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mardi 30 avril 2013 à 15h00

1,2 M? d'investissements pour les sept nouveaux projets en maturation de la SATT Aquitaine




 



Suite aux deux derniers Comités d'Investissement d'Aquitaine Science Transfert® qui se sont tenus les 1er février et 28 mars derniers, le Conseil d'Administration de la SATT Aquitaine a approuvé ce lundi 22 avril 2013, les 1,2M d'investissements pour les sept nouveaux projets en maturation. Le montant des investissements engagés sur les trois années à venir va permettre de préparer les technologies pour leur transfert sous forme de licence à des acteurs industriels ou sous forme de création de start-up.


Les projets concernent quatre grands domaines d'applications :

·        SANTE 

·        CHIMIE - PHARMA

·        MECANIQUE - MATERIAU

·        TIC

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A propos du Comité d'Investissement

Le Comité d'Investissement de la SATT Aquitaine est composé de 7 membres nommés intuitu personae par le Conseil d'Administration et choisis parmi des experts disposant de qualifications en relation avec les besoins du plan stratégique de la Société. Au moins un tiers de ces experts est issu d'entreprises publiques ou privées. Consulté pour l'instruction de toute décision d'investissement et de désinvestissement, le Comité donne un avis à titre consultatif, qui ne lie pas les décisions du Conseil d'Administration et de la Présidente.

Le Comité exprime un avis et formule des préconisations au regard de six grands ensembles de critères : l'originalité et le niveau de maturité scientifique du projet ; la stratégie de valorisation et les aspects marché, économiques, réglementaires, PI et technologiques ; le plan de développement ; le management du projet ; la valeur et rentabilité potentielle de l'opération ; l'évaluation des risques.

Sur une fréquence bimestrielle, chaque Comité consulte 5 à 6 dossiers.

Aquitaine Science Transfert® (SATT Aquitaine)

Créée à l'initiative du Programme des Investissements d'Avenir, Aquitaine Science Transfert® a pour objectifs la valorisation de la recherche académique et l'amélioration du processus de transfert de technologies vers les entreprises. La société est portée par ses actionnaires fondateurs que sont le PRES « Université de Bordeaux », l'Université de Pau et des Pays de l'Adour, le CNRS,  l'Inserm et la Caisse des Dépôts et Consignations pour le compte de l'Etat.

Les compétences d'Aquitaine Science Transfert® couvrent l'ensemble des étapes du transfert de technologies : la détection des inventions et des besoins des marchés, la maturation (investissement dans la preuve de concept technique, économique et juridique), la gestion et le transfert de la Propriété Intellectuelle, la négociation des conditions d'exploitation et l'accompagnement du transfert vers les marchés socio-économiques (accords de licence, contrats de collaboration, créations d'entreprises). Aquitaine Science Transfert® réalise également des prestations de négociation des contrats de recherche partenariale, de gestion de la propriété intellectuelle, de sensibilisation à la valorisation et au transfert, de valorisation des sites de recherche et la réalisation de cartographies technologiques et sectorielles.

Dotée d'une capacité d'investissement importante pour les phases de maturation technique, propriété intellectuelle, juridique et commerciale, Aquitaine Science Transfert® investira d'ici à juillet 2015, environ 10 millions d'euros répartis sur environ 80 projets.

 

Contact presse

Aquitaine Science Transfert

Claire Moras, chargée de communication

Tél : 33 (0)5 56 46 20 73 ou 06 19 57 48 66 . Mail :

 


SANTÉ

Une structure de peau normale et fonctionnelle

Porté par Vincent Casoli, Muriel Cario-André et Emilie Desnouveaux, chercheurs du CHU de Bordeaux, au laboratoire des Biothérapies des maladies génétiques et du cancer rattaché à l'Université Bordeaux Segalen et à l'INSERM, ce projet consiste à produire in vitro de la peau à partir d'une biopsie prélevée sur le patient sous anesthésie locale. Le patient est à la fois donneur initial et receveur de la greffe ; on parle de greffe autologue.

