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Les profits du CAC 40 ont chuté de 39 % en 2008
Les entreprises du CAC 40 ont finalement beaucoup plus souffert de la crise en 2008 que prévu. Elles ont globalement dégagé 59,153 milliards d'euros de résultat net, en chute de 39 % par rapport à 2007, selon les données compilées par le cabinet d'expertise comptable PricewaterHouseCoopers (PWC) en exclusivité pour Le Monde. Leur chiffre d'affaires progresse néanmoins, de 5,41 % globalement, grâce à leur activité durant le premier semestre 2008, qui fut excellent.
Mais le quatrième trimestre s'est révélé en revanche plus mauvais qu'escompté. Conséquence : alors qu'il y a quelques mois encore, en novembre 2008, les analystes tablaient sur des bénéfices record, il n'en a rien été.
Certes, ce constat masque d'importantes disparités. Les sociétés financières voient leurs résultats chuter de 88 %. Deux groupes, Dexia et Unibail-Rodamco, affichent de lourdes pertes.
Du côté des industriels, les résultats sont contrastés. EADS, Alstom ou GDF-Suez se portent bien. Le profit du sidérurgiste Arcelor-Mittal baisse de 16 %, mais son montant, 6,39 milliards d'euros, reste le troisième le plus important de la liste derrière Total et GDF-Suez. A elles trois, ces firmes assurent 40 % des profits du CAC 40. En revanche, les résultats des groupes relevant des biens de consommation baissent de 52 % en moyenne ; les trois firmes du secteur automobile, (PSA Peugeot Citroën, Renault et Michelin) sont très touchées.
Tous secteurs confondus, ces multinationales souffrent non seulement du ralentissement économique planétaire, qui se traduit par une baisse d'activité immédiate. Mais aussi, indirectement, des sombres perspectives pesant sur leur activité future. Ces groupes détiennent en effet des participations dans des sociétés dont les valorisations ont fortement chuté, à l'instar des cours de Bourse. Elles ont donc dû réviser ces valeurs à la baisse dans leurs comptes, ce qui réduit leur bénéfice (ou augmente leur perte) comptable d'autant. C'est en particulier le cas d'Alcatel Lucent, dont la perte (5,2 milliards d'euros) résulte en grande partie de la dépréciation de la valeur de Lucent dans les comptes de l'équipementier. Ou de Dexia, dont les deux tiers de la perte proviennent de la dépréciation de sa société d'assurance-crédit américaine FSA
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