La Fédération Internationale du Diabète (FID) lance un plan d'action exemplaire pour faire face à l'épidémie de diabète en Afrique
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La Région Afrique de la Fédération Internationale du Diabète (FID Afrique) a lancé aujourd'hui un important plan d'action pour faire face à la menace croissante que représente le diabète dans cette région. Le plan met en évidence trois principaux domaines d'action: le gouvernement, les soins de santé primaires et la communauté, définissant une stratégie progressive claire pour la lutte contre le diabète et la mise en place de la résolution des Nations Unies sur le diabète en Afrique. La FID Afrique appelle maintenant à l'adoption et à la mise en application immédiate du plan d'action, pour lutter contre une maladie susceptible de menacer la viabilité de nombreuses économies africaines si elle n'est pas rapidement prise en charge.1
Au début du XXe siècle, les diabètes de type 1 et 2 étaient rares en Afrique, mais avec l'urbanisation rapide et l'évolution du mode de vie social au cours du XXIe siècle, la maladie et ses complications ont fortement augmenté.1,2,3 On estime que de 2007 à 2025, la prévalence du diabète sur le continent aura presque doublé, le nombre de personnes atteintes de diabète passant de 10,4 à 18,7 millions.3
?Dans une région tiraillée au maximum par des infections mortelles courantes, les gens ont négligé et sous-estimé la prévalence croissante d'autres maladies chroniques comme le diabète, aujourd'hui considéré par bon nombre comme le ?tueur silencieux'. Il en résulte que l'Afrique est aujourd'hui au bord d'une épidémie de diabète et nous devons agir rapidement pour faire face à cette maladie dévastatrice. Les souffrances des personnes et les coûts publics engendrés par le diabète en Afrique sont intolérables et peuvent être évités," explique le Dr Alieu Gaye, président de la FID Afrique.
L'assemblée de la FID Afrique et de ses organisations nationales membres, organisée à Nairobi, Kenya, a marqué une étape importante dans la reconnaissance de l'impact du diabète sur le continent et dans la vérification de la cohérence, de la pertinence et de la facilité d'application des stratégies dans tous les pays de la région. Le plan d'action repose sur les bases posées par la Déclaration africaine et le Plan stratégique sur le diabète de 2006 et la Résolution 61/225 des Nations Unies visant à améliorer la prévention, le traitement et la prise en charge du diabète, avec l'objectif d'éveiller l'intérêt de la communauté et des hommes politiques pour l'amélioration du traitement du diabète dans la région.
Le plan d'action de la FID Afrique plus en détails
Le rapport en trois parties souligne les actions et la création de ressources nécessaires pour que le diabète soit traité dans un cadre de soins primaires et non plus secondaires, renforçant l'importance d'un diagnostic précoce et l'accès aux soins contre le diabète en améliorant les résultats pour les personnes vivant avec la maladie. Le lancement d'un forfait de soins minimal pour faciliter cela est prévu : des équipements à faible entretien, rentables, des directives de soins et du matériel d'informations ainsi que l'accès à des médicaments antidiabétiques et antihypertenseurs. Les associations membres sont encouragées à créer des partenariats avec les principaux acteurs, afin d'explorer le potentiel d'intégration du diabète dans les programmes de formation de troisième cycle existants, à l'instar de ceux pour la malaria.
Le rapport comporte également des recommandations concises sur la façon dont rallier les pouvoirs politiques à la lutte contre cette épidémie grandissante. Des mesures concrètes sont présentées et expliquent la meilleure façon de faire pression sur les gouvernements et hommes politiques locaux, de la rédaction de lettres à la formation de groupes d'action nationaux. Chaque activité a pour but d'inscrire le diabète en haut de l'agenda politique local et d'encourager une stratégie uniforme la plus efficace possible pour gérer la maladie dans la région.
Le plan comprend également des actions d'éducation et d'information des populations sur la prévention, le traitement et les soins primaires et secondaires du diabète, responsabilisant les communautés, les écoles et les lieux de travail pour atteindre le maximum de personnes à risque. En outre, des actions de suivi et d'évaluation de la mise en pratique et de la progression du plan sont recommandées.
