Info, dépêche ou communiqué de presse


mercredi 5 janvier 2011 à 19h40

LES MARCHÉS DE L'IMMOBILIER D'ENTREPRISE EN FRANCE


                               Contact Presse : Nathalie Lhuillery

                             T: 01 53 76 80 15 / P: 06 82 67 56 11

                                                                                   E-mail:

 

Paris, le 5 janvier 2011

 

LES MARCHÉS DE L'IMMOBILIER D'ENTREPRISE EN FRANCE

BILAN 2010 & PERSPECTIVES 2011

 

En dépit des craintes persistantes liées aux incidences sur l'économie mondiale d'une crise sans équivalent depuis l'entre-deux-guerres, l'année 2010 a bien été celle de la reprise du marché français de l'immobilier d'entreprise. « Avérée par l'augmentation de 41 % des volumes investis dans l'Hexagone en 2010 par rapport à l'année précédente et le rebond de 19 % du nombre de mètres carrés de bureaux loués ou vendus aux utilisateurs en Ile-de-France sur la même période, la reprise du marché français de l'immobilier d'entreprise reste néanmoins fragile » annonce Olivier Gérard, Président de Cushman & Wakefield France. Loin de l'effervescence des années 2006 et 2007, le marché français demeure convalescent et largement dépendant des stratégies d'acteurs ciblant une gamme encore restreinte d'actifs. Ainsi, le succès des bureaux neufs et restructurés de Paris intra-muros, des meilleurs emplacements des principales artères commerçantes du pays et des plateformes logistiques neuves de la dorsale Nord-Sud a contrasté avec la désaffection des utilisateurs et des investisseurs pour des biens inadaptés à leurs objectifs de rationalisation et de valorisation. « La prime donnée aux actifs sécurisés, bien situés et répondant aux dernières normes environnementales a rappelé quelques règles élémentaires des marchés immobiliers. Elle a également montré que le marché français disposait de fondamentaux solides, propres à nourrir l'appétit des grands acteurs internationaux » poursuit Olivier Gérard.

 

 

LE MARCHÉ DE L'INVESTISSEMENT EN FRANCE

 

Avec 11 milliards d'euros investis dans l'Hexagone, le marché de l'investissement est en hausse de 41 % par rapport à l'année précédente. Cette augmentation doit toutefois être relativisée car 2009 avait constitué la plus mauvaise performance de la décennie (7,8 milliards d'euros). Après un mauvais début d'année, le marché français s'est surtout redressé au second semestre, porté par la pression des acheteurs « long terme » qui a permis la réalisation d'opérations de plus grande envergure et par le dynamisme du marché locatif qui a contribué à alimenter le marché avec de nouvelles offres fraîchement louées et sécurisées par des baux longs. Le marché de l'investissement demeure toutefois fragile et ses performances largement bridées par les incertitudes du climat économique et des difficultés de financement.

   

 

 

 

 

Après le redressement observé en 2010, le ralentissement de l'activité économique pourrait contrarier l'assouplissement des conditions d'octroi du crédit. Dans ce contexte, l'emploi de capitaux propres demeurera un atout décisif pour les acteurs désireux de saisir les meilleures opportunités du marché hexagonal. Le nombre d'actifs core disponibles restera toutefois limité, en dépit d'une augmentation possible d'opérations en détresse qui pourraient alimenter le marché et, surtout, de la volonté de certains acteurs d'arbitrer leurs actifs matures dans un marché plus liquide. Cette pénurie d'offres prime pourrait peser sur l'évolution des volumes investis en 2011. Elle pourrait aussi, associée à la recherche de rendements plus élevés, contribuer à élargir les critères d'acquisition d'investisseurs dont l' intérêt pourrait se porter davantage sur des actifs non prime, des marchés de niche ou des opérations de ventes en VEFA.

