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mercredi 23 septembre 2009 à 19h03

Les limites planétaires : un espace d'opération sûr pour l'humanité


STOCKHOLM, September 23 /PRNewswire/ -- De nouvelles approches sont nécessaires pour aider l'humanité à gérer les changements climatiques et les autres menaces environnementales mondiales qui guettent le 21è siècle. Un groupe de 28 scientifiques de renommée internationale propose que les limites biophysiques mondiales, identifiées sur la base de la compréhension scientifique du système terrestre, puissent définir un << espace d'opération planétaire sûr >> qui permettra à l'humanité de continuer à se développer et à prospérer au cours des générations futures. Cette nouvelle approche vers le développement durable est abordée dans le prochain sujet de la revue scientifique Nature, dans laquelle les scientifiques ont réalisé une première tentative en vue d'identifier et de quantifier un ensemble de neuf limites planétaires.

Pour voir le communiqué multimédia, veuillez cliquer sur :

http://www.prnewswire.com/mnr/stockholmresilience/40125/

<< La pression humaine sur le système terrestre a atteint une telle importance que les changements environnementaux mondiaux abrupts ne peuvent plus être exclus. Pour continuer à vivre et à opérer en toute sécurité, l'humanité doit rester éloignée des seuils << programmés >> critiques de l'environnement terrestre, et respecter la nature des processus climatiques, géophysiques, atmosphériques et écologiques de la planète >>, déclare l'auteur en chef, le Professeur Johan Rockstrom, Directeur du Centre de résistance de Stockholm à l'Université de Stockholm. << La transgression des limites planétaires peut être dévastatrice pour l'humanité, mais si nous les respectons, nous avons un avenir brillant qui nous attend pour les siècles à venir >>, poursuit-il.

Le groupe de scientifiques comprenant Hans Joachim Schellnhuber, Will Steffen, Katherine Richardson, Jonathan Foley et le lauréat de Prix Nobel, Paul Crutzen, ont tenté de quantifier les limites biophysiques sûres en dehors desquelles, selon eux, le système terrestre ne peut pas fonctionner dans un état stable, c'est-à-dire l'état dans lequel les civilisations humaines ont prospéré.

Les scientifiques ont tout d'abord identifié les processus du système terrestre ainsi que les seuils biophysiques potentiels, qui, si dépassés, pourraient générer des changements environnementaux inacceptables pour l'humanité. Ils ont ensuite proposé les limites devant être respectées afin de réduire le risque de dépassement de ces seuils.

Neuf limites ont été identifiées : le changement climatique, l'ozone stratosphérique, le changement de l'utilisation terrestre, l'utilisation d'eau douce, la diversité biologique, l'acidification océanique, les entrées d'azote et de phosphore dans la biosphère et les océans, le captage des aérosols et la pollution chimique. L'étude suggère que trois de ces limites (le changement climatique, la diversité biologique et l'entrée d'azote dans la biosphère) ont peut-être déjà été transgressées. De plus, elle insiste sur le fait que les limites sont fortement connectées - franchir une limite peut sérieusement menacer la capacité à rester dans des niveaux sûrs pour les autres.

<< Ce que nous présentons actuellement est un nouveau cadre au travers duquel notre compréhension scientifique du système terrestre peut potentiellement être utilisée de manière plus directe dans le processus de prise de décision sociétale >>, déclare la co-auteure Katherine Richardson, Professeure du Centre de sciences du système terrestre à l'Université de Copenhague.

Les scientifiques insistent sur le fait que l'expansion rapide des activités humaines depuis la révolution industrielle génère actuellement une force géophysique mondiale équivalant à certaines des plus grandes forces de la nature.

