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site, que je trouve chouette.
Histoire d'alimenter la polémique, voici un petit post :
Scandales des Mutual Funds: les têtes tombent, les autorités s'unissent
03/11/2003 - 19:36
NEW YORK, 3 nov (AFP) -
Les premières têtes tombent dans le scandale des fonds d'investissements américains au moment où les autorités ont décidé d'unir leurs forces contre des pratiques illégales qui se révèlent largement répandues dans ce secteur gérant 7.000 milliards de dollars d'épargne.
A mesure que l'affaire prend de l'ampleur et fait trembler une finance américaine qui panse encore les blessures infligées par les scandales comptables il y a deux ans, les dirigeants ne sont désormais plus épargnés.
Lundi, Marsh and McLennan Companies (MMC), la maison mère du fonds d'investissement Putnam Investments, le cinquième "mutual fund" du pays et la première firme accusée formellement de fraude, a annoncé le départ immédiat de Lawrence Lasser, PDG de ce dernier et en poste depuis 1986, alors que le fonds subit depuis la semaine dernière une hémorragie de clients.
Dimanche, c'est Richard Strong, PDG du Strong Mutual Fund et grande figure du secteur, qui quittait son poste après avoir été nommément accusé de s'être livré à des pratiques répréhensibles pour son propre bénéfice.
L'affaire avait éclaté début septembre à l'initiative d'Eliot Spitzer, le ministre de la Justice de New York, qui avait déjà été à l'origine de la chasse aux pratiques répréhensibles des firmes de Wall Street.
Les "mutual funds", où environ 95 millions d'Américains, ou 50% des ménages du pays ont investi leurs économies, sont l'équivalent des organismes français de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM).
Nombre se sont livrés à des pratiques prohibées: achat d'actions d'OPCVM après la séance officielle au prix de clôture et des transactions à très court terme qui lèsent les épargnants.
Eliot Spitzer avait estimé début septembre que les investisseurs lambda ont perdu des milliards de dollars chaque année.
Dans une audition au Sénat américain lundi, le directeur de l'application des règlements de la Commission américaine des opérations de Bourse (SEC), Stephen Cutler, a souligné que la fraude semblait beaucoup plus répandue qu'initialement envisagée, sur la base des premiers résultats d'une enquête sur les 88 plus grandes sociétés de courtage aux Etats-Unis représentant 90% des actifs du secteur.
Face à l'ampleur de l'affaire, la SEC semble désormais vouloir se rattraper. Oubliant les accusations de n'avoir pas su une nouvelle fois protéger les actionnaires au détriment des dirigeants, lancées par Eliot Spitzer, des responsables de la Commission doivent mardi rencontrer le tenace ministre pour coordonner leurs enquêtes respectives.
Les fonds et gestionnaires de fonds qui se sont livrés à ces pratiques "seront identifiés et seront tenus entièrement responsables", a menacé M. Cutler.
Pour l'instant, les enquêtes n'en sont qu'à leur début, a averti le très déterminé Eliot Spitzer: "à chaque fois qu'on soulève une pierre, on trouve encore plus de vermine qui grouille dessous".
En attendant, les fonds doivent rembourser leurs pertes aux actionnaires, a-t-il préconisé lors de son audition devant le Sénat.
MMC, qui tente d'éviter le pire à Putnam a bien compris: "Putnam remboursera complètement les pertes subites par les actionaires de Putnam et dues à des activités illégales de +timing+", a-t-il annoncé lundi.
Des firmes d'avocats ont senti le vent tourner et déjà, sur les chaînes de télévision dédiées aux actualités financières, proposent dans des encarts publicitaires leurs services aux investisseurs floués, tandis que sur les mêmes chaînes, des questions d'investisseurs individuels se multiplient.
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