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ERASMUS MEDICAL CENTER

vendredi 7 janvier 2005 à 3h31

The Lancet publie la première étude évaluant l'efficacité du Peginterferon Alfa-2b administré en monothérapie dans le traitement de l'hépatite B


ROTTERDAM, Pays-Bas, January 7 /PRNewswire/ --

- L'étude est la première à montrer l'importance du génotype du VHB comme indicateur de réponse au traitement

Les résultats d'une importante enquête clinique internationale publiés dans le numéro de cette semaine de The Lancet(1) ont montré que le peginterferon alfa-2b produisait des réponses soutenues chez des patients atteints d'hépatite chronique B. Lancée par des chercheurs, cette étude est, à ce jour, le plus important essai clinique concernant les effets du peginterferon alfa-2b dans le traitement de l'hépatite chronique B.

<< Notre étude a montré que des patients atteints d'hépatite chronique B réagissaient au peginterferon alfa-2b et que leur taux de réponse soutenue était plus élevé que ce que l'on obtient d'habitude avec n'importe quel autre traitement antiviral," a déclaré le Dr Harry Janssen, PhD, médecin chercheur du centre médical Erasmus de Rotterdam aux Pays-Bas, où l'étude internationale était coordonnée. << Sur la base des résultats obtenus avec le peginterferon alfa-2b, il convient de considérer cette thérapie comme un traitement de première ligne de l'hépatite chronique B HBeAg-positive," a ajouté le chercheur.

Les résultats de cette étude sont importants parce qu'on estime qu'actuellement 400 millions de personnes dans le monde souffrent d'hépatite chronique B, statistique qui fait de cette dernière l'une des maladies infectieuses les plus répandues et l'une des 10 causes principales de mortalité. L'hépatite chronique B est la cause unique la plus commune de la cirrhose et des cancers du foie. Les thérapies antivirales actuelles, notamment les analogues de nucléotide tels que la lamivudine et l'adéfovir, n'obtiennent pas de réponse durable et ne constituent probablement pas des options effectives de traitement à long terme à cause de l'apparition inévitable de la résistance au médicament.

Le Dr Janssen a aussi relevé l'importance du génotype du virus de l'hépatite B comme indicateur de la réponse au traitement par le peginterferon alfa-2b. << Comme pour l'hépatite chronique C, le sous-type (génotype) du virus de l'hépatite B (VHB) nous dira quelle probabilité de réponse on peut attendre. Le génotype deviendra notre meilleur indicateur pour déterminer le traitement individualisé des patients souffrant d'hépatite chronique B HBeAg-positive, >> a encore dit le chercheur.

L'étude organisée et parrainée par la fondation pour la recherche sur le foie (SLO) est la première à évaluer si un traitement prolongé par peginterferon alfa-2b, en monothérapie ou administré avec la lamivudine, améliore le taux de réponse soutenue chez des patients atteints d'hépatite chronique B HBeAg-positive. La présence d'HbeAg indique que le virus est activement en train de se répliquer et que la personne infectée est extrêmement contagieuse. Dans l'étude, plus de patients du groupe soumis au traitement combiné, ont manifesté à la fin du traitement par la lamivudine une réponse, mais, pendant la période de suivi, cette réponse n'était plus soutenue. L'évidence grandit que seule une réponse complète et strictement immune de VHB est capable de contrôler et d'éliminer le virus, arrêtant la progresssion de la maladie.

<< Ce qui suggère que, pour obtenir une réponse soutenue lors du traitement de l'hépatite B, il est nécessaire d'induire une réponse immunitaire que l'on ne peut atteindre que par une thérapie immunomodulatoire , telle que le peginterferon alfa-2b, >> a conclu Janssen.

Il s'agissait d'une étude multicentrique, randomisée et à double insu, menée dans 42 centres répartis dans 15 pays (en Europe, en Asie de l'Est et en Amérique du Nord). L'étude a comparé l'efficacité et la sécurité du peginterferon alfa-2b (PegIntron (R), 100 ug/semaine pendant 32 semaines, 50 ug/semaine 33-52 semaines) avec ou sans lamivudine (Zeffix (R)) chez 307 patients HBeAg-positifs (avec intention finale d'analyse de traitement n=266). Les résultats de l'étude ont été évalués à la fin du traitement (EOT) (52 semaines) et de nouveau après une période de suivi sans traitement de 26 semaines (78 semaines).

Le critère d'évaluation primaire était le pourcentage de patients ayant obtenu une réponse virale soutenue (RVS) (niveaux indétectables de sérum HBeAg) à la fin de la période de suivi. Les critères secondaires étaient la réduction des niveaux d'ADN-VHB sous les 200 000 copies/ml ou sous le niveau de détection (400 copies/ml), la normalisation des ALAT (ou ALT) et la réponse HbsAg.

Entre le groupe de monothérapie par peginterferon alfa-2b et le groupe de thérapie combinée, les taux de RVS étaient comparables, soit respectivement de 36 % et 35 %. Les niveaux d'ADN-VHB à la fin du suivi disparaissaient sous les 200 000 copies/ml chez 32 % des patients dans le groupe combiné et chez 27 % des patients dans le groupe monothérapie. Semblablement, on ne relevait pas de différence à la fin du suivi entre les niveaux indétectables d'ADN-VHB, qui étaient respectivement de 9 % et de 7 %, la normalisation des ALAT, de 35 % et 32% et la perte d'HBsAg, de 7 % dans les deux groupes.

Curieusement, les taux de réponse soutenue variaient en fonction des génotypes du VHB (p=0.01), les génotypes A (47 %) et B (44 %) répondant plus à la thérapie que les génotypes C (28 %) et D (25 %). Pour ce qui est de la perte d'HBeAg, par contre, il n'y avait pas de différence entre les deux groupes de traitement en fonction des génotypes du VHB.

La sécurité et la tolérabilité étaient comparables entre les patients traités par peginterferon alfa-2b seul et ceux soumis à une thérapie lamivudine combinée. Les profils des effets secondaires dus au peginterferon alfa-2b étaient semblables à ceux constatés avec les interférons standard et le peginterferon alfa-2b ne produisit aucun effet secondaire nouveau. Dans l'ensemble, l'incidence et la sévérité des effets indésirables étaient comparables entre les deux groupes de traitement. Parmi les effets secondaires habituels, citons les symptômes indicateurs de grippe, maux de tête, fatigue et réaction locale aux endroits des injections. Les effets indésirables graves qui sont apparus chez 12 % des patients ont disparu quand le traitement s'est arrêté. À la fin du traitement, 91 % des patients ont continué leur traitement et 69 % ont continué à recevoir les doses complètes du traitement.

Référence : (1) L'interféron pégylé alfa-2b seul ou combiné avec la lamivudine pour le traitement de l'hépatite chronique B HBeAg-positive : une étude randpomisée.

Erasmus Medical Center

Marion Hoogendoorn du Centre médical Erasmus, +31-10-463-5942; ou Carrie Sessine de Ritz Communications, +1-773-457-9744, pour Erasmus Medical

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