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mercredi 23 septembre 2009 à 12h28

Débat du VDA et du BDI sur la mobilité durable en agglomération urbaine lors de l'IAA


Le Pr Dr Hans-Peter Keitel, président du BDI (fédération allemande de l'industrie), et le Dr Dieter Zetsche, président du directoire de Daimler AG, se sont entretenus de la « mobilité durable en agglomération urbaine » lors d'un symposium de l'IAA. La manifestation a été menée conjointement par l'union allemande de l'industrie automobile (VDA) et le BDI dans le cadre de l'initiative « L'économie pour la protection du climat » du BDI. Le président du VDA, Matthias Wissmann, a accueilli les participants et a souligné que la 63e IAA PKW connaissait un bon début malgré la conjoncture difficile. Le flux de visiteurs lors du premier week-end de l'IAA a été impressionnant : « Nos attentes sont plus que remplies. Nous abordons donc la deuxième semaine de l'IAA avec confiance. »

Keitel a fait remarquer que les efforts de l'industrie allemande pour la protection de l'environnement étaient visibles : « Aujourd'hui déjà, notre industrie est à la pointe des solutions de protection du climat ultra-innovantes et économiques au plan mondial. Sur les marchés "verts" du monde, les entreprises allemandes occupent une part de marché surproportionnée de 16 %, avec une tendance à la hausse. » Le BDI a soutenu l'objectif du Conseil de l'Europe d'une réduction de CO2 de 20 % d'ici à 2020. « Sur la base de 1990, bien entendu ». Le BDI ne pourrait accepter une hausse de cet objectif à 30 % que si elle ne pénalisait pas unilatéralement l'économie allemande : « Nous avons besoin d'un level playing field. »

Les pays en voie de développement à forte croissance doivent aussi porter leur part de responsabilité. C'est là que se trouvera à l'avenir le véritable potentiel d'économie. Le transfert de technologie nécessaire doit cependant également garantir la protection de la propriété intellectuelle et réguler la participation aux ressources sous forme de partenariat. Keitel a également réclamé plus de contributions à la protection du climat de la part des États-Unis.

Keitel a insisté : « L'industrie automobile allemande est l'une des branches industrielles vitales de notre pays, notre fer de lance. Je ne connais aucun autre pays qui ne serait pas fier de l'industrie automobile que nous avons. » Il s'est également adressé aux critiques de la branche : « Ce n'est rien d'autre que du populisme que d'affirmer que l'industrie allemande ne vit pas avec son temps. » C'est tout le contraire, et l'IAA en est le meilleur exemple : « Ici, les constructeurs et fournisseurs automobiles présentent, dans le cadre de la plus grande crise que l'industrie automobile ait connue depuis 1945, un festival d'innovations et d'idées. » Il a rappelé que les moteurs modernes consommaient aujourd'hui en moyenne deux litres de moins aux 100 km qu'en 1990 et que la quatre-places la plus économe au monde (3,3 l/100 km et 87 g de CO2/km) était présentée ici, à l'IAA, par une marque allemande.

Keitel a déclaré : « Grâce aux technologies innovantes, les émissions de polluants ont d'ores et déjà pu être considérablement réduites. Et elles vont encore beaucoup baisser d'ici à 2020 : de 94 % pour les hydrocarbures volatils, de 86 % pour les particules, de 90 % pour le monoxyde de carbone et de 73 % pour les oxydes d'azote par rapport à 1990. » Le président du BDI a souligné : « Les technologies innovantes et ultra-efficaces de motorisation et les carburants alternatifs joueront un rôle crucial pour notre mobilité durable. À court terme, cela implique d'économiser sur le CO2 et les autres gaz à effet de serre en améliorant les technologies de motorisation existantes et en mélangeant les carburants traditionnels à des carburants écologiques. » Tant les voitures à essence que les diesels propres disposent encore d'un potentiel de réduction de 25 à 30 % dans les prochaines années. À moyen et long terme, le moteur électrique sans émissions au niveau local est une option prometteuse, surtout dans les agglomérations urbaines. L'industrie est bien équipée pour la mobilité électrique, de l'industrie automobile à l'industrie électrique en passant par la fourniture d'énergie, la chimie et les technologies de l'information et de la communication.

