La livre sterling devrait s'affaiblir jusqu'à ce que le marché ait la preuve que les mesures d'assouplissement quantitatif fonctionnent.
Quand cela se produira, si tel est le cas, la livre devrait rebondir, notamment face à l'euro car les investisseurs récompenseront le Royaume-Uni pour son flair.
Certains experts, tels que RBC Capital Markets, recommandent déjà à leurs clients d'adopter des positions courtes sur l'euro face à la livre compte tenu de la réticence de la Banque centrale européenne à adopter une politique aussi proactive que la Banque d'Angleterre.
Toutefois, les inquiétudes croissantes à l'égard des grandes banques britanniques, les craintes relatives au succès des émissions obligataires de 2 milliards de livres par semaine que va effectuer la Banque d'Angleterre à partir d'aujourd'hui, et une nouvelle dégradation des statistiques économiques britanniques suggèrent que la livre va continuer de souffrir de pressions vendeuses.
Même les risques associés aux émissions obligataires du Trésor américain, destinées à lever des fonds pour soutenir l'économie des Etats-Unis, pourraient constituer un problème pour la livre.
De fait, si les adjudications d'emprunts d'Etat outre-Atlantique ne rencontrent pas le succès escompté, l'aversion au risque mondiale se renforcera, les valeurs bancaires souffriront, tout comme la devise britannique, qui est sensible à l'évolution de ce secteur.
A 09h50, la livre sterling s'établissait à 1,3722 dollar, contre 1,3737 dollar mardi soir à New York, tandis que l'euro se négociait 0,9213 livre sterling, contre 0,9214 livre.
La monnaie unique s'échangeait par ailleurs 1,2646 dollar, contre 1,2657 dollar, et 124,63 yens, contre 124,94 yens mardi soir, pénalisée par la montée de l'aversion au risque après l'annonce d'une chute de 25,7% des exportations chinoises le mois dernier. Une baisse de 6,7% seulement était anticipée.
L'appétit pour le risque s'était pourtant amélioré dans un premier temps, après l'annonce par Citigroup de résultats positifs pour les deux premiers mois de 2009. Cette nouvelle a entraîné une forte hausse des indices Dow Jones et Nikkei.
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