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vendredi 8 octobre 2010 à 13h28

L'épargne des plus pauvres est commercialement solide, explique le CGAP


WASHINGTON, October 8, 2010 /PRNewswire/ --

- Une étude importante montre la capacité potentielle des institutions de micro-finance à réaliser des profits auprès des petits épargnants à travers ventes croisées, frais et utilisation des nouvelles technologies.

- De nombreuses institutions de micro-finance réalisent déjà des profits grâce aux petits épargnants et bien plus pourraient les rejoindre, selon les auteurs d'une étude de cas révolutionnaire portant sur les petits épargnants.

Les chercheurs du CGAP Glenn Westley et Xavier Martin Palomas ont obtenu un accès complet aux comptes pour l'année 2008 de deux institutions de micro-finance qui proposent aux clients dont les revenus sont faibles des solutions d'épargne - ADOPEM en République Dominicaine et Centenary Bank en Uganda. Ils en ont conclu que les comptes d'épargne, qui représentent un produit très onéreux pour les institutions de micro-finance, ont le potentiel leur permettant de réaliser d'importants profits à travers les ventes croisées de prêts et autres produits à de petits épargnants, ainsi que grâce aux frais générés par ces comptes.

"Cette étude de cas consacrée aux petits épargnants est irrésistible", explique l'auteur du rapport Glenn Westley. "Nous avons identifié de très nombreuses manières selon lesquelles ces institutions utilisent les petits comptes d'épargne pour générer des profits. Nous pensons que de nombreuses institutions de micro-finance dégagent déjà des bénéfices ainsi, et que de nombreuses autres le pourraient"

Les revenus des petits épargnants s'avèrent significatifs : 400% de la balance des dépôts auprès de Centenary, et plus de 1000% pour l'ADOPEM. Sans les petits épargnants, explique l'article, Existe-t-il une étude de cas pour les petits épargnants ?, ces eux institutions très profitables perdraient environ 30% de leurs bénéfices totaux.

L'un des problèmes auxquels doivent faire face les plus pauvres n'est pas le manque d'argent, mais les revenus irréguliers et non prévisibles. Les services d'épargne peuvent apporter un bénéfice considérable en les aidant, dans les hauts et les bas, et en assurant à ces familles l'accès à un argent qui leur permettra de payer les dépenses scolaires ou les urgences. Pourtant, à ce jour, la micro-épargne n'est pas parvenue à s'imposer comme le microcrédit l'a fait au cours des dernières décennies.

L'une des raisons de la lenteur de cette micro-épargne, malgré la large reconnaissance à travers le monde de la micro-finance des bénéfices considérables en termes de régulation de la consommation qu'elle offre, est purement économique. Les services d'épargne sont chers pour les institutions de micro-finance. Et il est encore plus difficile de tirer un bénéfice de clients qui effectuent beaucoup de petits dépôts sans augmenter massivement le coût des transactions. Cette nouvelle étude est importante, car elle montre que les institutions de micro-finance peuvent intégrer des services d'épargne dans le cadre de leur offre globale, et qu'en faisant ceci ces services seront rapidement amortis pour devenir fortement rentables.

Pour les deux institutions concernées par cette étude, les produits de ventes croisées de prêts et de transferts d'argent s'avèrent importants. Dans le cas de l'ADOPEM, le taux de ventes croisées aux petits épargnants est important, les trois quarts environs de ces derniers empruntant à tout moment donné, alors que la Centenary Bank génère la majeure partie de ses revenus dans les frais facturés aux petits comptes d'épargne (une charge mensuelle de 0,56 dollars US sur les comptes d'épargne seuls, représentant 32% de l'ensemble des profits de petite épargne) et en offrant une gamme de produits de transfert d'argent (qui représentent 16% de tous les profits petits épargnants). Centenary utilise également les DAB pour attirer et conserver des clients, dynamiser les niveaux de service et réduire les coûts.

"Cette utilisation des DAB", explique Westley, "montre le potentiel encore plus important de réduction des coûts de transaction et d'augmentation des balances de dépôts à l'aide de technologies telles que les téléphones mobiles et appareils points de vente qui permettent une offre de services bancaires hors des coûteuses branches bancaires classiques."

Télécharger l'article : http://www.cgap.org/gm/document-1.9.47356/OP_18_Rev.pdf

CGAP
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