Les places européennes poursuivent sur leur lancée de mardi après-midi, mais avec une volatilité nettement plus modeste (+1,75% pour les 100 "poids lourds" de l'Eurofirst) que celle observée la veille et avec des volumes qui demeurent retativement modestes.
A Paris, la barre des 2MdsE n'a pas encore été franchie alors que le CAC40 progresse de +2,34% et se détache à la hausse parmi les places européennes: le palier des 2.700Pts avait été franchi dès 10H, l'indice phare tutoie à présent les 2.730Pts. A Wall Street, les indices US viennent de rouvrir en timide hausse alors que des gains de +1% étaient anticipés en préouverture sur le "S&P" et le Nasdaq-100 (ils gagnent 0,6% respectivement).
Cette journée s'annonce calme sur le front macroéconomique aux Etats Unis (les stocks de pétrole sont les seuls chiffres inscrits au tableau) tandis qu'en Europe, la déferlante des indices négatifs se poursuit avec le plongeon des commandes à l'industrie en Allemagne en janvier (-8%) après le pire mois de décembre de la décennie (-7,6%). Les économistes anticipent une forte contraction de l'activité économique en Allemagne au premier trimestre 2009 (le PIB devrait y reculer de -2,5%)dans la mesure où les commandes en provenance de l'étranger ont chuté de plus de 11%.
D'un point de vue sectoriel, les compartiments du pétrole, des produits de base et des "utilities" signent les plus forts replis à la mi-séance, alors que le cours du brut léger américain (WTI) corrige de -2,3% sur le NYMEX. Tout le secteur énergie est affecté: Technip est en chute libre de -8% à 25,3E, GDF-Suez et EDF abandonnent -1,4% (la Commission européenne a effectué hier des inspections-surprises dans les locaux d'EDF. Le groupe aurait enfreint les règles du traité CE qui interdisent l'abus de position dominante (article 82). La Commission soupçonne EDF d'être l'instigateur potentiel d'une hausse des prix sur le marché de gros de l'électricité en France.
Total reste stable, le groupe va réaliser un "ajustement progressif des effectifs, moins 55 postes, sur une période de plus de trois ans, s'achevant courant 2013, grâce à des reclassements internes, des départs à la retraite, des préretraites maison et un dispositif de dispense d'activité". Le groupe ne prévoit aucun licenciement. Il a prévu également d'investir plus d'un milliard d'euros dans ses activités raffinage, pétrochimie et solaire en France.
Le titre JC Decaux décroche de -14,5% après la publication d'un résultat net 2008 en baisse de 51% à 108,1 millions d'euros, l'annonce de l'absence de dividende au titre de 2008 et la perspective d'une croissance interne du chiffre d'affaires négative en 2009.
Manitou plonge de 14% à 3,95 euros, après l'annonce de sombres perspectives. Le groupe s'attend à ce que la baisse de son chiffre d'affaires se prolonge au-delà du premier semestre 2009, compte tenu de l'aggravation de la conjoncture et de la persistance d'une faible demande pour toutes les gammes de produits, dans tous les secteurs et toutes les zones géographiques.
Du côté des hausses, M6 s'adjuge plus de 7% après avoir publié un résultat net part du groupe de 138,4 millions d'euros pour 2008, en baisse de 17,9%, essentiellement sous l'effet des coûts de diffusion de l'Euro 2008, mais déclaré se réserver la possibilité de poursuivre son programme de rachat d'actions. AXA conserve d'une courte tête la seconde place du classement au sein du CAC40 avec +9,65% contre +9,6% pour Peugeot... mais le champion incontesté est désormais Renault qui s'envole de +15% à 13,95E.
Le titre BNP Paribas a opéré un spectaculaire redressement mercredi matin, gagnant jusqu'à 8% au plus haut de la matinée. Le titre - qui s'était adjugé plus de 20% hier - affiche désormais des gains voisins de +7%. Dans une note diffusée ce mercredi, Deutsche Bank annonce avoir relevé sa recommandation sur le titre de "conserver" à "achat" avec un objectif de cours maintenu à 33 euros, invoquant le potentiel du rapprochement avec Fortis et les perspectives intéressantes de la division de banque d'investissement.
EADS affiche une perte de 2%. Credit Suisse réduit son objectif de cours sur EADS de 9 à 8 euros avec une opinion maintenue à Sous-performance, après la publication des résultats annuels du groupe d'aéronautique et de défense. Le bureau d'études a jugé les résultats sous-jacents du groupe 'décevants', particulièrement au regard du succès dans la mise en oeuvre du programme de restructuration 'Power 8'. Après un pic de production en 2008, Credit Suisse estime que les difficultés d'EADS devraient aller en augmentant en 2009 et 2010. Sur l'année en cours, le groupe devrait faire face à une hausse des coûts de recherche-développement, des pressions sur les prix, une dégradation des taux de couverture et une hausse des coûts de support clients liée à la flotte d'A380.
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