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jeudi 9 janvier 2014 à 18h13

CUSHMAN & WAKEFIELD : LES MARCHES DE L'IMMOBILIER D'ENTREPRISE EN FRANCE, BILAN 2013 ET PERSPECTIVES 2014


 
 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Nathalie Neyret

+33 1 53 76 80 15 / +33 6 82 67 56 11

nathalie.neyret@eur.cushwake.com

 

 

Paris, le 9 janvier 2014

 

 

LES MARCHÉS DE L'IMMOBILIER D'ENTREPRISE EN FRANCE

BILAN 2013 & PERSPECTIVES 2014

 

« Avec 15,1 milliards d'euros, les montants engagés dans l'Hexagone en 2013 sont en légère progression par rapport à 2012 et relativement proches de la moyenne des 10 dernières années. Si l'appétit pour les biens les plus emblématiques reste important - en dépit d'un manque d'offres - ce bon résultat tient aussi à l'intérêt plus marqué pour des actifs moins sécurisés, confirmant l'attrait du marché français pour des profils variés d'investisseurs » annonce Olivier Gérard, Président de Cushman & Wakefield France. Les performances des marchés locatifs, pénalisés par l'environnement économique, fiscal et réglementaire, sont plus contrastées. « Après la baisse enregistrée en 2012, le volume des mètres carrés de bureaux loués ou vendus aux utilisateurs en Ile-de-France affiche un nouveau recul de 17 % d'une année sur l'autre. Le marché français des grands entrepôts présente un tout autre visage, avec une hausse de 21 % de la demande placée sur un an. Ce rebond doit toutefois être relativisé, s'accompagnant d'un recul important de l'activité dans les régions de Paris et de Lyon » poursuit Olivier Gérard. L'année 2013 a également soufflé le chaud et le froid sur le marché français des commerces. Tranchant avec les difficultés des sites secondaires, davantage exposés aux arbitrages des consommateurs et à la concurrence d'Internet, les emplacements n°1 des grandes métropoles concentrent l'essentiel de la demande des enseignes internationales. Ces dernières y poursuivent leur développement de façon opportuniste, tout en se défaisant de leurs points de vente les moins performants.

 

 

LE MARCHÉ DE L'INVESTISSEMENT EN FRANCE

 

15,1 milliards d'euros ont été investis en France en 2013, soit un volume en très légère hausse sur un an. Le marché français a profité d'une offre plus variée - alimentée par les cessions d'acteurs soucieux de recentrer leur patrimoine ou contraints de dégager des liquidités - suscitant l'intérêt d'un nombre croissant d'investisseurs. Si l'appétit d'institutionnels long terme pour les biens les plus emblématiques de l'Hexagone reste important, les opérations portant sur des actifs moins sécurisés ont aussi joué un rôle plus important, permettant notamment à quelques investisseurs opportunistes de s'illustrer.

 

 

 

 

 

 

 

 

Si les incertitudes fiscales et la détérioration des marchés locatifs pourraient peser sur l'activité en 2014, les volumes investis sur l'ensemble de l'année devraient être supérieurs à ceux de 2013. Plusieurs grandes ou très grandes transactions sont déjà en cours de concrétisation, témoignant de l'ampleur des fonds à placer et du vif appétit d'investisseurs institutionnels long terme (assureurs, fonds souverains) pour les actifs core. Mais les efforts consentis par certains vendeurs et l'intérêt des acteurs opportunistes joueront aussi en faveur de biens moins sécurisés, confirmant ainsi l'attrait du marché français pour des profils plus variés d'investisseurs.

 

 

Évolution des volumes investis en immobilier d'entreprise en France (Mds EUR)

Source : Cushman & Wakefield

 

 
 


LE MARCHÉ LOCATIF DES BUREAUX EN ILE-DE-FRANCE

 

Allongeant les prises de décision des utilisateurs, les incertitudes du climat des affaires ont incité nombre d'entreprises à préférer une renégociation de leur bail à un déménagement et fortement pesé sur l'évolution de la demande placée en 2013, en baisse de 17 % par rapport à 2012 et de 25 % par rapport à 2011. Les opérations > 4 000 m² - moteur traditionnel de l'activité locative - ont été particulièrement peu nombreuses. Ce fléchissement a contribué à la nette augmentation du stock disponible, par ailleurs alimenté par la production relativement soutenue de grands ensembles neufs-restructurés et les libérations de bureaux inadaptés aux exigences de rationalisation et de modernisation des entreprises.

 

 

 

 

 

 

La reprise économique de la France sera sans doute trop poussive pour relancer la consommation de mètres carrés de bureaux en 2014. Confirmant la propension des entreprises à renégocier leur bail plutôt qu'à déménager, le volume de la demande placée devrait rester inférieur à la moyenne des 10 dernières années. Le marché d'Ile-de-France demeurera par conséquent assez offreur, entretenant la concurrence entre secteurs tertiaires pour capter la demande des utilisateurs. Mais l'afflux d'offres pourrait aussi être la condition d'un redémarrage de l'activité lié, en périphérie, à l'assouplissement des conditions de bail et, dans la capitale, au lancement d'opérations de restructuration bien situées. Marquant une plus grande adéquation entre l'offre disponible sur le marché et les critères de recherche des utilisateurs, cette évolution renforcera l'attrait des bureaux offrant les meilleures prestations en matière de consommation d'énergie ou de services et affichant un prix répondant aux objectifs de rationalisation des entreprises.