La peau reconstruite par cette technique comporte de nombreux avantages : constituée du derme et de l'épiderme, elle présente une structure de peau normale, de très bonne qualité. Elle comporte des cellules pigmentaires fonctionnelles favorisant la protection de la peau et une coloration naturelle, ainsi que des cellules autologues, facilitant la prise de greffe. Elle permet également de reconstruire une peau adaptée à des lésions de grande taille. Il s'agit d'une véritable innovation dans la mesure où les produits actuels possèdent un épiderme seul, ou un derme et épiderme mais non pigmentés et de petite taille. Ils sont considérés davantage comme des « pansements sophistiqués ».

Une amélioration dans le traitement du patient

Cette technologie s'impose comme une avancée majeure pour la chirurgie réparatrice, dans le traitement des grands brûlés, des blessures chroniques (ulcère du pied diabétique) ou des nævi géants congénitaux.

Elle offre une nette amélioration dans le traitement du patient avec une meilleure prise de greffe, des risques de rejets minimisés, une peau « finale » moins fragile, une cicatrisation moins longue et des séquelles fonctionnelles, esthétiques et psychologiques moins importantes. Le résultat est esthétiquement et psychologiquement satisfaisant sur des petites comme des grandes surfaces. D'un point de vue économique, l'invention apporte par ailleurs des avantages certains : d'une part, il n'y a besoin que d'un seul acte chirurgical au lieu de deux et d'autre part, la peau reconstruite est greffée sous anesthésie locale, un acte moins lourd pour le patient et limitant également les coûts d'intervention.

 

L'accompagnement d'Aquitaine Science Transfert® dans les étapes de maturation

Le programme de maturation élaboré par Aquitaine Science Transfert® pour les trois prochaines années va permettre d'assurer la phase préclinique de développement du produit, suite à quoi une demande d'autorisation d'étude clinique pourra être soumise à l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM). Fort de cette première preuve de concept, une start-up pourra être créée pour assurer la suite de la prise en charge du projet depuis les phases d'essais cliniques jusqu'à la mise en œuvre de l'activité.

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Les symptômes et traitements actuels de la maladie de Huntington

La maladie de Huntington est une maladie rare, dont la prévalence moyenne dans la population « caucasienne » est de 5 à 7 malades pour 100 000, et pour laquelle il n'existe pas de traitement curatif. C'est une maladie neurodégénérative dévastatrice. Sa spécificité implique une prise en charge symptomatique, c'est-à-dire le traitement de chaque symptôme séparément : les psychotropes contre la dépression, l'anxiété et certains troubles du caractère, les neuroleptiques contre les mouvements choréiques, la kinésithérapie sur les troubles de l'équilibre et la rééducation orthophonique sur les troubles de l'élocution.

Les troubles d'apprentissage et de mémoire qui se produisent très tôt dans l'évolution de la maladie, semblent être dus à l'inhibition d'une forme de plasticité synaptique, largement considérée comme étant à la base de l'apprentissage et de la mémoire. Cette forme de plasticité est principalement déterminée par le nombre de récepteurs glutamatergiques présents dans les synapses.

Un nouveau traitement agissant sur l'ensemble des symptômes

Daniel Choquet et Hongyu Zhang, chercheurs à l'Institut Interdisciplinaire de Neurosciences (IINS)* de Bordeaux, ont mis en évidence l'action d'une molécule dans le traitement ou la prévention de la maladie de Huntington. Cette molécule réverse les différents symptômes de la maladie. Grâce à l'investissement d'Aquitaine Science Transfert®, un traitement devrait pouvoir être développé pour une mise sur le marché prévue dans environ six ans. La découverte de l'action de cette molécule pourrait ainsi conduire au premier traitement efficace sur l'ensemble des symptômes de la maladie de Huntington, apportant un bénéfice important aux patients.

* Unité Mixte de Recherche rattachée à l'université Bordeaux Segalen et au CNRS

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Le syndrome de dysfonction temporo-mandibulaire et les prothèses actuelles

L'articulation temporo-mandibulaire (ATM) est une articulation coulissante et pivotante qui permet de déplacer la mâchoire inférieure vers le crâne. On peut éprouver des problèmes lorsque la mâchoire pivote lors de l'ouverture, de la fermeture ou d'un mouvement latéral. Ainsi, l'articulation temporo-mandibulaire et les muscles masticateurs sont affectés et occasionnent un dysfonctionnement de la mâchoire appelé le syndrome de dysfonction temporo-mandibulaire (DTM).