Comme il y aura à l'avenir un vaste choix de technologies de motorisation, le BDI réclame la promotion d'une recherche technologiquement ouverte : « L'IAA montre très clairement que le gouvernement peut confier le contenu de la recherche à l'industrie en toute sérénité », a ajouté Keitel, qui a également souligné les réductions de CO2 obtenues par les autres modes de transport. « Tout cela montre une chose : que l'industrie allemande prend ses responsabilités dans la protection de l'environnement et du climat très au sérieux. Nous travaillons aujourd'hui aux solutions de demain, avec succès. Même dans cette période de crise, nous relevons les grands défis de la gestion durable. La société et la classe politique peuvent compter dessus », a affirmé Keitel.

Le président du BDI a souligné : « On ne peut pas créer de la mobilité sans système de transport intelligent. L'interconnexion intelligente de tous les modes de transport est particulièrement importante, surtout en zone urbaine. » Les informations doivent être disponibles en temps réel. C'est pourquoi il est nécessaire de créer un accès aux données des véhicules et des infrastructures de transport pour les transmettre à des centrales de gestion du trafic où elles seront exploitées. Ces informations pourraient ensuite revenir à l'utilisateur sous forme de condensés d'informations sur mesure : « C'est là que sont les innovations du futur, inventées dans les laboratoires créatifs de nos industries. La classe politique doit de toute urgence poser des conditions cadre fiables et ménager une marge de man?uvre suffisante pour l'introduction de ces systèmes ; c'est sa mission », a déclaré le président du BDI.

Dr Dieter Zetsche, président du directoire de Daimler AG, a souligné : « Avant l'IAA, on a pu entendre ça et là que l'industrie automobile n'avait rien à fêter cette année. Pourtant, si nous regardons autour de nous dans ce salon, il y a de quoi se réjouir : cette IAA présente exactement 100 premières mondiales. Dont plus de la moitié développées par des ingénieurs allemands. » D'après Zetsche, l'industrie automobile allemande fait de bons progrès dans la réduction du CO2 : « Tout le secteur du transport a conscience de sa responsabilité à ce sujet. De l'industrie automobile au transport maritime en passant par le trafic aérien et ferroviaire, le mot d'ordre est de faire baisser clairement les émissions de CO2 dans les prochaines années. Nous apportons notre pierre à l'édifice, à titre individuel et par une interconnexion intelligente des modes de transport. » Les entreprises allemandes dans leur ensemble se sont aussi posé la mission que vient renforcer l'initiative.

Zetsche a précisé qu'un rôle de précurseur dans la protection du climat était tout au bénéfice de l'économie allemande : « À court terme, les technologies sans CO2 ne seront pas sans coût. Mais à long terme, il faut penser que préserver le climat, c'est aussi préserver sa compétitivité. Les profits ne viendront que de produits et de services verts, et cette tendance se fait sentir dans l'automobile plus que partout ailleurs. »

Au plan mondial, la demande se déplace des marchés stagnants de la triade vers les marchés en pleine expansion des pays en développement. Il y a un éparpillement des attentes des clients, qui rend l'automobile « différenciée ». Le vieillissement de la population dans les pays industrialisés doit également être pris en compte parmi les tendances contribuant à l'urbanisation. À cela vient s'ajouter « l'émancipation automobile », la part des femmes parmi les acheteurs de voitures augmentant.

D'après Zetsche, le débat sur la protection du climat a désormais identifié ces tendances de fond : « Après un siècle de domination incontestée du moteur à combustion, une guerre de succession a commencé. Pour l'instant, aucun héritier au trône ne se démarque à titre individuel, d'autant plus que le vieux régent va continuer à s'accrocher au sceptre dans un proche avenir. Certes, l'hydrogène et l'électricité vont à long terme supplanter le gasoil et l'essence. Mais contrairement à un changement de gouvernement, cela ne se produira pas à une date fixe. Le fait de devoir maîtriser simultanément les différentes technologies qui en découlent nous contraint à un numéro d'équilibriste : pour pouvoir un jour enterrer le moteur à combustion, nous devons aujourd'hui le vendre bien. C'est pour nous le seul moyen de soutenir les énormes investissements dans les moteurs alternatifs. Mais dans le même temps, nous devons investir dans le développement des anciennes technologies, que nous prévoyons d'abandonner à long terme. Les directives de l'UE d'une part et les obstacles actuels au transport électrique ne nous laissent pas le choix. La conciliation de ces deux exigences constitue un tour de force. »

C'est précisément parce que le triomphe de la voiture ne touche pas encore à sa fin que l'industrie doit changer de cap le plus vite possible. Le parc automobile mondial devrait au moins doubler d'ici à 2050, et une telle évolution ne serait écologiquement soutenable que si chaque véhicule produit moins d'émissions à titre individuel.

