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mercredi 22 juillet 2009 à 19h58

Une étude quinquennale africaine qui fait date révèle que le VIH peut être traité en toute sécurité dans un cadre de ressources limitées sans surveillance de routine en laboratoire


Aujourd'hui, Gilead Sciences, Inc. (Nasdaq : GILD) a présenté les grandes lignes des résultats d'une étude appelée DART (Développement du traitement antirétroviral en Afrique) qui évaluait le besoin de surveillance de routine en laboratoire pour les adultes suivant un traitement antirétroviral en Afrique. DART était une étude ouverte aléatoire qui comparait la surveillance clinique et en laboratoire à la surveillance clinique seule, en matière d'efficacité et de toxicité. Dans cette étude, 74 % des patients étaient sous un régime de traitement comprenant le médicament Viread® (fumarate de ténofovir disoproxil). Au début de l'étude, plus de 50 % des patients présentaient une réduction de la fonction rénale. Les résultats ont indiqué une bonne tolérance de Viread et une faible incidence des effets indésirables rénaux. Les chercheurs qui ont mené l'étude DART ont conclu que les résultats de l'analyse de la fonction rénale étaient similaires dans les deux bras de l'étude pour une période de traitement allant jusqu'à cinq ans, ce qui suggère que la surveillance de routine de Viread n'est peut-être pas nécessaire dans un cadre de ressources limitées, lorsque le médicament est utilisé comme traitement de première intention contre le VIH. Les résultats de l'étude ont été présentés aujourd'hui à la cinquième conférence de la Société internationale sur le SIDA concernant la pathogenèse, le traitement et la prévention du VIH (SIS, 2009), qui a lieu au Cap en Afrique du Sud.

L'essai DART, qui a été financé par le Medical Research Council (Conseil de la recherche médicale) du Royaume-Uni et mené à des sites situés en Ouganda et au Zimbabwe, consistait à déterminer si le traitement contre le VIH, y compris Viread, peut être administré de manière efficace et sûre dans un cadre où la surveillance en laboratoire est limitée. Les chercheurs ont établi que, sans traitement, environ 80 à 90 % des patients participant à cet essai n'auraient survécu que cinq ans au plus. Après avoir suivi une polythérapie contre le VIH durant cinq ans, 88 % des patients participant à l'étude étaient encore en vie. Il s'agit là du meilleur taux de survie jamais observé dans un programme de traitement ou une étude du VIH menés en Afrique.

Le professeur John Martin, président-directeur général de Gilead Sciences, a déclaré : « L'étude DART fournit d'importantes preuves cliniques supplémentaires que le traitement du VIH à l'aide de Viread permet de prolonger la vie dans les pays en développement où la pandémie du sida s'abat le plus férocement. En outre, nous sommes heureux de constater que Viread a été bien toléré au cours de l'étude et que des tests de contrôle des reins ne s'avèrent pas nécessaires dans un cadre de ressources limitées, lorsque le médicament est utilisé comme traitement de première intention contre le VIH. Nous félicitons l'équipe de l'étude DART pour le succès de sa recherche ardue et importante. »

À propos de l'étude DART

DART était une étude quinquennale, ouverte et aléatoire portant sur 3 316 adultes atteints du VIH et n'ayant jamais pris de traitement antirétroviral, en Ouganda et au Zimbabwe. Tous les participants à l'étude ont reçu un traitement contre le VIH. Les patients ont été répartis de façon aléatoire (1:1) dans l'un des deux groupes de traitement. Dans le premier groupe, les résultats d'analyses en laboratoire des patients ont été fournis aux médecins afin d'aider ces derniers à déterminer le régime de traitement adéquat. Dans le second groupe, les médecins ne disposaient pas des résultats d'analyses en laboratoire et ont décidé des soins à apporter aux patients en se basant sur les évaluations cliniques uniquement. À titre de précaution, on a fourni aux médecins les résultats d'innocuité obtenus en laboratoire qui étaient très anormaux, et ce, pour tous les patients.

74 % des patients ont reçu un traitement combinant Viread, la lamivudine et la zidovudine. 16 % des patients ont reçu un traitement associant la névirapine, la lamivudine et la zidovudine, et 9 % ont reçu un traitement alliant l'abacavir, la lamivudine et la zidovudine.

Les critères d'exclusion de l'étude DART comprenaient les concentrations plasmatiques de créatinine dépassant 360 ?mol/l (4,1 mg/dl) et/ou les concentrations plasmatiques d'urée étant cinq fois plus élevées que la limite supérieure à la normale. 65 % des patients participant à l'étude étaient des femmes dont l'âge médian était de 37 ans (tranche d'âge de 18 à 73 ans). Le décompte médian des lymphocytes T-CD4 était de 86 cellules/mm3.

