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vendredi 24 juin 2011 à 8h59

Rapport de la Cour des Comptes : accroître la rigueur serait une grave erreur !





 

Rapport de la Cour des Comptes : accroître la rigueur serait une grave erreur !

Paris, le 24 juin 2011

Accroître encore les mesures d'austérité : tel est, en filigrane, le message adressé au gouvernement par la Cour des Comptes dans son rapport sur « la situation et les perspectives des finances publiques ».

Pour la CFTC, une telle politique serait désastreuse et conduirait le pays à la catastrophe économique et sociale. Économique, car l'austérité budgétaire, loin de relancer la croissance, ne manquera pas d'avoir des conséquences néfastes sur l'emploi et le pouvoir d'achat, donc sur la consommation. Sociale, car austérité signifie moins d'enseignants, d'infirmiers, de services publics, de Recherche... Autant de missions qui ne peuvent relever du privé, mais du bien commun dont seul l'État peut être le garant. Il suffit de se tourner vers la Grèce, l'Espagne et le Portugal pour en tirer les conclusions qui s'imposent.

Le déficit ne résulte-t-il pas plutôt de la libéralisation du crédit et de l'impossibilité pour le Trésor public de faire appel à la Banque de France pour combler le déficit (et de recourir aux émissions de crédit sans intérêt) ? L'État est donc obligé d'emprunter auprès d'institutions financières à des taux fixés, de fait, par des agences de notation.

Parallèlement, le ratio qui permet d'évaluer la dette et le déficit par rapport au PIB, n'est-il pas contestable ? Il suffit, en effet, que le PIB diminue (comme ce fut les cas ces dernières années à cause de la crise) pour que le ratio augmente, quand bien même la dette et le déficit diminueraient.

Le chômage, les politiques de bas salaires favorisées par les exonérations sociales, ou encore les allègements fiscaux véritables subventions déguisées, ne pèsent-ils pas sensiblement sur les finances publiques ? La liste des dépenses injustifiées uniquement destinées à satisfaire une clientèle précise est longue. Le remboursement par l'État entre 2008 et 2009 de1, 3 milliard d'euros aux 18 000 contribuables les plus fortunés, dans le cadre du bouclier fiscal : une somme qui est surtout venue creuser davantage le déficit et alourdir encore la dette.

Pour la CFTC, ce n'est pas tant le déficit et la dette qui posent problème que l'incapacité des entreprises, obnubilées par la rentabilité immédiate, à investir pour préparer l'avenir, et que l'inconséquence des gouvernants qui se plient aux diktats des marchés financiers.

Jacques Voisin

Président Confédéral

Contact presse : Estelle Wanou 01 73 30 49 12 ou 06 33 26 08 71 ou Laëtitia Barthelemy 01 73 30 43 54 

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