 

 

 

 

 

Evolution des volumes investis en immobilier d'entreprise en France (Mds EUR)

Source : Cushman & Wakefield

 

 

 

LE MARCHÉ DES BUREAUX EN ILE-DE-FRANCE

 

Le pire de la crise est passé, comme l'indique la hausse de 19 % de la demande placée sur un an avec      2 091 834 m² pris à bail en 2010. Ce net regain est notamment lié au nombre important de grandes transactions dont la part dans la demande placée totale atteint son niveau le plus haut depuis dix ans. Mais le renversement de tendance ne réside pas tant dans la nature de ces mouvements, dont neuf sur dix ont été motivés par des logiques de regroupement et de rationalisation, que dans leur multiplication au fil des mois. Rompant avec l'attentisme qui prévalait jusqu'alors et encourageait les renégociations de bail au détriment des déménagements, plusieurs entreprises ont concrétisé leur réflexion immobilière. Leurs prises de décision ont de fait été motivées par des conditions de négociation encore favorables ou par l'absorption rapide, dans certains secteurs géographiques, de l'offre neuve.

 

 

 

 

 

Contrastant avec une année 2009 marquée par une forte chute de la demande et un gonflement rapide de l'offre disponible, 2010 a permis de terminer la décennie sur une note positive. Le retour au vert de plusieurs indicateurs n'assure pas pour autant une nouvelle hausse significative de la demande placée en 2011. Ainsi, les mois écoulés ont accentué la pénurie de bureaux de qualité adaptés aux objectifs de rationalisation des utilisateurs et souligné l'inadéquation croissante entre ce que veulent ces derniers et une offre qui, de façon générale, ne cesse de se détériorer. Dans un contexte de croissance molle limitant les créations d'emplois, ce nivellement par le bas de la qualité du marché pourrait limiter la propension des entreprises à déménager, peser sur les volumes de la demande placée et, ainsi, retarder le démarrage d'un nouveau cycle immobilier.

 

Evolution de la demande placée en immobilier de bureaux en Ile-de-France (m²)

Source : Cushman & Wakefield

 

 

 

LE MARCHÉ DES GRANDS ENTREPÔTS EN FRANCE (> 5 000 M²)

 

L'extinction progressive des mesures de relance et la dégradation des perspectives d'exportations plombent la reprise et pèsent sur les besoins de stockage des entreprises. Avec 1 760 000 m² loués ou vendus aux utilisateurs en 2010 dans l'Hexagone, la demande placée affiche une hausse de 10 % par rapport à 2009 qu'il convient de fait de relativiser. Inférieure de 32 % au total de 2008, la demande des utilisateurs a dépendu, pour une très large part, des performances du marché parisien et des besoins de clés-en-mains des chargeurs. Ainsi, le marché français des grands entrepôts demeure d'autant plus fragile que les déséquilibres observés l'an passé se sont accentués.

 

 

 

 

L'essoufflement de la reprise mondiale et le ralentissement de la croissance française devraient peser sur l'évolution du marché de la logistique en 2011. Ce dernier pourrait aussi souffrir de la détérioration du climat social de notre pays, comme le laissent augurer les conflits liés à la réforme des ports maritimes, à Marseille en particulier. Le marché hexagonal n'en dispose pas moins d'atouts décisifs au premier rang desquels la qualité de ses infrastructures de transports. Par ailleurs, la consommation des ménages demeurera un facteur de croissance de la demande des grands utilisateurs, le boom continu du e-commerce en particulier accélérant la mise en place de schémas de distribution innovants.

 

 

Evolution de la demande placée de grands entrepôts en Ile-de-France (m²)

Source : Cushman & Wakefield

  

 

 

 

LE MARCHÉ DE L'IMMOBILIER DE COMMERCES EN FRANCE 

 

Le retour au vert des résultats de plusieurs groupes français et internationaux indique que nombre d'acteurs ont tiré parti de l'amélioration du climat économique. S'il semble avoir profité de ce regain, le marché français de l'immobilier des commerces n'en reste pas moins fragile et marqué par d'importants contrastes. Prudentes, les enseignes n'étendent pas leur réseau à tout crin et conservent un mode de développement opportuniste. Les principaux mouvements de 2010 traduisent ainsi, plus qu'une accélération franche et générale de l'activité profitant à l'ensemble du marché, le vif appétit des enseignes pour des emplacements n°1 où le nombre d'opportunités ne cesse de se réduire.

