Les militants pour l'eau à l'échelle mondiale pressent l'Assemblée générale de l'ONU de voter pour la reconnaissance de l'eau et l'hygiène en tant que droits humains
NEW YORK, July 23, 2010 /PRNewswire/ --
QUOI : Conférence de presse téléphonique
QUAND : Le lundi 26 juillet à 8 h 00 GMT-4 (New York, HNE)
COMMENT : Communiquez avec Mme Denise Hughes : Denise@creative-connectors.com, +1-917-549-2621, pour répondre à l'invitation ou planifier une entrevue. Numéro d'appel pour la conférence : +1-613-234-9374 Code - 973949 suivi du symbole numérique.
QUI : Mme Maude Barlow est la fondatrice du Projet Planète Bleue, la présidente du conseil de Food & Water Watch et la présidente du Conseil des Canadiens. Elle était la conseillère principale en matière d'eau auprès du 63e président de l'Assemblée générale des Nations Unies. Dans son livre << Vers un pacte de l'eau >> (Blue Covenant: The Global Water Crisis and the Coming Battle for the Right to Water), elle soutient que la crise de l'eau, avec les changements climatiques, représente l'une des menaces les plus graves pour l'humanité.
Mme Vandana Shiva est un leader en matière d'environnement reconnue à travers le monde. Directrice de la Research Foundation for Science, Technology, and Ecology, elle est l'auteure de << La Guerre de l'eau : pollution, profit >> (Water Wars : Pollution, Profit). Dans << La Guerre de l'eau >>, elle analyse l'érosion historique du droit communautaire sur l'eau et décrit la destruction de la terre et l'asservissement des pauvres du monde entier. Elle révèle aussi que le véritable enjeu de plusieurs conflits parmi les plus importants de notre temps est l'eau.
M. Pablo Solón Romero est l'ambassadeur de la Bolivie aux Nations Unies. Auparavant, il était l'ambassadeur de la Bolivie pour les problèmes en matière d'intégration et de commerce. Il était le secrétaire de l'Union des nations sud-américaines (UNASUR - Union of South American Nations) lorsque la Bolivie a assumée la présidence de cette institution. Il a aussi été le délégué du Président Evo Morales au Strategic Reflection Committee for South American Integration en 2006. L'ambassadeur Solón est un militant social et travaille depuis plusieurs années sur les problèmes de droits humains.
Contexte
Le 28 juillet, et ce, pour la première fois, l'Assemblée générale de l'ONU va débattre et passer au vote une résolution historique qui soutient le droit à << de l'eau potable et une hygiène salubre et propre >>. Cette résolution a été présentée le 17 juin par M. Pablo Solón, l'ambassadeur bolivien à l'ONU, appuyée par au moins 30 pays. Elle viendrait corriger l'omission de l'eau en tant que droit humain dans la Déclaration universelle des droits de l'homme.
Les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada se sont déclarés contre la résolution et tentent d'influencé d'autres pays à en faire de même, menaçant de diviser l'organisme mondial entre le nord et le sud. Faisant part de ses préoccupations, Mme Maude Barlow a déclaré : << Les États-Unis, le Canada et certains pays européens tentent tout ce qu'ils peuvent pour mettre un terme à ce processus. Alors même que leurs propres citoyens profitent de ces droits, ils les nient impudemment aux autres. Ils utilisent des excuses au niveau de la procédure pour empêcher le règlement d'un enjeu de vie ou de mort, et ils ne démontrent pas de respect ni de compassion envers ceux qui souffrent terriblement du manque d'eau et d'hygiène. >>
Pourquoi une résolution de l'ONU?
L'eau est essentielle à la vie. Chaque jour, 4 000 enfants meurent de maladies liées à l'eau. L'Organisation des Nations Unies estime que près de 1,2 milliard de personnes vivent sans eau propre et 2,6 milliards sans hygiène adéquate.
L'adoption de cette résolution par la communauté internationale constitue un premier pas vers la durabilité de l'eau. Elle concentrera toute l'attention sur l'importance fondamentale de l'eau et de l'hygiène. La résolution va également jeter les bases d'une mesure légale pour un système de distribution équitable, et débuter un processus plus large de clarification du rôle de l'État pour garantir à tous de l'eau propre et abordable. D'autres instruments juridiques pourraient aussi protéger les droits de l'eau pour la terre et répondre au besoin urgent de se réapproprier les eaux polluées et de mettre un terme aux pratiques qui détruisent les sources d'eau à travers le monde.
L'eau doit être un élément primordial dans l'atteinte des objectifs du Millénaire pour le développement, ainsi que lors de la Climate Change Convention et du sommet Rio +20. Dans l'International Herald Tribune, M. Mikhail Gorbachev a affirmé : << Le fait d'élargir l'accès à l'eau et à l'hygiène va débloquer bien d'autres impasses au niveau du développement... Tandis que la croissance de la population et les changements climatiques feront augmenté la demande pour de l'eau et de la nourriture en quantité suffisante, l'eau deviendra de plus en plus un enjeu de sécurité. >>
Sans la reconnaissance de l'eau en tant que droit humain, la prise de décision sur cet enjeu continuera de glisser entre les mains de l'ONU et des gouvernements vers celles des institutions qui favorisent les entreprises privées du domaine de l'eau et la marchandisation de cette ressource. Face à une crise mondiale de l'eau qui s'accentue, les États membres de l'ONU doivent proclamer si l'eau constitue un droit humain ou bien une marchandise.
<< La vie nécessite un accès à de l'eau propre; nier le droit à l'eau, c'est nier le droit à la vie. >>, a souligné Mme Maude Barlow. << Nous devons saisir ce moment pour édicter des lois solides et passer à l'action, tant au niveau national qu'international, en commençant par le vote de l'ONU ce mercredi. >>
http://www.blueplanetproject.net/RightToWater/index-UN.php
Pour obtenir de plus amples renseignements : Denise Hughes, Denise@creative-connectors.com, +1-917-549-2621, pour répondre à l'invitation ou planifier une entrevue.