<< Nous entrons dans l'Anthropocène, une nouvelle ère géologique dans laquelle nos activités menacent la capacité de la Terre à s'autoréguler. Nous commençons à pousser la planète en dehors de son état stable actuel, l'Holocène, période chaude qui a débuté il y a environ 10 000 ans et durant laquelle l'agriculture et les sociétés complexes, dont la nôtre, se sont développées et ont fleuri >>, déclare le co-auteur , le Professeur Will Steffen, Directeur de l'Institut du changement climatique à l'Université nationale australienne (ANU). << L'expansion de l'entreprise humaine pourrait user la résistance de l'état Holocène, qui, sans cela, se poursuivrait pendant des millénaires. >>

Le co-auteur, le Professeur Hans Joachim Schellnhuber, indique que le système climatique a clairement commencé à s'éloigner du domaine familier dans lequel les expériences historiques s'appliquent. Le risque de changements hautement non-linéaires dans nos conditions environnementales augmente sévèrement en dehors de ce domaine.

<< Des observations d'une transition climatique naissante comprennent le retrait rapide des glaces d'été dans l'Océan arctique, la fonte de la quasi-totalité des glaciers dans le monde, et un taux accru de la montée du niveau de la mer au cours des 10-15 dernières années >>, déclare le Professeur Schellnhuber, également Directeur de l'Université Potsdam pour la recherche de l'impact climatique.

Les chercheurs insistent sur le fait que leur approche n'offre pas une solution concrète pour le développement durable, mais elle fournit un élément important en identifiant les limites planétaires critiques.

<< En dessous de ces limites, l'humanité a la flexibilité de faire des choix pour notre développement et notre bien-être futurs. Nous traçons essentiellement la première carte - bien que très préliminaire - des zones d'opérations sûres de notre planète. Et nous ne voulons pas dépasser les bordures de cette carte. Notre future recherche considèrera les moyens par lesquels la société peut se développer en dessous de ces limites - de façon sûre, saine et durable >>, déclare le co-auteur, le Professeur Jonathan Foley, Directeur de l'Institut sur l'environnement à l'Université du Minnesota.

Article de fond dans Nature, sujet du 24 septembre : << Un espace d'opération sûr pour l'humanité >>, ainsi que des commentaires individuels et des réponses des lecteurs : http://www.nature.com/news/specials/planetaryboundaries/index.html

Article scientifique dans son intégralité : << Les limites planétaires : exploration d'un espace d'opération sûr pour l'humanité >>, ainsi que des interviews filmées, des graphiques et des éléments contextuels supplémentaires : http://www.stockholmresilience.org/planetary-boundaries

Pour les interviews et obtenir des informations supplémentaires, veuillez contacter :

EUROPE :

Johan Rockström, téléphone : +46-73-707-85-47, johan.rockstrom@stockholmresilience.su.se

Hans Joachim Schellnhuber, téléphone : +49-331-288-2507, E-mail : director@pik-potsdam.de

Katherine Richardson, téléphone : +45-35324285, +45-28754285, E-mail : KARI@science.ku.dk

AUSTRALIE :

Will Steffen, téléphone : +61-404-074-593, +61-2-6125-6599, E-mail : will.steffen@anu.edu.au

ÉTATS-UNIS :

Jonathan Foley, téléphone : +1-952-715-9586 ; Email : jfoley@umn.edu

Contacts presse :

Centre de résistance de Stockholm : Ellika Hermansson Török/Sturle Hauge Simonsen, téléphone : +46-73-707-85-47, +46-73-707-85-50, E-mail : ellika@stockholmresilience.su.se

Institut Potsdam pour la recherche de l'impact climatique : Uta Pohlmann/Patrick Eickemeier, téléphone : +49-331-288-25-07, Email : press@pik-potsdam.de

Université de Copenhague : Svend Thaning, téléphone : +45-35-32-42-81, +45-28-75-42-81, E-mail : svt@science.ku.dk

L'Université nationale australienne : Roz Smith, Institut des changements climatiques ANU, téléphone : +61-2-6125-6599, +61-2-402-286-325, E-mail : roz.smith@anu.edu.au

Université du Minnesota : Todd Reubold, téléphone : +1-612-624-6140, E-mail : reub0002@umn.edu

Stockholm Resilience Centre
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