Évolution de la demande placée de bureaux en France (m²)

Source : Cushman & Wakefield 

 

 
 


LE MARCHÉ DE LA LOGISTIQUE EN FRANCE

 

Le marché français des grands entrepôts a retrouvé des couleurs en 2013. Totalisant 2,17 millions de m², la demande placée est en effet supérieure de 21 % à celle de 2012. Cette performance doit toutefois être relativisée : les volumes ont été largement gonflés par de grands projets clés en main de chargeurs tandis que l'Ile-de-France affiche des niveaux d'activité loin de la moyenne des 10 dernières années.  

 

 

 

 

 

En 2014, l'environnement du marché des grands entrepôts restera difficile du fait de la mollesse de la croissance économique, d'une forte pression fiscale et de la pénurie croissante de foncier dans certains pôles majeurs (Lyon, Lille, Marseille). En dépit d'une tendance croissante à la renégociation des baux, le regain d'activité constaté en 2013 pourrait toutefois se prolonger en 2014. Pressés de réduire leurs coûts de transport, d'anticiper l'évolution des normes réglementaires et d'accompagner la multiplication des canaux de vente, les chargeurs conserveront un rôle moteur grâce au lancement de plateformes de distribution vastes et modernes. Ces opérations gonfleront les volumes placés au profit - dans les pôles de la dorsale Nord-Sud comme dans d'autres marchés hexagonaux - des zones offrant d'importantes opportunités foncières et une localisation au plus près des grands axes de transport.

 

 

Évolution de la demande placée de grands entrepôts en France (> 5 000 m²)

Source : Cushman & Wakefield


 
 


LE MARCHÉ DE L'IMMOBILIER DES COMMERCES EN FRANCE

 

En 2013, les difficultés d'un nombre croissant de commerçants et la poursuite des arbitrages d'enseignes rationalisant leur réseau au détriment des magasins les moins performants ont accentué la polarisation du marché français de l'immobilier de commerces. Tranchant avec le fléchissement des sites secondaires, les emplacements n°1 ont continué de bénéficier de la demande soutenue d'enseignes soucieuses de limiter les risques associés à une ouverture et de jouir d'une plus grande visibilité. Traditionnellement peu offreurs, ces emplacements ont en outre été animés par les mouvements opportunistes d'enseignes profitant des cessions de quelques grands groupes pour étendre leur réseau dans l'Hexagone ou tester de nouveaux formats plus qualitatifs.

 

 

 

 

Le niveau élevé du chômage et les difficultés d'un nombre croissant d'enseignes pèseront sur le marché français de l'immobilier de commerces en 2014. Les prochains mois seront surtout défavorables aux sites secondaires qui, souffrant de la désaffection et des arbitrages des enseignes, continueront de voir leur taux de vacance augmenter. En revanche, les meilleurs emplacements des artères commerçantes et des plus grands centres commerciaux resteront le théâtre d'ouvertures emblématiques. Capitalisant sur leur notoriété et leur forte fréquentation, ces sites demeureront très prisés par de nouvelles enseignes se développant dans l'Hexagone ou les acteurs historiques testant de nouveaux concepts pour répondre à l'évolution des modes de consommation.

 

Contrastant avec la vigueur de la reprise dans d'autres pays avancés (Etats-Unis, Royaume-Uni, etc.), l'embellie du climat économique de la France a été très modeste en 2013 et le demeurera sans doute en 2014. « Après une année 2013 difficile, la reprise sera, au mieux, poussive et inégale en 2014 pour les marchés locatifs. Le niveau élevé du chômage, la forte pression fiscale ou la poursuite des arbitrages des consommateurs pèseront ainsi sur les projets immobiliers des utilisateurs. Nombre d'entre eux privilégieront une renégociation de bail à un déménagement. Les autres demeureront très prudents quant au choix d'un nouveau site, ciblant en priorité les bureaux, entrepôts ou locaux commerciaux de qualité bien situés et répondant aux exigences de rationalisation et de modernisation des entreprises » explique Olivier Gérard. La polarisation du marché français ne devrait donc pas se démentir, posant la question du devenir des sites obsolètes et de la faisabilité technique ou économique d'une remise aux normes. « Le marché de l'investissement devrait quant à lui réitérer ses bonnes performances de 2013, démontrant l'appétit d'investisseurs aux profils assez variés, au-delà du seul segment core » conclut Olivier Gérard.

 

 

 

A propos de Cushman & Wakefield

Fondé en 1917, Cushman & Wakefield est le premier groupe privé mondial en immobilier d'entreprise. Cushman & Wakefield occupe une position prédominante sur la plupart des marchés immobiliers dans le monde. Avec environ 250 bureaux répartis dans 60 pays et plus de 16 000 collaborateurs, Cushman & Wakefield conseille ses clients, tant utilisateurs que propriétaires ou investisseurs, et leur offre une gamme complète de services intégrée à l'échelle mondiale, et ce pour tout type de biens (bureaux, commerces, industriels et logistiques) : transaction locative, investissement, service financier, audit et gestion de projet, gestion d'actifs immobiliers, expertise. Des missions de conseil et études de marché peuvent également être réalisées au niveau local ou international pour des promoteurs, des enseignes, des utilisateurs ou des investisseurs. Leader incontesté de l'immobilier d'entreprise, Cushman & Wakefield publie de nombreuses études auxquelles vous pouvez accéder grâce au Knowledge Center sur notre site internet www.cushmanwakefield.fr. En France, Cushman & Wakefield est présent à Paris avec 180 professionnels. 

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Les annexes de ce communiqué sont disponibles à partir de ce lien :
http://hugin.info/143404/R/1753837/591663.pdf

Ce communiqué de presse est diffusé par NASDAQ OMX Corporate Solutions. L'émetteur est seul responsable du contenu de ce communiqué.

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