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Mezcal et "tezcal" devant la justice : la dénomination "tezcal" interdite
[ 27/01/09
- 16H09 - AFP
]
La
justice a interdit à la société La Martiniquaise de faire usage de la
dénomination "tezcal" pour commercialiser des produits, estimant
qu'elle était de nature à tromper les consommateurs en raison de sa
ressemblance flagrante avec l'appellation d'origine mezcal.La
justice a interdit mardi à la société La Martiniquaise de faire usage
de la dénomination "tezcal" pour commercialiser des produits, estimant
qu'elle était de nature à tromper les consommateurs en raison de sa
ressemblance "flagrante" avec l'appellation d'origine mezcal.
La
société DCE Ultramarine, distributeur de mezcal, alcool mexicain à base
d'agave, comme la tequila, et bénéficiant d'une appellation d'origine,
avait constaté au printemps dernier qu'une tequila était proposée à la
vente dans des moyennes et grandes surfaces sous la marque "tezcal".
Estimant
que cette marque était susceptible de tromper les consommateurs, DCE
Ultramarine avait assigné en décembre devant la 1ère chambre civile du
tribunal de grande instance de Créteil le négociant en vins et
spiritueux La Martiniquaise, dont le siège est à Charenton-le-Pont
(Val-de-Marne).
Dans sa décision, rendue mardi, la justice donne
raison à la société Ultramarine. Constatant que l'appellation mezcal
est protégée au Mexique depuis le 28 novembre 1994, ainsi que la
ressemblance "tant visuelle que phonétique" entre les deux termes
mezcal et "tezcal", le tribunal estime que cette ressemblance
"flagrante" ne "peut être le fruit du hasard", porte atteinte à
l'appellation et est "de nature à induire en erreur le consommateur".
Il
interdit donc à la société La Martiniquaise de faire usage de cette
dénomination et lui ordonne de retirer de la vente l'ensemble des
produits "tezcal", sous astreinte de 150 euros par infraction constatée
et par jour de retard passé un délai d'un mois à compter de la
signification du jugement.
Le tribunal accorde aussi 30.000 euros en
réparation de son préjudice à la société Ultramarine, dont le gérant
François-Nicolas d'Epoisse avait expliqué le 9 décembre avoir
"introduit le mezcal en France il y a 20 ans".
A l'audience,
l'avocate de La Martiniquaise, Me Michèle Lesage-Catel, avait fait
valoir que le nom "tezcal" était une "marque de pure fantaisie issue du
mot +tequila+" et qu'il n'y avait "aucune usurpation ou atteinte" à
l'appellation mezcal.
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