Les résultats de l'essai clinique ADMIRE-HF sont publiés dans le Journal of the American College of Cardiology
PRINCETON, New Jersey, May 19, 2010 /PRNewswire/ --
- L'injection Iobenguane I 123 est mise à l'étude pour sa capacité à identifier le risque chez les patients atteints d'insuffisance cardiaque (IC) symptomatique
L'essai ADMIRE-HF (<< AdreView Myocardial Imaging for Risk Evaluation in Heart Failure >> - Imagerie myocardique d'AdreView pour l'évaluation du risque dans le cadre de l'insuffisance cardiaque), dont les résultats ont été publiés dans le Journal of the American College of Cardiology pour le numéro du 18 mai 2010, est une étude prospective qui évalue l'image cardiaque du nerf sympathique à l'aide de l'injection d'Iobenguane I 123 (AdreView(TM)) pour identifier les patients atteints d'insuffisance cardiaque symptomatique les plus enclins à subir un événement cardiaque.
Selon l'étude, les résultats de l'imagerie du médicament ont produit un modèle à quatre variables indépendantes qui contribuent à la prévision des résultats primaires des événements.
<< Une activité sympathique cardiaque accrue est un signe important d'insuffisance cardiaque et est associée à une détérioration progressive et à la déformation du myocarde, une chute inexorable des fonctions du ventricule gauche, et des symptômes qui s'aggravent >>, a expliqué le professeur Roxy Senior, MD, directeur de la Cardiac Research Northwick Park Hospital, et auteur de l'étude. << Nos résultats suggèrent que chez les patients soigneusement sélectionnés qui sont atteints d'insuffisance cardiaque, le processus d'imagerie 123I-mIBG peut prévenir les cliniciens d'un besoin potentiel de considérer des traitements supplémentaires. >>
À propos de l'essai ADMIRE-HF
ADMIRE-HF est constitué de deux études cliniques ouvertes de phase III identiques qui font l'examen de nerfs cardiaques sympathiques au niveau cellulaire. Les études ont été menées dans 96 centres en Amérique du Nord et en Europe. Neuf cent soixante-quatre patients de la New York Heart Association (NYHA) atteints d'insuffisance cardiaque (66 % ischémique, 34 % non ischémique) de classe II (83 %) et de classe III (17 %) et de fraction d'éjection ventriculaire gauche (FEVG) inférieure ou égale à 35 % (moyenne 27,1 %, médiane 29 %) ont été soumis à une imagerie myocardique de tomographie monophotonique et planaire d'émission (TME) calculée précoce (15 minutes) et tardive (quatre heures). Les patients ont été examinés toutes les six à sept semaines pendant deux ans afin de surveiller la manifestation d'événements cardiaques. Le point d'aboutissement composite était le moment de la première occurrence à la NYHA de la progression de l'insuffisance cardiaque vers une autre classe, un événement arythmique constituant un danger de mort potentiel ou une mort cardiaque, tel qu'établi par un groupe arbitral indépendant.(1)
Les chercheurs se sont servis du ratio coeur-médiastin (C/M) pour évaluer la fonction des nerfs sympathiques; le C/M est un ratio de fonction des nerfs du coeur en comparaison à ceux de la région de référence d'arrière-plan du médiastin (la masse de tissus et d'organes entre les deux sacs pleuraux qui séparent le coeur des poumons). L'étude a été élaborée pour démontrer que si les nerfs cardiaques sont endommagés ou leur nombre réduit, comme dans le cas de l'absorption réduite du 123I-mIBG dans le coeur, le patient est soumis à un risque accru de progression d'insuffisance cardiaque, d'événements arythmiques et d'une mort cardiaque.(1)
Un modèle de hasards proportionnels de Cox a été employé dans l'analyse primaire pour comparer les résultats chez les sujets avec un C/M < 1,60 et supérieur ou égal à 1,60 sur les images planaires tardives. Une analyse multivariable du modèle de hasards proportionnels de Cox a incorporé des images et des variables cliniques afin d'obtenir un modèle prédictif d'événements cardiaques indésirables.(1)
<< L'utilisation des tests à imagerie correspond à la tendance actuelle qui vise à acquérir une compréhension améliorée et plus précoce de la maladie du coeur à un niveau moléculaire et pourrait permettre des stratégies d'approche préventive >>, a expliqué M. Arnold F. Jacobson, MD, Ph. D., directeur du Cardiac Center of Excellence, GE Healthcare. << Cette méthode d'essai n'est pas nouvelle; toutefois, ADMIRE-HF est la première validation prospective multicentrique de grande échelle du pouvoir prévisionnel potentiel et offre des données que les cliniciens pourraient être en mesure d'utiliser dans le but d'améliorer la pratique courante. >>
