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UNIVERSITY OF BARI

jeudi 31 mars 2005 à 8h08

Une étude démontre que le sirolimus élimine le sarcome de Kaposi chez les patients greffés du rein


BARI, Italie, March 31 /PRNewswire/ -- Les données d'une nouvelle étude publiée aujourd'hui révèlent que le sarcome de Kaposi, un cancer de la peau souvent diagnostiqué chez les patients greffés du rein, peut être éliminé par le même médicament qui aide à prévenir les rejets d'organes transplantés [1]. Dans cette étude, on a diagnostiqué le sarcome de Kaposi chez 15 patients qui suivaient un régime de cyclosporine pour empêcher le rejet d'organes. Dans les trois mois qui ont suivi le passage de ces patients au médicament immunosuppresseur sirolimus (Rapamune), tous se sont avérés complètement libres de cancer, tant cliniquement qu'histologiquement.

Le sarcome de Kaposi est un type de cancer qui se limite habituellement à la peau chez les personnes qui ont reçu une greffe. Selon la forme et la gravité des lésions, il peut être fatal. Les personnes greffées ont 500 fois plus de chances que l'ensemble de la population de développer cet état [2]. On croit que cette incidence plus forte découle de certains médicaments immunosuppresseur, comme la cyclosporine. En effet, les chiffres indiquent une incidence de 10 % suite à son introduction [3]. L'approche principale de la gestion du sarcome de Kaposi chez les personnes greffées, consiste à réduire, voire à interrompre la thérapie immunosuppressive. Cela peut faciliter une régression des lésions cutanées, mais comporte aussi un risque de rejet d'organe.

Le professeur Francesco Paolo Schena - chef de l'Unité de néphrologie, de dialyse et de greffes de l'Université de Bari (Italie), souligne : << L'apparition du cancer est, depuis longtemps, une préoccupation majeure chez les personnes qui bénéficient d'une greffe. Nous savons que nos greffés connaissent un risque sensiblement plus élevé de développer le sarcome de Kaposi que l'ensemble de la population. Cette nouvelle découverte signifie que nous pouvons offrir une thérapie immunosuppressive alternative à nos patients. Ainsi, leur rein greffé est protégé contre les rejets et la progression de ce type de cancer de peau est inhibée >>.

Dans cette étude réalisée à notre Unité rénale et de greffes, on a diagnostiqué un sarcome de Kaposi chez 15 patients greffés du rein. Ils étaient traités alors au médicament immunosuppresseur cyclosporine et au mofétil mycophénolate (MMF). On a interrompu la cyclosporine et le MMF au moment du diagnostic et on a fait passer les patients à une thérapie au sirolimus à la dose habituelle pour les patients greffés du rein. En moins d'un mois, les lésions cutanées ont commencé à disparaître chez 12 des 15 patients. Après trois mois, tous les patients étaient cliniquement et histologiquement libres de lésions. De plus, on n'a noté aucun épisode de rejet aigu et, six mois après l'étude, on n'a pas constaté de retour du sarcome de Kaposi chez les patients traités au sirolimus.1

[1] Stallone G, Schena A, Infante B et al. Sirolimus for Kaposi's Sarcoma. NEJM 2005; 352:13:25-31

[2] Hayward GS. Initiation of angiogenic Kaposi's sarcoma lesions. Cancer Cell 2003; 3:1-3

[3] Penn I. Cancers in cyclosporine-treated vs. azathioprine-treated patients. Transplant Proc 1996; 28:876-7

University of Bari

Pour obtenir de plus amples renseignements ou une interview avec le professeur Francesco Paolo Schena, veuillez vous adresser à : Joanna Bright ou Maura Seldon, Tél. : +44(0)208-948-8388 ou email : joannabright@workhouse.co.uk mauraseldon@workhouse.co.uk

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