Les résultats d'essais cliniques montrent que les taux élevés de réponse obtenus grâce à Erbitux(R) (cetuximab) peuvent augmenter la possibilité d'une intervention chirurgicale curative chez des patients atteints d'un cancer colorectal métastasé
ORLANDO, Floride - Société américaine d'oncologie clinique (ASCO) 2005, May 14 /PRNewswire/ -- Les nouvelles données fournies par trois essais cliniques prouvent qu'Erbitux(R) (cetuximab) appliqué en première ligne manifeste un taux de réponse invariablement élevé, ce qui laisse envisager une plus grande possibilité d'intervention chirurgicale chez les patients dont on estimait jusqu'alors les métastases inopérables. (1-3)Ces données préliminaires, publiées aujourd'hui à la 41e réunion annuelle de la Société américaine d'oncologie clinique (ASCO), renforcent les possibilités offertes par Erbitux afin de non seulement retarder la progression de la maladie, mais aussi de rétrécir les métastases et de permettre une résection chirurgicale à des fins curatives.(1-3)
Chez les patients atteints d'un cancer colorectal métastasé (mCRC), le taux de survie de cinq ans est de moins de 5 pour cent.(4) Cependant, chez les patients qui subissent une résection chirurgicale de leurs métastases à des fins curatives, le taux de survie de cinq ans est d'environ 50 pour cent. (5) Cette approche a été freinée par le taux de réponse des tumeurs qu'obtiennent les chimiothérapies classiques.(5) Jusqu'ici, les taux de réponse d'Erbitux ont été invariablement élevés, et ce, au cours de son utilisation dans différents régimes de traitements et avec différents types de chimiothérapie(1-3),(6-8). On explore à présent sa capacité d'améliorer la survie à long terme.
<< Bien qu'un petit groupe de patients seulement a été étudié, les résultats font ressortir l'énorme potentiel d'Erbitux pour le traitement du cancer colorectal métastasé >>, a déclaré le professeur Eric Van Cutsem de l'hôpital universitaire Gasthuisberg de Louvain en Belgique. << Aux patients qui ne peuvent plus subir une résection des métastases, il est peu probable que nous puissions offrir une option curative. Tout progrès nous rapprochant de cette possibilité est urgemment requis. >>
Les résultats préliminaires de l'un des trois essais, une étude internationale de phase II (ACROBAT),(1) montrent qu'Erbitux, associé aux traitements de première ligne habituels que sont l'oxaliplatine, l'acide folinique et le 5-fluorouracil (FOLFOX-4 régimes), manifeste un taux général de réponse de 81 pour cent et retarde de 12,3 mois la progression de la maladie. À 12 mois, chez 52 pour cent des patients, la maladie ne progresse pas. (1) Neuf patients sur 42 (21 pour cent), qui ne pouvaient plus subir une résection des métastases, ont pu supporté une exérèse chirurgicale de leurs métastases (sept foies, un poumon et une glande suprarénale). 1 Les résultats de cette étude sont étayés par les résultats de deux autres études de phase I/II publiés lors de cette réunion ASCO.(2),(3)
<< Ces résultats sont très encourageants, car Erbitux en association avec FOLFOX-4 manifeste certains des taux de réponse les plus élevés jamais enregistrés lors de traitements de première ligne >> a commenté le Dr Josep Tabernero de l'hôpital universitaire Vall d'Hebron de Barcelone. << Des données à plus long terme seront nécessaires et nous anticipons avec intérêt les résultats des essais de phase III qui sont en cours. >>
Lors de ces essais, Erbitux a manifesté un profil de sécurité favorable et peu d'effets secondaires comparé à ceux des chimiothérapies classiques.
Sur la base de l'étude internationale randomisée de phase II BOND (6), Erbitux a été approuvé en décembre 2003 en Suisse et en février 2004 par la FDA aux Etats-Unis pour le traitement du mCRC chez les patients dont les tumeurs ne réagissent plus au traitement à base d'irinotecan. En juin 2004, Erbitux a également été approuvé par l'Union Européenne. Des études de phase III sont actuellement en cours pour déterminer le taux de survie à long terme d'Erbitux dans le traitement du mCRC.
À propos d'Erbitux
Erbitux(R) est le premier d'une classe d'anticorps IgG1 très actifs ciblant le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR). En tant qu'anticorps monoclonal, le mode d'action d'Erbitux se distingue des traitements classiques de chimiothérapies non sélectives en ce qu'il s'attache au récepteur du facteur de croissance épidermique qu'il vise spécifiquement. Cette action inhibe l'activation du récepteur et de la voie ultérieure de transduction des signaux, ce qui a pour effet de réduire à la fois l'invasion des tissus sains par les cellules tumorales et la progression des tumeurs vers de nouveaux sites.
L'effet secondaire le plus courant causé par Erbitux est une irritation cutanée ressemblant à de l'acné. Cet effet semble relié à une réponse positive au traitement.(6) Chez approximativement 5 % des patients, des réactions d'hypersensitivité peuvent apparaître pendant le traitement avec Erbitux et environ 50 % de ces réactions sont sévères.(6)
Erbitux a déjà reçu l'autorisation de mise sur le marché en Suisse, aux Etats-Unis, au Mexique, en Argentine, au Chili, en Islande, en Norvège, dans l'Union Européenne, au Pérou, en Australie, en Croatie et à Singapour. Il peut être utilisé en association avec l'irinotecan chez les patients dont le récepteur du facteur de croissance épidermique est atteint du cancer colorectal métastasé et qui n'ont pas répondu à un traitement à base d'irinotecan. Aux Etats-Unis, en Argentine, au Chili, au Mexique, au Pérou, à Singapour et en Australie, Erbitux est également autorisé en tant qu'agent unique.
A propos de Merck KGaA
En 1998, Merck KgaA de Darmstadt en Allemagne a obtenu d'ImClone Systems Incorporated de New York une licence pour le droit de commercialisation d'Erbitux en dehors des Etats-Unis et du Canada. Au Japon, Merck KgaA partage des droits co-exclusifs de commercialisation avec ImClone Systems.
Merck KGaA se voue de manière permanente au progrès des traitements oncologiques. Se concentrant sur des zones hautement ciblées, la compagnie évalue actuellement de nouveaux traitements tels que l'utilisation d'Erbitux contre le cancer colorectal, l'épithélioma spinocellulaire de la tête et du cou et le cancer non à petites cellules du poumon. En collaboration avec Biomira Inc. d'Edmonton en Alberta au Canada, la compagnie étudie aussi le vaccin BLP25 Liposome (L-BLP25) pour le traitement du cancer (non petites cellules) du poumon. En septembre 2004, la FDA a accordé à ce vaccin la procédure d'évaluation accélérée.
Références
1. Diaz Rubio E et al. Présenté à ASCO, Orlando, Floride, 2005: abstr 3535.
2. Folprecht G et al. Travaux ASCO, Orlando, Floride, 2005: abstr 3640.
3. Seufferlein T et al. Travaux ASCO, Orlando, Floride, 2005: abstr 3644.
4. Mineo TC et al. J Am Coll Surg 2003 ; 197 :386-391
5. Giacchetti S et al. Ann Oncol 1999; 10 (6): 663-9.
6. Cunningham D et al. N Engl J Med 2004; 22; 351(4): 337-45.
7. Saltz L et al. Proc Am Soc Clin Oncol 2001; Vol 20: abstr 7.
8. Saltz L et al. J Clin Oncol 2004; 22 (7): 1-8.
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