Selon le nouvel ouvrage d'Earthscan, la taille des marchés du carbone devrait tripler au cours des trois prochaines années
Malgré la baisse de la valeur globale des marchés du carbone, passant de 92 milliards d'Euros en 2008 à environ 63 milliards d'Euros en 2009, le volume des crédits carbone continue à augmenter et la taille des marchés du carbone devrait tripler d'ici 2012. Les informations contenues dans le nouvel ouvrage d'Earthscan , suggèrent que, quels que soient les éventuels accords conclus à Copenhague, la croissance du marché sera favorisée par l'adoption de nouveaux systèmes d'échange d'émissions aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle Zélande, et par l'élargissement du système européen d'échange de quotas d'émissions (EU-ETS).
Le Japon et le Canada sont par ailleurs susceptibles de se tourner vers un système d'échange réglementé. En outre, la volonté des législateurs américains et européens de prendre des sanctions en matière d'échange contre les pays qui n'appliquent pas de politiques de tarification du carbone adaptées favorisa davantage le développement du marché du carbone.
« La crise financière a placé de nombreux gouvernements sur la défensive en matière de politique climatique, » a déclaré Arnaud Brohé, co-auteur de l'ouvrage. « Toutefois, elle annonce également ce que certains nomment désormais le « Green New Deal », apportant une vague de destruction créatrice d'une ampleur inégalée depuis des décennies, l'échange d'émissions étant au c?ur des efforts réglementaires visant à améliorer la durabilité de nombreux secteurs. »
En mars 2009, près de 429 milliards de dollars US avaient déjà été consacrés à des initiatives vertes, dans le cadre d'un ensemble de mesures gouvernementales incitatives totalisant 2451 milliards de dollars US (HSBC, 2009).
Nicholas Howarth, co-auteur de l'ouvrage, remarque que « l'attrait que suscite l'échange de droits d'émissions réside dans sa capacité à soutenir simultanément l'innovation et l'entreprenariat, ainsi que le souhait des organismes de réglementation d'établir des normes rigoureuses. Contrairement au principe de taxation, cet échange présente des objectifs clairs que les politiciens peuvent communiquer facilement au public. Il fournit également un signal utile pour la coopération internationale. »
Lord Nicholas Stern soutient cet argument dans l'avant-propos de l'ouvrage : « l'échange d'émissions s'est révélé être l'un des outils les plus importants pour réduire...les risques climatiques...Le marché ainsi créé promeut l'efficience, et les bases sur lesquelles il repose inspirent davantage confiance quant à la réduction des quantités qu'un mécanisme simplement basé sur les taxes...Proposer un prix fort et stable pour le carbone est l'action politique susceptible d'avoir l'impact le plus conséquent sur l'amélioration de l'efficience économique et la gestion de la crise climatique. »
Les émissions de carbone générées par la production de l'ouvrage ont été calculées, réduites et compensées pour faire de ce livre un ouvrage carboneutre, en partenariat avec CO2logic.
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