 

 

 

 

 

S'ils se sont estompés, les effets de la crise sur la consommation resteront déterminants. La croissance molle attendue en 2011 et les mesures d'austérité promises par le gouvernement affecteront en particulier le moral des ménages, limitant le rebond des ventes au détail et entretenant l'attentisme des enseignes. Les mois à venir devraient donc constituer une période de transition pour un marché des commerces d'autant plus concurrentiel que les arbitrages des consommateurs continuent de jouer un rôle décisif. Dans ce contexte, l'adaptation de l'offre commerciale à l'évolution des modes de consommation demeurera l'une des grandes préoccupations des acteurs du commerce. Au sortir d'une crise qui a exacerbé la prudence des enseignes et renforcé le désir des consommateurs d'être rassurés sur la pertinence de leurs achats, les sites les plus établis surtout continueront de tirer leur épingle du jeu, accentuant la polarisation du marché français.

 

 

« Les prochains mois pourraient marquer une pause dans le redressement du marché français. La plupart des prévisionnistes anticipent en effet un ralentissement général de l'économie mondiale pour partie lié, dans les pays développés, aux conséquences de la crise de la dette souveraine » explique Olivier Gérard. Les nuages assombrissant l'horizon européen en particulier sont toujours menaçants, et pourraient peser, au-delà de la Grèce ou de l'Irlande, sur la compétitivité et les perspectives d'activité de l'ensemble des pays de la zone euro. En France, les investisseurs resteront d'autant plus prudents quant à une augmentation de leur exposition au risque qu'aucun marché locatif ne semble protégé des effets d'une croissance « molle ». Ainsi, les craintes d'une reprise sans emplois, l'impact des mesures d'austérité sur la consommation des ménages et la dégradation des perspectives d'exportations pourraient atténuer la reprise des marchés des bureaux, des commerces et des grands entrepôts en 2011. Mais au-delà de l'attentisme persistant des principaux acteurs, c'est la pénurie croissante et inéluctable de l'offre de qualité surtout qui devrait, dans les mois à venir, peser sur l'évolution de la demande placée et des montants investis. Dès lors « le nivellement par le bas de la qualité du stock pose avec toujours plus d'acuité la nécessité de restructurer l'obsolète, d'autant plus nécessaire que l'adoption du Grenelle II a encore relevé les standards de performance énergétique des bâtiments tertiaires » conclut Olivier Gérard.

 

 

 

Fondé en 1917, Cushman & Wakefield est l'un des plus importants cabinets de conseil international, spécialisé en immobilier d'entreprise. Avec plus de 230 bureaux à travers 60 pays et plus de 13 000 personnes, Cushman &Wakefield propose un service complet de conseil, de commercialisation et de gestion pour le compte de propriétaires, locataires et investisseurs et ce, à tous les stades du processus immobilier. Nos services comprennent une aide aux clients en matière d'achat, de vente, d'investissement, de location et de gestion d'actifs. Cushman &Wakefield propose également des conseils en expertise, en planification stratégique et recherche, en analyse de portefeuille et enfin en aménagement d'espace. Pour de plus amples informations, consultez notre site internet :

 


Copyright Thomson Reuters

Ce communiqué de presse est diffusé par Thomson Reuters. L'émetteur est seul responsable du contenu de ce communiqué.


[HUG#1477477]
© 2002-2026 BOURSICA.COM, tous droits réservés.

Réalisez votre veille d’entreprise en suivant les annonces de la Bourse

Par la consultation de ce site, vous acceptez nos conditions (voir ici)

Page affichée dimanche 17 mai 2026 à 5h13m57