Les prothèses actuelles, aux conceptions empiriques, sont essentiellement fondées sur des données d'anatomie descriptive et fournissent de ce fait des résultats insuffisants en terme de qualité et de fiabilité : ruptures de la prothèse ou de la liaison mandibulaire, mobilité très limitée, douleurs persistantes et phénomènes inflammatoires.

Une prothèse ergonomique adaptée à la morphologie du patient

La démarche élaborée lors de la conception de cette prothèse est totalement nouvelle : basée sur une analyse fonctionnelle de biomécanique articulaire, la prothèse va pouvoir s'adapter à la morphologie du patient grâce à un design et une ergonomie nouvelle.

Développée par Michel Mesnard, chercheur à l'Institut de Mécanique et d'ingénierie de Bordeaux (I2M)* et par Antonio Ramos de l'Université d'Aveiro au Portugal, l'invention soutenue par Aquitaine Science Transfert® permettra d'améliorer très significativement le service médical rendu au patient : d'une part, les effets secondaires seront amoindris grâce à une meilleure ergonomie de la prothèse, une fixation simplifiée, et grâce à une mobilité retrouvée importante de la mâchoire. D'autre part, les traumatismes physiques liés à l'intervention chirurgicale et les durées d'intervention et d'hospitalisation du patient seront réduites, ce qui engendrera une nette diminution du coût sociétal de cette pathologie.

Les grandes étapes jusqu'au marché

La somme investie par Aquitaine Science Transfert® va permettre de développer des prototypes de prothèses testés et caractérisés, afin d'établir la preuve de son efficacité, de son innocuité et sa facilité d'implantation pour le chirurgien. L'investissement permettra également de consolider les aspects marketing en vue de la commercialisation de cette technologie : un partenariat industriel devra être établi au préalable afin d'intégrer un cahier des charges fonctionnel, ainsi qu'un partenariat avec un clinicien qui, en tant qu'utilisateur, donnera son avis et ses recommandations sur les aspects pratiques concernant l'implantation de la prothèse. Enfin, des études cliniques seront nécessaires pour que la prothèse obtienne une autorisation de mise sur le marché d'ici quatre ans.

* Unité Mixte de Recherche rattachée à l'Université Bordeaux 1, à l'Institut Polytechnique de Bordeaux (IPB), au CNRS, à l'ENSAM Bordeaux

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Un dispositif d'analyse des cellules pancréatiques

Affectant plus de 200 millions de personnes, le diabète est une maladie incurable dont la progression est alarmante, notamment chez les jeunes. 450 millions de personnes seront touchées en 2020. Il s'agit d'un dysfonctionnement du système de régulation de la glycémie, conduisant les personnes atteintes du diabète de type 1 à s'injecter plusieurs fois par jour de l'insuline pour suppléer le rôle du pancréas endocrine.

La technologie brevetée avec l'aide d'Aquitaine Science Transfert® est un dispositif médical permettant d'analyser en temps réel et en continu, les signaux électriques des cellules pancréatiques. Ces cellules produisent des hormones permettant de réguler la glycémie (insuline, glucagon, somatostatine). Elles réagissent aux variations des taux de glucose, d'hormones et de nutriments dans le sang par le changement de leur activité électrique. Le dispositif in vitro est ainsi composé d'un ensemble de microélectrodes mesurant l'activité de cellules pancréatiques en culture sur l'ensemble de ces microélectrodes.

Le parcours dans la chaine du transfert de technologies

Nommé Dia?chip®, ce système a été inventé par une équipe transdisciplinaire bordelaise : Jochen Lang, professeur au laboratoire de Chimie et Biologie des Membranes et Nanoobjets (CBMN)*, Sylvie Renaud, professeur au laboratoire de l'Intégration du Matériau au Système (IMS)* et Bogdan Catargi, professeur au CHU de Bordeaux et à l'Université Bordeaux Segalen*. Il trouve ses principales applications dans la recherche de médicaments contre le diabète et dans l'évaluation de la qualité des cellules pancréatiques pré-transplantation. Il permettra également le suivi en temps réel de la différenciation d'une cellule souche en cellule pancréatique. A long terme, cette technologie multiparamétrique devrait être utilisée comme capteur dans les dispositifs de suivi et traitement du diabète en continu.

