... nouveaux métiers.
[ 14/01/09
]
Ce
groupe de conseil a multiplié les acquisitions de PME en difficulté ces
derniers mois.Il est à la tête d'un pôle industriel de 230 millions
d'euros et va s'intéresser à de nouveaux secteurs cette année, dont les
matières premières.Depuis août, il a acheté
coup sur coup quatre entreprises en difficulté : Isotherma (maintenance
industrielle) au Havre, Spiral (sous-traitant aéronautique et
automobile) en Charente-Maritime, et deux branches du groupe DMC en
Alsace, fabriquant l'une du velours, l'autre du fil à broder. Il était
encore candidat la semaine dernière, avant de renoncer, à la reprise de
Dapta (décolletage) en Auvergne... Le groupe Bernard Krief Consulting
sort de plus en plus de son métier d'origine, le conseil stratégique et
le marketing opérationnel.
Ce cabinet
atypique a construit, depuis cinq ans, un pôle industriel en prenant
des participations majoritaires dans des PME, une activité qui pèse
aujourd'hui 230 millions d'euros de chiffre d'affaires et emploie 2.500
salariés. Il est présent dans l'aéronautique et l'automobile, avec
Walor et OPR, et les nouvelles technologies. Son activité de conseil,
elle, regroupe 1.200 salariés.
Louis
Petiet, le patron et propriétaire de l'entreprise, ne compte pas en
rester là. Il veut poursuivre son expansion en entrant cette année dans
trois nouveaux métiers. En commençant par la logistique et les
transports avec la création de Concord Express, en partenariat avec le
groupe Mazet. Il mise aussi sur le marché des matières premières,
notamment en Afrique. « Nous pouvons offrir aux chefs d'Etat des
pays émergents des propositions adaptées, avec l'assurance que nous
resterons longtemps, contrairement à ce que font certains grands
groupes », souligne Louis Petiet.
Troisième
nouveau métier : Bernard Krief Consulting se propose de reconvertir
d'anciens sites militaires en France, avec l'objectif de créer sur
chacun 500 emplois. « Nous pouvons prendre en charge l'analyse du
dossier, l'aménagement, le développement, et même être propriétaire des
nouvelles activités », indique Louis Petiet, qui pense ici être aidé par des fonds des Emirats et d'autres pays émergents.
Grâce
à ces développements et, surtout, à la montée en puissance de ses
activités déjà lancées, le pôle industriel de Bernard Krief Consulting
vise un chiffre d'affaires de 450 millions d'euros cette année. « Nous doublons de chiffre d'affaires chaque année depuis cinq ans. A force, évidemment, cela se voit un peu plus... »
Pour Louis Petiet, cette entrée dans l'industrie ne constitue pas vraiment une diversification. «
Nous faisons toujours le même métier. Depuis cinquante ans, Bernard
Krief est connu pour sa gestion des ressources humaines dans un
environnement complexe, indique le dirigeant. Il est plus productif de le faire en direct pour nos propres sites industriels que pour d'autres clients. »
Pour
assurer la relance des PME qu'il reprend, Bernard Krief Consulting
essaie avant tout de les transformer en entités « low cost ». « Si vous supprimez les frais d'état-major, les gros salaires de management, vous pouvez gagner de 15 % à 20 %, explique Louis Petiet. Pour DMC SA, la suppression de bureaux à Paris va économiser 800.000 euros par an. »
La
stratégie, elle, est fixée en s'alignant sur les souhaits des grands
donneurs d'ordre. Autre levier important : les bénéfices sont
entièrement réinvestis, assure le président. Au total, le groupe
indique dégager une marge nette moyenne de 8 % par an.
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