Vous pouvez consulter l'intégralité du plan d'action Afrique de la FID sur http://www.idf.org/
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Remarques à l'attention de l'éditeur
Fédération Internationale du Diabète
La Fédération Internationale du Diabète (FID) défend les 250 millions de personnes atteintes de diabète dans le monde. Elle représente plus de 200 associations de lutte contre le diabète, dans plus de 160 pays. Sa mission est de promouvoir la prise en charge, la prévention et le traitement du diabète dans le monde. La Fédération Internationale du Diabète est une ONG entretenant des relations officielles avec l'Organisation Mondiale de la Santé et est associée au service d'informations publiques des Nations Unies. La Fédération Internationale du Diabète organise la journée mondiale du diabète. Pour de plus amples informations, consultez le site www.idf.org
Résolution des NU
La reconnaissance par l'ONU de la Journée mondiale du diabète fait suite à l'adoption de la résolution 61/225, le World Diabetes Day Resolution, en décembre 2006. Cette résolution sans précédent était le premier objectif d'une ambitieuse campagne menée par la FID qui reconnaît le diabète comme une maladie chronique, invalidante et coûteuse associée à des complications majeures présentant des risques sévères pour les familles et les pays. Les Nations Unies soutiennent la Journée mondiale du diabète et encouragent les pays à agir dès maintenant. Pour marquer cet événement spécial, tout un chacun est encouragé à porter le pin's du diabète, affichant un cercle bleu, symbole de la maladie dans le monde. La résolution peut être consultée sur : www.unitefordiabetes.org/campaign/resolution.html.
Déclaration africaine et Plan stratégique sur le diabète 2006
La Déclaration africaine et le Plan stratégique sur le diabète concernent les pays d'Afrique subsaharienne, généralement connus sous le nom d'Afrique de l'Est, Afrique de l'Ouest et Afrique australe. Ils se concentrent sur les trois formes principales de diabète : le diabète de type 1, le diabète de type 2 et le diabète gestationnel. L'objectif, les recommandations et les stratégies proposés dans la Déclaration et le Plan stratégique couvrent l'intégralité des soins du prédiabète au diagnostic, contrôle de suivi, et soins, à la survenue des complications et au traitement.
La Déclaration et le Plan stratégique visent les hommes politiques, les investisseurs et planificateurs du système de santé, les décideurs et rédacteurs de politique, tous les secteurs publics, les organisations non gouvernementales, tous les secteurs industriels et entreprises privées concernés ainsi que la communauté en général pour l'inciter à agir et à réduire les coûts publics et personnels engendrés par le diabète.
Pour de plus amples informations, veuillez consulter : http://www.idf.org/webdata/docs/Diabetes%20Declaration%20&%20Strategy%20for%20Africa_full.pdf
À propos du diabète
Chaque année, 7 millions de personnes développent le diabète. Les augmentations les plus frappantes du diabète de type 2 ont été enregistrées au sein des populations ayant modifié rapidement et considérablement leur mode de vie, ce qui démontre que les facteurs liés au mode de vie jouent un rôle important et qu'il est possible de renverser l'épidémie mondiale. Une personne atteinte de diabète de type 2 a 2 à 4 fois plus de risques d'avoir une maladie cardiovasculaire, et 80 % des personnes atteintes de diabète en mourront. La mortalité prématurée provoquée par le diabète engendre une diminution de la durée de vie de 12 à 14 ans. Une personne atteinte de diabète engendre des frais médicaux deux à cinq fois plus élevés que ceux d'une personne non malade et l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que près de 15% des budgets annuels alloués à la santé sont consacrés au diabète. Il existe des preuves concrètes qu'un contrôle efficace de la glycémie et une gestion de la tension artérielle élevée et du cholestérol (graisse dans le sang) peuvent ralentir l'évolution vers un diabète de type 2 ou la progression de ce dernier, et réduire grandement le risque de complications (affections cardiovasculaires, oculaires et rénales) chez les personnes atteintes de diabète. Chiffres et statistiques peuvent être consultés sur www.idf.org/home/index.cfm?node=4
Réunions régionales de la FID
La Fédération Internationale du Diabète (FID) avec l'appui de Merck & Co., Inc. (qui ?uvre dans de nombreux pays sous le nom de Merck Sharp & Dohme ou MSD), a organisé cette réunion dans le cadre d'une série d'assemblées organisées dans les sept régions de la FID (Afrique, Moyen-Orient et Afrique du Nord, Europe, Amérique du Nord, Amérique du Sud et Amérique centrale, Asie du Sud-Est et Pacifique occidental) à la fin de l'année 2008 et en 2009. Le programme de la réunion permet d'identifier les besoins régionaux en ressources pour faciliter la mise en pratique efficace de la résolution des Nations Unies. C'est également un lieu unique pour encourager un dialogue ouvert et les échanges sur les meilleures pratiques entre les pays dans chaque région, pour assurer le succès de telles initiatives.
Remerciements
Ce consensus a été rédigé par la région Afrique de la Fédération Internationale du Diabète avec l'appui de Merck & Co., Inc.
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1 Diabetes Voice, septembre 2006 ; Volume 51 (numéro 3) :
Zoom sur l'Afrique
2 Ekoé, J. M., Zimmet,
P and Williams,
R. The epidemiology of diabetes mellitus: an international
perspective. New York : John Wiley & Sons ; 2001
3 Atlas
du diabète, 3ème édition© Fédération Internationale du
Diabète, 2006
Copyright Business Wire 2009