Résultats d'ADMIRE-HF
La population évaluable en termes d'efficacité était constituée de 961 patients. Pendant la période médiane de suivi de 17 mois, les premiers événements cardiaques ont été observés chez 237 patients (25 %); chez qui ont a identifié 163 cas de progression d'insuffisance cardiaque, 50 événements arythmiques et 24 morts cardiaques. Le risque d'événements cardiaques (le point d'aboutissement primaire de l'essai) était considérablement plus bas chez les patients avec un C/M supérieur ou égal à 1,60, avec un ratio de risque (RR) de 0,40 (97,5 % d'intervalle de confiance [IC] : 0,25 à 0,64; p < 0,001). Une analyse des hasards proportionnels de Cox basée sur un C/M numérique continu (i.e. plutôt que sur la distinction des patients selon un C/M supérieur ou égal à 1,60 ou < 1,60) a révélé un RR encore plus bas que 0,22 (IC 97,5 % : 0,10 à 0,47; p < 0,001).(1)
L'analyse de survie a révélé des taux d'événements sur deux ans de 15 % chez les patients avec un C/M supérieur ou égal à 1,60, comparativement à 38 % chez les patients dont le C/M était inférieur à 1,60. Les ratios de risque pour les événements individuels, basés sur un seuil de C/M de 1,60 étaient les suivants : progression d'insuffisance cardiaque, 0,49 (IC 95 % : 0,32 à 0,77; p = 0,002); événements arythmiques, 0,37 (IC 95 % : 0,16 à 0,85; p = 0,37); et mort cardiaque 0,14 (IC 95 % : 0,03 à 0,58; p = 0,006).(1)
Une analyse multivariable des données ADMIRE-HF rassemblées en utilisant uniquement les résultats des images planaires 123I-mIBG a produit un modèle à quatre variables indépendantes qui ont contribué à la prédiction des résultats primaires des événements : C/M tardif, fraction d'éjection ventriculaire gauche (FEVG), classe fonctionnelle de la NYHA, et le peptide B-natriurétique (BNP) du plasma de type B.(1)
Lors des sous-analyses, le C/M a fourni de l'information significative pour complémenter le BNP, un marqueur de pronostic chez les patients atteints d'insuffisance cardiaque fréquemment utilisé, afin d'identifier les patients qui sont le plus à risque de subir des événements cardiaques et une mort cardiaque. Le taux d'événement cardiaque sur deux ans pour les patients dont le BNP est supérieur à la médiane de 140 ng/l était de 42 %, mais de 20,5 % chez les patients avec un C/M supérieur ou égal à 1,60. Bien qu'il n'y ait pas eu de mort cardiaque chez les 57 patients avec un BNP > 140 ng/l et un C/M supérieur ou égal à 1,60, il y a eu 42 morts cardiaques parmi les 406 patients (10,3 %) avec un BNP supérieur à la moyenne et un C/M < 1,60.(1)
Les sous-analyses ont également montré une corrélation modeste, mais considérablement positive d'un point de vue statistique, entre la FEVG et le C/M. Le taux d'événements cardiaques sur deux ans pour les individus à FEVG < 30 % et un C/M supérieur ou égal à 1,60 % était inférieur de moins que la moitié de tous les patients avec une FEVG < 30 % (17,6 % contre 40,3 %, respectivement). Deux morts cardiaques sont survenues parmi les 81 patients (2,5 %) avec une FEVG < 30 % et un C/M supérieur ou égal à 1,60, comparativement à 39 morts cardiaques parmi les 409 (9,5 %) patients avec une FEVG < 30 % et un C/M < 1,60. Aucune mort cardiaque n'est survenue parmi les 120 patients avec une FEVG supérieure ou égale à 30 % et un C/M supérieur ou égal à 1,60.(1)
À propos de l'insuffisance cardiaque
Selon l'American Heart Association, 5,7 millions d'Américains souffrent d'insuffisance cardiaque. La maladie cardiovasculaire dans toutes ses formes fauche chaque année environ autant de vies que le cancer, les maladies des voies respiratoires inférieures chroniques, les accidents et le diabète réunis. Les patients qui ont souffert d'insuffisance cardiaque dans le passé ont un taux de mortalité subite qui est de six à neuf fois plus élevé que celui de l'ensemble de la population.(1)
À propos d'AdreView
AdreView(TM) (injection Iobenguane I 123) est un agent d'imagerie moléculaire. GE Healthcare a commencé le développement d'AdreView en 2004, et l'agent a reçu le statut de médicament orphelin de la Food and Drug Administration (FDA) en décembre 2006. En septembre 2008, AdreView a été autorisé par la FDA pour la détection du phéochromocytome ou du neuroblastome primaire ou métastatique en tant que complément à d'autres tests diagnostiques. Aux États-Unis, il n'est actuellement pas autorisé pour l'utilisation en imagerie cardiaque.
