du plan de
sauvegarde de l'emploi et 1,5 million de la fin des comptes épargne
temps qui permettent aux salariés d'accumuler des droits à congé
rémunéré. A la suite de cette annonce, une assemblée générale des
salariés s'est tenue ce matin. « Il a été décidé de faire circuler
une motion auprès des salariés pour demander à ce que le plan de
départs volontaires soit un véritable plan volontaire », ajoute une source syndicale. Parallèlement,
les salariés ont décidé de faire grève lors de la journée nationale de
mobilisation interprofessionnelle le 29 janvier 2009.
Contactée, la
direction du groupe n'était pas joignable hier.
|