En matière de mobilité durable, l'industrie automobile allemande a suivi trois pistes en parallèle : réduire, compléter et remplacer. Zetsche a insisté : « D'abord, nous devons le plus rapidement possible réduire le plus possible les émissions de CO2 . Dans ce cadre, le moteur à combustion est notre principal cheval de bataille. Il est aujourd'hui présent sur tout le territoire, c'est pourquoi son amélioration est décisive pour éviter l'émission de CO2 à court terme. » Les succès obtenus sont encourageants : « Cent véhicules modernes produisent aujourd'hui en moyenne moins d'émissions qu'une seule voiture des années 1970 », a expliqué Zetsche.

L'industrie automobile allemande en particulier a massivement réduit la consommation et les émissions : « Dans le haut de gamme en particulier, nous avons réduit la consommation de carburant de façon surproportionnée. Aujourd'hui, on peut conduire une E-Klasse consommant 5,3 litres de gasoil et émettant moins de 140 grammes de CO2. Et ce n'est pas tout. Il n'y a pas que le cylindre qui décide de la baisse totale d'émission de CO2. Il importe aussi d'éviter des émissions par d'autres améliorations sur le véhicule, d'interconnecter intelligemment les différents modes de transport et d'organiser le trafic pour qu'il soit fluide. »

De plus, des composants électriques viennent désormais compléter les moteurs conventionnels. Certes, la qualité d'un hybride dépend avant tout de la qualité de son moteur à combustion. Mais si l'ensemble est harmonieux, les progrès sont considérables, d'après Zetsche qui a évoqué la S-Klasse 3 litres présentée à l'IAA : « Et je parle de la consommation, pas de la cylindrée. Le niveau de CO2 de cette hybride rechargeable est de 74 grammes seulement. Avec des valeurs si basses, même les grosses voitures ont un avenir ».

Ce sont maintenant les progrès des technologies de batteries qui vont jouer un rôle décisif. Daimler mène depuis deux ans à Londres un essai pilote avec des véhicules électriques, et un projet similaire va commencer cette année à Berlin. Toutefois, la seule solution à court terme pour les longs trajets avec des véhicules à batterie est de recourir à un « range extender », c'est-à-dire à un moteur à combustion complémentaire. Il permet une autonomie de 600 kilomètres, dont 100 kilomètres sans émission. Mais pour celui qui veut éviter toute émission sur de longs trajets, la voiture électrique avec moteur à cellules à combustible est incontournable : « Elle permet d'ores et déjà des trajets de plus de 400 kilomètres. Le rechargement prend exactement le même temps que de faire le plein à une pompe classique. Au total, on peut donc dire que l'électrique n'est plus une utopie », a déclaré Zetsche. Mais il s'écoulera encore quelques années avant que la mobilité électrique ne devienne une réalité à grande échelle. Elle nécessite la construction d'une infrastructure efficace et de batteries à la fois performantes et abordables.

D'après Zetsche, la lutte contre le réchauffement climatique est une épreuve de force : « Mais elle recèle aussi une chance : les solutions innovantes ont toujours été la force de l'industrie allemande, et elles sont aujourd'hui plus demandées que jamais. Si la politique et l'économie travaillent main dans la main, cela sera profitable à tous : à l'environnement et à la macro-économie allemande ».

Les interventions ont été suivies d'une table ronde avec Günter Damme, recherche du groupe Volkswagen AG ; le Dr Klaus Scheurer, porte-parole du comité pour le transport et l'environnement de BMW AG ; Friedrich Smaxwil, président du VDB (union de l'industrie ferroviaire allemande) ; Bernd Lange, député européen, et Folkert Kiepe, adjoint à l'aménagement urbain et au transport du Deutschen Städtetag (association allemande des villes).

Le texte du communiqué issu d'une traduction ne doit d'aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d'origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

ContactsVDA
Eckehart Rotter
Section presse
Tél. 069 97507-266
E-Mail : rotter@vda.de

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