Parmi les patients dont les résultats d'analyses en laboratoire normaux ont été utilisés par les médecins, le taux de survie après cinq ans de traitement était de 90 %. Parmi les patients pour lesquels les médecins ne se sont appuyés que sur les évaluations cliniques, le taux de survie était très similaire, à 87 %. Aucune différence n'a été observée entre les deux groupes de traitement en ce qui concerne les effets secondaires liés aux médicaments.

Les chercheurs de l'étude DART ont également analysé les diverses marges de sécurité des médicaments, y compris les effets des traitements contre le VIH sur la fonction rénale. Au début de l'étude, 52 % des patients présentaient une détérioration de la fonction rénale, définie comme un débit de filtration glomérulaire estimé (DFGe) inférieur à 90 ml/min/1,73m2. En outre, les chercheurs ont évalué la présence de la maladie rénale chronique (MRC) chez les patients en utilisant deux critères de définition : le premier critère caractérisant la MRC était un débit de filtration glomérulaire (DFG) s'étant montré inférieur à 60 ml/min/1,73m2 à au moins deux occasions, et ce, pendant plus de trois mois, ou une baisse de 25 % du DFG chez les patients dont ce débit était déjà en dessous de 60 ml/min/1,73m2 au début de l'étude. Le second critère caractérisant la MRC était une baisse de 25 % du DFG par rapport au début de l'étude.

Après 216 semaines de traitement, on a noté exceptionnellement une grave diminution du DFG en dessous de 30 ml/min/1,73m2 chez les participants à l'étude DART qui recevaient Viread. On a observé des baisses importantes du DFG chez 3,1 % des participants sous Viread, comparativement à 2,4 % et 1,9 % des participants sous traitement à base d'abacavir et de névirapine, respectivement, ce qui n'était pas statistiquement significatif. La MRC était légèrement plus courante chez les patients recevant un traitement à base de Viread. Selon le critère de définition utilisé, 3,4 % ou 5,9 % des patients sous Viread ont présenté la MRC au cours de l'étude, par rapport à 2,1 % ou 3,1 % des patients recevant un traitement à base d'abacavir, et 1,1 % ou 2,1 % des patients suivant un traitement à base de névirapine. Par ailleurs, on a constaté, dans la minorité des cas, une grave diminution du DFG ou la présence de la MRC indépendamment de la réalisation ou non d'essais en laboratoire et des régimes de traitement.

Au cours de l'étude DART, on a dénombré 16 décès attribuables à la maladie rénale chronique. La plupart de ces cas impliquaient également d'autres maladies liées au VIH. Seuls deux décès étaient certainement ou probablement en rapport avec le traitement antirétroviral incluant Viread. En outre, trois des patients décédés montraient une baisse critique du DFG au début de l'étude et avaient tous reçu Viread dans le cadre de leur régime de traitement.

Viread et Truvada® (emtricitabine et fumarate de ténofovir disoproxil) sont recommandés comme traitements antirétroviraux de première et de seconde intentions dans les directives pour le traitement du VIH de l'Organisation mondiale de la Santé à l'intention des pays en développement. Gilead s'engage à élargir l'accès à ces médicaments à l'échelle mondiale. La société a établi de nombreux partenariats avec des fabricants de médicaments génériques en Inde afin de produire et de distribuer des versions de haute qualité et à bas prix de ses antirétroviraux dans 95 pays en développement. De plus, le système de tarification à niveaux multiples de Gilead offre d'importantes réductions de prix dans 130 pays pauvres et intermédiaires. À ce jour, plus de 500 000 patients dans les pays en développement sont traités par Viread ou par Truvada.

Le composé d'origine de Viread a été découvert grâce aux efforts de recherche conjoints du professeur Antonin Holy, de l'Institut de chimie organique et de biochimie (Institute for Organic Chemistry and Biochemistry, IOCB) de l'Académie des sciences de la République tchèque à Prague, et le professeur Erik DeClercq, de l'Institut Rega pour la recherche médicale de l'Université catholique (Rega Institute for Medical Research, Katholic University) à Louvain en Belgique. Les inventeurs de médicaments ont convenu de renoncer à leur droit à une redevance sur les ventes de médicaments contenant du ténofovir dans les pays en développement approvisionnés par l'intermédiaire du programme d'accès aux médicaments de Gilead (Gilead Access Program).

