La Bourse de Paris poursuit sa progression près du niveau des 2.700Pts après son spectaculaire rebond de la veille malgré le repli des secteurs de l'énergie et de services collectifs. L'indice CAC 40 progresse de 1% à 2.689 points après avoir ouvert en baisse de 0,5%. La veille, l'indice s'était envolé de 5,7% à la suite de trois séances de recul. Les autres grandes places européennes s'inscrivent également en hausse: Francfort gagne 1,1%. Du côté des indices paneuropéens, l'Euro STOXX 50 est en hausse de 1,4%. Seul Londres est en repli de 0,5% en Europe.
Wall Street a enclenché le turbo au cours de la dernière heure de cotations hier afin de rattraper un petit retard de performance de 1% sur les places européennes (+6% de gain pour l'Euro-Stoxx50). Le Dow Jones a finalement gagné +5,80% (à 6.926), le Standard & Poor's 500 +6,37% (à 719Pts) et le Nasdaq un somptueux +7,07% qui ramène le "Composite" au contact des 1.360Pts, non loin des meilleurs niveaux de la belle séance de mercredi dernier.
Le Nasdaq-100 (+6,6%) n'avait plus été à pareille fête depuis le 21 novembre 2008: les acheteurs sont revenus en force sur des "blue chips" telles que Cisco, Amazon, Broadcom, Comcast, E-Bay, Microsoft, Oracle qui gagnaient de +8% à +9 en moyenne.
Sur le front des statistiques, seuls les stocks hebdomadaires de pétrole américain sont attendus aujourd'hui.
D'un point de vue sectoriel, les compartiments du pétrole, des produits de base et des "utilities" signent les plus forts replis du début de séance, alors que le cours du brut léger américain (WTI) rétrocède 0,6% à 45,1 dollars ce matin. Technip est en chute de -8% à 25,30 E et Maurel et Prom abandonne 0,4%.
Total est en léger repli de 0,2%. Le groupe va réaliser un "ajustement progressif des effectifs, moins 555 postes, sur une période de plus de trois ans, s'achevant courant 2013, grâce à des reclassements internes, des départs à la retraite, des préretraites maison et un dispositif de dispense d'activité". Le groupe ne prévoit aucun licenciement. Il a prévu également d'investir plus d'un milliard d'euros dans ses activités raffinage, pétrochimie et solaire en France.
Le titre EDF abandonne -1,2%. La Commission européenne ont effectué hier des inspections-surprises dans les locaux d'EDF. Le groupe aurait enfreint les règles du traité CE qui interdisent l'abus de position dominante (article 82). La Commission soupçonne EDF d'être l'instigateur potentiel d'une hausse des prix sur le marché de gros de l'électricité en France.
Le titre JC Decaux décroche de presque 11% après la publication d'un résultat net 2008 en baisse de 51% à 108,1 millions d'euros, l'annonce de l'absence de dividende au titre de 2008 et la perspective d'une croissance interne du chiffre d'affaires négative en 2009.
Manitou plonge de 14% à 3,95 euros, après l'annonce de sombres perspectives. Le groupe s'attend à ce que la baisse de son chiffre d'affaires se prolonge au-delà du premier semestre 2009, compte tenu de l'aggravation de la conjoncture et de la persistance d'une faible demande pour toutes les gammes de produits, dans tous les secteurs et toutes les zones géographiques.
Du côté des hausses, M6 s'adjuge plus de 7% après avoir publié un résultat net part du groupe de 138,4 millions d'euros pour 2008, en baisse de 17,9%, essentiellement sous l'effet des coûts de diffusion de l'Euro 2008, mais déclaré se réserver la possibilité de poursuivre son programme de rachat d'actions.
Le titre BNP Paribas a opéré un spectaculaire redressement mercredi matin, gagnant jusqu'à 8% au plus haut de la matinée. Le titre - qui s'était adjugé plus de 20% hier - affiche désormais des gains de 5,7% à 28,15 euros. Dans une note diffusée ce mercredi, Deutsche Bank annonce avoir relevé sa recommandation sur le titre de "conserver" à "achat" avec un objectif de cours maintenu à 33 euros, invoquant le potentiel du rapprochement avec Fortis et les perspectives intéressantes de la division de banque d'investissement.
EADS affiche une perte de 2%. Credit Suisse réduit son objectif de cours sur EADS de 9 à 8 euros avec une opinion maintenue à Sous-performance, après la publication des résultats annuels du groupe d'aéronautique et de défense. Le bureau d'études a jugé les résultats sous-jacents du groupe 'décevants', particulièrement au regard du succès dans la mise en oeuvre du programme de restructuration 'Power 8'. Après un pic de production en 2008, Credit Suisse estime que les difficultés d'EADS devraient aller en augmentant en 2009 et 2010. Sur l'année en cours, le groupe devrait faire face à une hausse des coûts de recherche-développement, des pressions sur les prix, une dégradation des taux de couverture et une hausse des coûts de support clients liée à la flotte d'A380.
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