Actuellement au stade de prototype, dont l'essentiel des fonctionnalités sont actives, ce dispositif n'a encore aucun équivalent. Mais pour confirmer l'efficacité du Dia?chip® et pour le rendre commercialisable, un programme de maturation a été mis en place par Aquitaine science Transfert® pour une durée de trois ans. Il permettra d'apporter diverses améliorations, notamment dans la miniaturisation du système, et de le tester sur des cellules pancréatiques humaines.

* Unités Mixtes de Recherche rattachées à l'Université Bordeaux 1, à l'Institut Polytechnique de Bordeaux (IPB) et au CNRS

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CHIMIE - PHARMA

Des ingrédients incontournables dans l'industrie chimique

Les dérivés aromatiques du bore sont des intermédiaires de synthèse organique incontournables. Par leur relative innocuité, leur stabilité, leur facilité de manipulation et la versatilité de leurs applications, ceux-ci sont très largement utilisés dans la mise au point des synthèses de produits pharmaceutiques ou chimiques au sens large. Néanmoins, l'accès à ces composés se fait difficilement. Les méthodes les plus employées s'effectuent soit à températures cryogéniques (-78°), soit par catalyse à base de réactifs très couteux.

Un nouveau procédé permettant de réduire les coûts de production

Mathieu Pucheault, Michel Vaultier et Ludovic Marciasini, chercheurs à l'Institut des Sciences Moléculaires (ISM)* de Bordeaux, ont mis au point un nouveau mode opératoire économiquement viable, facile de mise en œuvre, plus doux ou utilisant des catalyseurs moins toxiques et couteux. Il permet d'accéder à des dérivés du bore utilisables ultérieurement en synthèse et notamment en synthèse d'ingrédients pharmaceutiques actifs (API). Ce nouveau procédé ne nécessite pas d'investissement supplémentaire de la part de l'industriel car il fonctionne parfaitement sur les équipements de production standards. Il permet de diminuer les coûts de productions grâce d'une part, à une économie directe réalisée sur les coûts des réactifs entrant dans le procédé et d'autre part, grâce à la possibilité de produire l'intégralité des dérivés à température « standard ».

Une réponse aux besoins de l'industrie chimique

Le plan de maturation prévu par Aquitaine Science Transfert® va permettre de développer ce nouveau procédé afin de répondre aux besoins des industriels. Depuis 2005, l'industrie chimique mondiale évolue, forçant les industriels à explorer de nouvelles stratégies pour optimiser leurs revenus. Les acteurs de l'industrie chimique commencent à mettre au centre de leurs préoccupations économiques la gestion des stocks, l'optimisation des coûts de production. Ainsi, l'optimisation des coûts d'approvisionnement en API par la recherche du moindre coût de production, va devenir un réel enjeu économique pour les fournisseurs d'ingrédients comme pour les laboratoires de synthèse.

* Unité Mixte de Recherche rattachées à l'Université Bordeaux 1, à l'Institut Polytechnique de Bordeaux (IPB) et au CNRS

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MECANIQUE - MATERIAU

Les problématiques de perçage profond et de multi-matériaux

De nombreux secteurs d'activités utilisent des multi-matériaux pour atteindre un bon ratio masse-rigidité-résistance. Il est désormais fréquent de percer simultanément les multiples couches empilées de différents matériaux. La nature confinée de l'opération de perçage implique une évacuation efficace des copeaux, pour limiter les échauffements et garantir une bonne qualité de l'usinage. La problématique du perçage de multi-matériaux est similaire à celle du perçage profond. Dès lors que le rapport entre la profondeur et le diamètre percé augmente, le frottement de la matière coupée sur la goujure et sur la surface usinée s'intensifie. Au-delà d'un seuil limite, un phénomène de bourrage apparaît, puis laisse place rapidement à la casse de l'outil. Face à ces problèmes, les méthodes de perçage conventionnelles trouvent leurs limites.

Une nouvelle technique d'usinage : le perçage vibratoire

Le perçage vibratoire consiste à ajouter un mouvement oscillatoire axial (appelé également mouvement vibratoire), au mouvement de coupe de l'outil. Le mouvement d'oscillation est induit par un système vibratoire mécanique. Cette technique garantit la fragmentation des copeaux, permettant de supprimer le bourrage et de diminuer le risque de casse des outils. Les oscillations réduisent également l'échauffement généré par la coupe, d'où un allongement important de la durée de vie des outils.