À propos de Viread

Aux États-Unis, Viread® (fumarate de ténofovir disoproxil) est prescrit en association avec d'autres agents antirétroviraux pour le traitement d'une infection au VIH-1. Il est fortement recommandé de suivre les conseils suivants lors du commencement d'un traitement par Viread pour une infection au VIH-1 : Viread ne doit pas être utilisé en combinaison avec Truvada® (emtricitabine et fumarate de ténofovir disoproxil) ou Atripla® (600 mg d'efavirenz/200 mg d'emtricitabine/300 mg de fumarate de ténofovir disoproxil). Viread est également prescrit pour le traitement de l'hépatite B chronique chez les adultes.

La dose du médicament recommandée pour le traitement du VIH est de 300 mg une fois par jour, par voie orale indépendamment du régime alimentaire. L'espacement des doses de Viread doit être rajusté chez les patients atteints de déficience rénale.

L'acidose lactique et une hématomégalie grave avec stéatose, notamment des cas mortels, ont été signalées avec l'utilisation d'analogues de nucléoside, y compris Viread, en association avec d'autres agents antirétroviraux.

Par ailleurs, de graves exacerbations aigües de l'hépatite ont été décelées chez les patients atteints du virus de l'hépatite B (VHB) et ayant arrêté leur traitement anti-VHB, y compris Viread. Ces patients doivent être surveillés de près, notamment par suivi clinique et par suivi en laboratoire pendant plusieurs mois au moins. Le cas échéant, la reprise du traitement anti-VHB pourrait s'avérer nécessaire.

On a signalé l'apparition ou l'exacerbation d'une déficience rénale, y compris des cas d'insuffisance rénale aigüe ou de syndrome de Fanconi, avec l'utilisation de Viread. Il est recommandé d'évaluer la clairance de la créatinine (ClCr) avant de commencer un traitement par Viread et de surveiller la ClCr et les taux de phosphore sérique chez les patients à risque. Il faut éviter l'administration concomitante de Viread et d'agents néphrotoxiques ou si un agent néphrotoxique a été utilisé récemment. En outre, Viread ne doit pas être administré en association avec Hepsera® (adéfovir dipivoxil).

Viread doit seulement être utilisé chez les patients coinfectés ou non par le VIH et par le VHB dans le cadre d'un traitement antirétroviral combiné approprié. Un test de détection des anticorps anti-VIH doit être suggéré à tous les patients infectés par le VHB avant le début du traitement par Viread.

On a noté des réductions de la teneur minérale osseuse (TMO) chez les patients infectés par le VIH. Il est donc conseillé de surveiller la TMO chez les patients ayant des antécédents de fracture pathologique ou présentant un risque d'ostéopénie. Les effets de Viread sur les os n'ont pas été étudiés chez les patients atteints d'hépatite B chronique.

Chez les patients infectés par le VIH suivant un traitement antirétroviral combiné, on a observé une redistribution ou une accumulation de la masse adipeuse.

Parmi ces patients sous traitement antirétroviral combiné, y compris Viread, on a noté un syndrome de reconstitution immunitaire qui pourrait exiger une évaluation et un traitement plus poussés.

Par ailleurs, on a relevé un échec virologique chez les patients atteints du VIH suivant uniquement une trithérapie nucléosidique. Il faut donc surveiller attentivement les patients sous ce type de traitement et envisager la modification de ce dernier.

À propos de Gilead Sciences, Inc.

Gilead Sciences est une société biopharmaceutique qui se consacre à la découverte, à la mise au point et à la commercialisation de thérapies innovantes pour répondre à des besoins médicaux encore non satisfaits. La société a pour mission d'améliorer les traitements proposés aux patients souffrant de maladies potentiellement fatales partout dans le monde. Basée à Foster City, en Californie, Gilead a des bureaux en Amérique du Nord, en Europe et en Australie.

Des informations posologiques complètes sur Viread aux États-Unis sont disponibles sur le site .

Des informations posologiques complètes sur Truvuda aux États-Unis sont disponibles sur le site .

Des informations posologiques complètes sur Hepsera aux États-Unis sont disponibles sur le site .

Des informations posologiques complètes sur Atripla aux États-Unis sont disponibles sur le site .

Viread, Truvada et Hepsera sont des marques de commerce déposées de Gilead Sciences, Inc.

Atripla est une marque de commerce déposée de Bristol-Myers Squibb & Gilead Sciences, LLC.

Pour en savoir davantage sur Gilead Sciences, consultez le site de la société à l'adresse ou appelez son Service des relations publiques (Gilead Public Affairs) au 1-800-GILEAD-5 ou au +1-650-574-3000.

Le texte du communiqué issu d'une traduction ne doit d'aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d'origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

ContactsGilead Sciences, Inc.
Susan Hubbard, +1 650 522 5715 (investisseurs)
Erin Rau, +1 650 522 5635 (médias)
www.gilead.com

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