Les cours du pétrole ont terminé en net rebond jeudi au lendemain de lourdes pertes, les investisseurs s'interrogeant sur une possible réduction de la production de l'Opep lors de sa réunion de dimanche.
Sur le New York Mercantile Exchange, le brut pour livraison avril a fini en hausse de 4,70 dollars ou 11,1% à 47,03 dollars le baril.
Il s'agit de sa plus forte hausse en pourcentage depuis le 19 février. Il avait ce jour-là bondi de plus de 14%.
Mercredi, les cours US avaient chuté de 7,4% à 42,33 dollars.
A Londres, le Brent de la mer du Nord pour livraison avril a gagné 3,69 dollars ou 8,9% à 45,09 dollars.
"Il pourrait s'agir de rachat à découvert avant la réunion de l'Opep", commente Andy Lebow, chez MF Global à New York.
La réunion des ministres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole dimanche à Vienne devrait mettre l'accent sur la mise en oeuvre des réductions de production massives décidées au cours des derniers mois plutôt que de décider sur l'annonce d'une nouvelle baisse, un moment espérée par certains acteurs du marché.
Certains membres de l'Opep, qui représentent le tiers de la production mondiale, comme l'Irak et le Koweit, pensent qu'une nouvelle réduction est nécessaire.
Le rebond de jeudi a été favorisé par l'annonce de ventes au détail en baisse moins forte que prévu en février aux Etats-Unis, tandis que la progression surprise du mois de janvier était revue en forte hausse.
En outre, les ventes d'essence ont augmenté de 3,4%, leur plus forte hausse depuis novembre 2007.
La hausse est aussi favorisée par des indicateurs macro-économiques en provenance de Chine.
Même s'ils font état d'un très net ralentissement de la production industrielle, tombé à un plus bas historique, en début d'année, ils montrent une vive progression des prêts bancaires dans le pays, ce qui laisse supposer, aux yeux de nombre d'experts, que l'activité va reprendre.
|