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mardi 3 mai 2005 à 1h54

Rapport : La mutilation génitale des femmes évolue avec le temps


CALVERTON, Maryland, May 3 /PRNewswire/ --

- Un nouveau rapport du DHS étudie la mutilation génitale des femmes dans 16 pays

La mutilation génitale des femmes est en déclin dans certains secteurs et ses pratiques se modifient, selon un nouveau rapport. Aussi appelée circoncision féminine ou excision, la mutilation génitale des femmes (MGF) varie selon les groupes ethniques et est généralement mal comprise, selon le rapport.

<< La MGF n'est pratiquée que dans environ 25 pays d'Afrique et chez certaines population d'immigrants en Europe et en Amérique du Nord. La MGF est presque universelle dans quelques pays, comme l'Égypte et la Guinée. Dans d'autres pays d'Afrique, la prévalence varie entre 5 et 75 pour cent des femmes >> affirme le Dr Stan Yoder, auteur du rapport << Female Genital Cutting in the Demographic and Health Surveys: A Critical and Comparative Analysis, >> (La mutilation génitale féminine dans les enquêtes démographiques et de santé : une analyse critique et comparative) publié par le projet MEASURE DHS.

Les comparaisons des enquêtes nationales dans divers pays révèlent des changements importants des pratiques de MGF avec le temps. Les femmes plus jeunes ont moins de chances d'être mutilées que les plus âgées, dans 9 des 16 pays étudiés, dont le Kenya, l'Éthiopie, le Nigeria et la Côte d'Ivoire. Mais on remarque moins de changements dans les pays où la MGF est plus fréquente, comme l'Égypte, la Guinée et le Mali. La MGF est moins bien tolérée en Égypte et ailleurs, ce qui laisse entendre que les perceptions individuelles changent, même dans les pays où elle est plus fréquente.

En même temps, le rapport démontre aussi une tendance croissante vers la << médicalisation >> de la MGF, alors qu'un plus grand nombre de fillettes sont excisées par un médecin, plutôt que par un praticien traditionnel. Cette tendance est remarquable en Égypte, où un peu plus de 61 pour cent des filles ont été excisées par un médecin en 2000, par rapport à 54 pour cent en 1995. On dénote la même tendance au Mali et en Guinée, deux pays où la MGF est très répandue. Dans de nombreux pays, on mutile les fillettes de plus en plus jeunes, même si la proportion globale de fillettes circoncises diminue.

<< Le moment et la façon dont la MGF est effectuée change énormément >>, déclare le Dr Yoder. << Les pratiques varient, depuis une petite coupure symbolique sur le clitoris jusqu'à l'excision partielle ou complète des organes génitaux féminins externes et à une fermeture partielle du vagin (infibulation) >>. Dans certains pays, comme l'Égypte, la MGF est une coutume très ancienne, datant même d'avant l'islam. Par contre, dans certaines parties de l'Afrique de l'Ouest, on n'a commencé à pratiquer la MGF qu'aux XIXe et XXe siècles.

Longtemps considérée comme la << règle d'or >> en matière d'enquêtes pour évaluer des variables reliées aux population, à la nutrition et à la santé, MEASURE DHS aide les pays en développement à recueillir des données sur la santé et la démographie au moyen de rencontres personnelles chez les gens. Le DHS a commencé à ajouter des questions sur la MGF en 1989.

MEASURE DHS a aidé à mener plus de 200 enquêtes dans plus de 70 pays. MEASURE DHS est réalisé par Macro International Inc., une société membre d'Opinion Research Corporation (ORC Macro).

CONTACT : Dr Stan Yoder +1-301-572-0840

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Dr Stan Yoder pour ORC Macro, +1-301-572-0840

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