Le groupe américain Exide Technologies a annoncé jeudi aux représentants du personnel, réunis lors d'un CCE ordinaire à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), un nouveau projet de restructuration de ses sites français.
Celui-ci prévoit notamment la fermeture de l'unité d'Auxerre, dans l'Yonne. Cette décision soudaine, mais « prévisible » selon les syndicats qui ont alerté tous les pouvoirs publics locaux depuis le mois de décembre, concerne localement 310 personnes employées à la fabrication de batteries pour l'automobile.
Elle fait suite à une première réorganisation industrielle des activités nationales de l'équipementier qui a conduit en 2004 à fermer l'usine de Nanterre (Haut-de-Seine) au profit justement d'Auxerre.
L'unité de l'Yonne a progressivement bénéficié de 8 millions d'euros d'investissement, encore en cours, destiné à porter sa capacité de 3 à 4,5 millions d'unités.
Par l'entremise de la société d'économie mixte départementale Yonne Equipement une extension immobilière de 2 600 m² pour 1,2 million d'euros a même été réalisée. « Il s'agit une nouvelle fois d'une course à la marge qui pénalise l'emploi, mais préserve l'actionnair e», dénonce René Tardieu, délégué central CGT.
Exide Technologies possède en France un atelier à Péronne (Somme), spécialisé dans les coques en plastique, et une usine à Lille (Nord), dédiée aux batteries industrielles.
Selon les syndicats, cette dernière serait aussi menacée à terme par des suppressions de postes. En Europe, Auxerre fait partie des six sites de production de batteries pour l'automobile, avec l'exploitation de deux usines en Espagne, d'une en Italie et d'une dernière en Pologne.
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