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Dans son édition du 3 juin 2010, le journal Les
Echos fait état d’un « gain surprise », résultant de la
sous-estimation de l’allégement de charge fiscale occasionné, pour les
entreprises, par la réforme de la taxe professionnelle.
Christine LAGARDE, ministre de l’Economie, de
l’Industrie et de l’Emploi, et François BAROIN, ministre du Budget, des
Comptes publics et de la Réforme
de l’Etat, relèvent que le montant du gain des entreprises mentionné par Les
Echos ne correspond pas aux chiffrages du rapport DURIEUX.
Par ailleurs, ils précisent que l’existence d’un
écart entre l’anticipation du montant des dotations budgétaires à l’automne
2009 et le résultat des nouvelles simulations n’est en rien une surprise.
En premier lieu, il résulte de la décision prise
le 29 décembre dernier par le Conseil Constitutionnel, qui a invalidé le
prélèvement sur recettes instauré par le législateur pour les contribuables taxés
dans la catégorie des bénéfices non commerciaux. Cette décision a renchéri le
coût de la réforme pour l’Etat de près de 800 M€. Cette situation n’est
toutefois pas définitive : le Gouvernement travaille sur les adaptations
nécessaires pour tenir compte de cette décision.
L’autre source d’écart tient aux bases utilisées pour simuler les
effets de la réforme. Les simulations réalisées à la fin 2009 reposaient sur
les données 2008, alors seules disponibles. Pour sa part, l’inspection générale
des finances a pu disposer de données plus récentes, issues des déclarations
2009 et des bases prévisionnelles pour 2010. Ceci a conduit à réactualiser,
compte tenu notamment de l’impact de la crise économique, l’assiette
prévisionnelle du nouvel impôt et le montant de la taxe professionnelle
théorique qui aurait été acquittée en 2010 en l’absence de réforme.
Christine LAGARDE et François BAROIN soulignent également que
l’impact de la réforme ne sera connu avec précision qu’en fin d’année, lorsque
les déclarations que les entreprises doivent déposer à la fin juin auront pu
être exploitées.
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