La CFE-CGC/UNSA propose à la Société Générale de voter pour le dividende à 1 euro ....
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CFE-CGC/UNSA France Télécom - Orange
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Communiqué du 14 mai 2012
La Société Générale ne versera pas de dividende au titre de l’exercice 2011
Les dirigeants de la Société Générale ont bien compris l’intérêt de conserver le résultat dans l’entreprise, particulièrement en temps de crise : la banque a annoncé en novembre dernier qu’elle ne verserait pas de dividende au titre de l’exercice 2011[5], pour renforcer ses fonds propres d’environ 500 millions d’euros.
C’est pourquoi la CFE-CGC/UNSA et l’ADEAS (Association pour la Défense de l’Épargne et de l’Actionnariat des Salariés de France Télécom-Orange) ont écrit à Monsieur Oudéa, PDG de la Société Générale, pour lui demander de soutenir et de voter la résolution des actionnaires salariés, qui vise non à supprimer tout dividende à France Télécom, mais à le ramener à 1 euro par action pour l’exercice 2011.
Une politique de dividende extravagante à France Télécom…
La politique de dividende extravagante menée depuis plusieurs années conduit France Télécom à exiger de ses filiales, y compris celles qu’elle ne possède pas à 100%, la remontée de tout leur résultat dans les comptes consolidés. En retour, les actionnaires au titre des participations minoritaires demandent à percevoir leur dividende. L’entreprise devrait donc verser non seulement 3,7 milliards d’euros aux propriétaires de la maison mère, mais également près de 700 millions d’euros aux propriétaires des participations ne donnant pas le contrôle de l’entreprise.
Avec un dividende à 1,40 euro par action, France Télécom devra donc débourser près de 4,4 milliards d’euros de dividendes au titre de l’exercice 2011… pour un résultat net d’un peu plus de 3,8 milliards d’euros pour la même période !!
… au détriment de l’entreprise et des actionnaires stables !
Le 16 avril dernier, Les Échos notaient que l’action France Télécom avait perdu 60% de sa valeur depuis 2007. Depuis cet exercice, le dividende s’est envolé, passant d’abord à 1,30 pour 2007, puis à 1,40 euro par action de 2008 à 2011 inclus, si l’on s’en tient au montant proposé par le Conseil d’administration pour l’exercice écoulé. Sur 5 ans, cela représente une distribution de 6,90 euros par action, sans compter les frais financiers générés par les opérations de paiement, et, régulièrement, les emprunts dédiés au versement d’un acompte. Le cours de l’action pourrait donc se situer aujourd’hui entre 17 et 18 euros si aucun dividende n’avait été distribué pendant cette période, au lieu des 10,50 euros auxquels elle stagne aujourd’hui.
Les actionnaires stables, dont les personnels actionnaires ou les petits porteurs issus des opérations de privatisation, n’y auraient rien perdu : leur capital aurait été préservé. L’entreprise aurait conservé 18 milliards d’euros de fonds propres, utilisables pour investir et/ou se désendetter, et serait en outre mieux protégée contre une éventuelle OPA hostile. Les fonds propres des filiales, que la maison mère n’aurait pas eu besoin de siphonner, auraient également été renforcés. L’État y aurait perdu du cash, mais aurait maintenu le patrimoine de l’Agence des Participations de l’État, et la capacité d’investissement du Fonds Stratégique d’Investissement, qui lui permet d’investir dans les entreprises qu’il souhaite soutenir.
Les personnels actionnaires de France Télécom proposent le dividende à 1 euro…
Conscients des effets délétères d’un dividende trop élevé, et à l’instigation de la CFE-CGC/UNSA et de l’ADEAS qui défendent cette position depuis plusieurs années, les représentants du personnel dans les Conseils de Surveillance des fonds d’épargne salariale ont demandé que le dividende soit ramené à 1 euro par action, dès l’exercice 2011. Ils souhaitent avant tout assurer la pérennité de l’entreprise et sa capacité à investir, tant dans les infrastructures qui lui permettront de rester un opérateur significatif que dans l’innovation au service de ses clients.
La Direction a du se résoudre à les voir proposer une résolution qui fixe le dividende à 1 euro par action, au lieu de 1,40. Cette résolution « A » sera soumise au vote de l’Assemblée générale des actionnaires le 5 juin prochain, en alternative à la résolution 3 proposée par le Conseil d’administration.
Voir copie du courrier jointe à ce communiqué
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L’adoption de cette résolution permettrait à France Télécom de renforcer ses fonds propres d’1 milliard d’euros.
… et espèrent qu’une majorité d’actionnaires voteront leur résolution,à commencer par l’État
Les précédentes Assemblées générales ont montré qu’il était difficile aux personnels de faire entendre un point de vue divergent de celui du Conseil d’Administration : leurs précédents votes contre le dividende à 1,40 euro n’avait été suivi ni par l’État, ni par les petits porteurs qui se plaignaient pourtant amèrement, et à juste titre, de la chute du cours de l’action.
Les personnels actionnaires espèrent que le nouveau gouvernement aura une politique plus éclairée à l’égard de France Télécom, et que l’ensemble des actionnaires, notamment ceux qui ont eu confiance dans notre entreprise lors de sa privatisation, comprennent mieux aujourd’hui les mécanismes des marchés financiers : la crise aura au moins eu le mérite de mettre en lumière leurs excès et leurs pratiques délétères pour les entreprises et les États, au détriment des salariés, des citoyens… mais aussi de tous les investisseurs prêts à accompagner loyalement le développement industriel des entreprises dont ils sont copropriétaires.
Contacts :
- Sébastien CROZIER, Président du syndicat CFE-CGC/UNSA France Télécom-Orange(06 86 27 32 72) -
- Patrice BRUNET, président de l’ADEAS (Association pour la Défense de l’Épargne et de l’Actionnariat des Salariés de France Télécom-Orange)06 89 30 40 23 - –
Vous pouvez retrouver nos communiqués sur le site web de la CFE-CGC/UNSA France Télécom-Orange : et nous suivre sur Twitter :