AdreView est autorisé en Allemagne, en France, en Grande-Bretagne, en Espagne, en Belgique, en Hollande, au Danemark et en Norvège pour l'évaluation fonctionnelle de l'innervation cardiaque sympathique.
Information importante relative à l'innocuité d'AdreView
Une réaction d'hypersensibilité a suivi l'administration d'AdreView. Ayez à votre disponibilité des mesures de traitement anaphylactiques et d'hypersensibilité avant l'administration d'AdreView. AdreView contient de l'alcool benzylique (10,3 mg/mL) qui peut provoquer des réactions chez les enfants prématurés ou chez les enfants qui ont un faible poids à la naissance. Les patients atteints d'insuffisance rénale grave peuvent recevoir une radioexposition plus grande et produire une qualité d'image AdreView de moins bonne qualité. Si l'on ne parvient pas à bloquer l'absorption d'iode thyroïdien, l'iode 123 pourrait s'accumuler dans la glande thyroïde. Les médicaments qui bloquent l'absorption de norépinéphrine ou qui épuisent les réserves de norépinéphrine peuvent diminuer l'absorption d'AdreView dans les tumeurs neuroendocriniennes. Lorsqu'il est médicalement possible de le faire, cessez la prise de ces médicaments avant l'administration d'AdreView et surveillez la présence de signes ou de symptômes de privation chez les patients.
À propos de GE Healthcare
GE Healthcare propose des technologies médicales transformatrices et des services qui sont en voie de définir une nouvelle ère de soins aux patients. Notre vaste expertise dans les domaines de l'imagerie médicale et des technologies de l'information, en diagnostics médicaux, en systèmes de surveillance des patients, en découverte de médicaments, et fabrication biopharmaceutique, en amélioration du rendement et en services des solutions de rendement aident notre clientèle à livrer des meilleurs soins aux individus partout dans le monde, à un coût moins élevé. De plus, nous nous associons à des leaders en soins de santé en vue de miser sur le changement de politiques mondiales nécessaires à l'implantation d'une formule gagnante dans les systèmes de soins de santé durables.
Notre vision pour l'avenir qui porte le nom << healtimagination >> encourage le monde à se joindre à notre périple pendant que nous mettons constamment au point des innovations axées sur la réduction des coûts, un plus grand accès et l'amélioration de la qualité et de l'efficacité partout dans le monde. GE Healthcare est établie au Royaume-Uni et est une division de General Electric Company d'une valeur de 17 G USD (NYSE : GE). À l'échelle internationale, GE Healthcare emploie plus de 46 000 personnes engagées au service des professionnels de la santé et de leurs patients dans plus de 100 pays. Pour obtenir de plus amples renseignements sur GE Healthcare, veuillez visiter notre site Web au http://www.gehealthcare.com.
(1) Jacobson AF, Senior R, Cerquiera MD, et al. Myocardial iodine-123 meta-iodobenzylguanidine imaging and cardiac events in heart failure : results of the prospective ADMIRE-HF (AdreView Myocardial Imaging for Risk Evaluation in Heart Failure) study J Am Coll Cardiol. Sous presse
(2) American Heart Association Heart Disease and Stroke Statistics, Mise à jour 2009


