|
| 2009 ou le renouveau du marché action |
19/01/2009 | 17:41 - Analyse à long terme |
|
Que nous réserve 2009 ? Telle est la question que se pose l’ensemble des intervenants de la sphère financière à l’aube de cette nouvelle année. Pour l’instant, le démarrage haussier des premières séances s’apparente à un faux départ et « l’effet janvier », mois de l’année généralement favorable au marché action, s’est rapidement estompé au profit de la réalité économique. Les statistiques désastreuses du chômage américain, les craintes inflationnistes et les avertissements sur résultats de mastodontes tels que Walmart ou Deutsche Bank ont fait l’effet d’une douche froide sur les indices internationaux. Pour de nombreux analystes, le premier semestre 2009 sera le cap à passer avant que le ciel ne s’éclaircisse car de nombreuses sociétés doivent assainir leur bilan et sont susceptibles de publier des résultats en forte baisse. Cette période devrait donc être particulièrement agitée et difficile à gérer en terme d’investissement.
Heureusement, les instances internationales et les états ne sont pas restés de marbre face à cette situation de crise et ont agi à la fin de l’année 2008 par le biais de mesures d’envergures qui devraient porter leurs fruits. Le FMI est venu en aide aux pays en difficulté, les banques centrales ont abaissé leur taux de concert afin de détendre les conditions d’octroie des crédits interbancaires, les Etats ont pris des participations dans des sociétés en quasi faillite telles que AIG, Citigroup et Fortis et des plans de relance ont été adoptés en Europe et aux Etats-Unis pour des montants colossaux dont il est difficile de mesurer la portée à court terme. Place désormais à la refonte du système bancaire international et des mécanismes mondiaux du commerce.
Point positif, en terme de rendement, les actions détrônent, et de loin, la plupart des placements financiers à travers le monde. Les taux directeurs sont désormais proches de zéro en Asie et aux USA, ce qui diminue la rémunération des placements monétaires. L’immobilier est en berne, acheter du pétrole ne semble plus aussi intéressant qu’à une certaine époque et l’or ne fait plus recette. C’est donc le marché action avec un rendement proche des 5% qui remporte la palme du meilleur actif. Enfin, et malgré la décollecte des fonds d’investissements, gardons à l’esprit que le niveau de liquidité des gérants a récemment atteint des records, les acheteurs sont donc prêt à dégainer, mais pas à n’importe quel prix.
En données hebdomadaires, le CAC40 s’inscrit en phase de consolidation au sein du range 2881/3484 points. La tendance demeure baissière sous le seuil des 3484 points coïncidant avec la moyenne mobile à 20 semaines qui a une nouvelle fois fait office de résistance. Seul le franchissement de ce niveau majeur impliquerait une reprise d’ampleur et développerait un potentiel haussier en direction des 3800 points puis du seuil psychologique des 4000 points, scénario à privilégier étant donné le caractère survendu des indicateurs techniques. Dans ce contexte, les positions acheteuses ouvertes à proximité des 3000 points pourront être conservées avec des stops de protection sous les plus bas annuels. Ceux qui sont à l’écart du marché profiteront de la proximité de cette zone pour initier des positions acheteuses avec des stops de protection serrés, car la rupture des plus bas pourrait laisser place à une nouvelle accélération baissière en direction des 2750 points voire 2575 points par extension. |