Un nouveau système vibratoire a été développée à l'Institut de Mécanique et d'ingénierie de Bordeaux (I2M)* par Olivier Cahuc, Mehdi Cherif, Jean-Yves K'Nevez et Jérémy Jallageas. Il apporte de réels avantages lors des opérations de perçage sur commande numérique ou sur unité de perçage automatique (UPA). Sans utiliser de came, de ressort, ou d'actionneur piézoélectrique, la solution technique proposée offre la possibilité d'ajuster l'amplitude des oscillations pendant l'usinage. Associé à un algorithme de reconnaissance des matériaux percés, actuellement en développement, le système pourra automatiquement régler les paramètres vibratoires optimaux.

De l'invention jusqu'à la mise sur le marché

L'investissement accordé par Aquitaine Science Transfert® va permettre de réaliser sur un échéancier inférieur à un an le prototype d'une unité de perçage automatique (UPA) capable de percer en mode vibratoire dans différents matériaux. S'imposant comme une réponse efficace aux besoins du marché de l'industrie de l'aéronautique, de l'énergie, de l'automobile ou de la plasturgie, cette technologie brevetée sera testée, caractérisée, et adaptée au cahier des charges du client final.

* Unité Mixte de Recherche rattachée à l'Université Bordeaux 1, à l'Institut Polytechnique de Bordeaux (IPB), au CNRS et à l'ENSAM Bordeaux

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TIC

La fin des téléchargements manuels d'applications nomades

Actuellement, pour chaque domaine d'utilisation d'applications nomades, l'utilisateur doit lui-même aller sur un Android/Apple Store, rechercher l'application, la télécharger, l'installer pour ensuite pouvoir l'exécuter. La solution mise au point par Philippe Roose et Marc Dalmau, chercheurs au Laboratoire Informatique de l'Université de Pau et des Pays de l'Adour (LIUPPA), se base sur une application plateforme unique qui est capable de trouver, télécharger, installer et exécuter des applications en fonction des besoins de l'utilisateur et du contexte dans lequel il se trouve. Elle peut également utiliser les ressources de son voisinage, par exemple l'utilisation du GPS d'un utilisateur voisin pour se localiser. Elle peut sans cesse être reconfigurée et adaptée si la plateforme détecte que c'est nécessaire.

L'optimisation des ressources des périphériques

L'avantage le plus important de cette invention, développée avec l'aide d'Aquitaine Science Transfert®, est de permettre d'optimiser les ressources mémoire, connexion et énergie, des appareils sur lesquels est installée l'application. Véritable gestionnaire de ressources au service du hardware, elle permet le redéploiement à la demande d'applications préinstallées ; ne sont stockées sur l'appareil que les applications nécessaires à un instant T, qui sont uploadées et effacées au gré de leur usage, générant ainsi une économie de mémoire. En fonction des disponibilités du réseau, le smartphone/tablette pourra aussi s'appuyer pour communiquer sur les autres devices de la communauté (smartphones, tablettes, PC Wifi, Hotspot Box Wifi, etc), s'affranchissant ainsi du passage obligé par le serveur du fournisseur en constituant un réseau comparable à du « peer to peer ». En terme d'énergie, l'appareil sur lequel est installée l'application pourra autogérer sa consommation grâce à une analyse intelligente de l'environnement d'utilisation.

Le partage dynamique d'applications

Cette technologie pourrait également trouver ses applications dans le partage dynamique d'applications. Là où les solutions actuelles ne proposent que du partage de contenus, cette technologie peut à loisir transférer au sein de sa communauté le contenu ou le programme gérant ce contenu. Les débouchés les plus évidents sont les applications promotionnelles commerciales « push », correspondant à des alertes au moment où l'usager passe près d'une enseigne dont il a au préalable téléchargé l'application. Elle pourrait également intéresser les offices de tourisme ou les collectivités en offrant des applications adaptées aux centres d'intérêt des usagers, conformément à leurs communautés en fonction du moment et du lieu où ils se trouvent. Enfin, la technologie pourrait servir pour de « l'alarming » : en situation de crise tel un accident de la route, elle permettrait le déploiement automatique d'applications sur site afin de collecter des informations pertinentes (photos, vidéos, capteurs) et de conseiller les personnes sur place concernant la marche à suivre.

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