Paris reste bien orienté cet après-midi dans le sillage de son rebond de la veille, mais tend à aligner ses gains sur ceux de New York. Le CAC40 ne progresse plus que de 1,5% à 2 703 points, après avoir tutoyé les 2 735 points avant 15h00. Ailleurs en Europe, Francfort connaît un gain de 1,5%, mais Londres reste stable. A Wall Street, le Dow Jones prend 0,6% et le Nasdaq gagne 1,6%.
La déferlante des indices négatifs se poursuit pourtant en Europe avec le plongeon des commandes à l'industrie en Allemagne en janvier (-8%) après le pire mois de décembre de la décennie (-7,6%). Les économistes anticipent une forte contraction de l'activité économique en Allemagne au premier trimestre 2009, de l'ordre de 2,5%, dans la mesure où les commandes en provenance de l'étranger ont chuté de plus de 11%.
Selon le Département américain de l'Energie, les stocks de brut ont augmenté de 749 000 barils la semaine dernière, après une baisse d'une ampleur équivalente la semaine précédente. Le contrat avril sur le brut léger américain cède 0,5% à 45,5 dollars environ.
Après Renault (+12%) et Peugeot (+8,2%), les plus fortes hausses du CAC40 sont affichées par des valeurs financières, à commencer par BNP Paribas qui grimpe de 6,9%. Dans une note diffusée ce mercredi, Deutsche Bank annonce avoir relevé sa recommandation sur le titre de "conserver" à "achat" avec un objectif de cours maintenu à 33 euros, invoquant le potentiel du rapprochement avec Fortis et les perspectives intéressantes de la division de banque d'investissement.
EADS affiche une perte de 3%. Credit Suisse réduit son objectif de cours sur le titre de 9 à 8 euros avec une opinion maintenue à Sous-performance, jugeant les résultats sous-jacents du groupe 'décevants', particulièrement au regard du succès dans la mise en oeuvre du programme de restructuration 'Power 8'. Après un pic de production en 2008, Credit Suisse estime que les difficultés d'EADS devraient aller en augmentant en 2009 et 2010.
Total prend 1,3%. Le groupe pétrolier va réaliser un "ajustement progressif des effectifs sur une période de plus de trois ans, s'achevant courant 2013, grâce à des reclassements internes, des départs à la retraite, des préretraites maison et un dispositif de dispense d'activité". Le groupe ne prévoit aucun licenciement. Il a prévu également d'investir plus d'un milliard d'euros dans ses activités raffinage, pétrochimie et solaire en France.
EDF abandonne 1,5% alors que la Commission européenne a effectué hier des inspections-surprises dans les locaux d'EDF. Le groupe aurait enfreint les règles du traité CE qui interdisent l'abus de position dominante (article 82). La Commission soupçonne l'électricien tricolore d'être l'instigateur potentiel d'une hausse des prix sur le marché de gros de l'électricité en France.
Hors CAC40, M6 s'adjuge 10,2% après avoir publié un résultat net part du groupe de 138,4 millions d'euros pour 2008, en baisse de 17,9%, essentiellement sous l'effet des coûts de diffusion de l'Euro 2008, mais déclaré se réserver la possibilité de poursuivre son programme de rachat d'actions.
À l'inverse, JCDecaux décroche de 18,7% après la publication d'un résultat net 2008 en baisse de 51% à 108,1 millions d'euros, l'annonce de l'absence de dividende au titre de 2008 et la perspective d'une croissance interne du chiffre d'affaires négative en 2009.
Le résultat net part du groupe de Téléperformance (+1,4%) est ressorti à 116,4 millions d'euros, en hausse de 18,9% pour un chiffre d'affaires de 1 784,7 millions d'euros, en croissance de prés de 12%.
Alten (-10,7%) a enregistré un résultat net part du groupe en hausse de 27% à 54,5 millions d'euros pour un chiffre d'affaires en croissance de 20,7% à 846,3 millions d'euros sur l'année 2008. Le groupe a développé ses parts de marché dans tous les secteurs d'activité et particulièrement dans l'Énergie.
Manitou plonge de 15,9%, après l'annonce de sombres perspectives. Le groupe s'attend à ce que la baisse de son chiffre d'affaires se prolonge au-delà du premier semestre 2009, compte tenu de l'aggravation de la conjoncture et de la persistance d'une faible demande pour toutes les gammes de produits, dans tous les secteurs et toutes les zones géographiques.
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