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HOPITAL PITIE-SALPETRIERE

lundi 1er novembre 2004 à 16h34

L'étude EPIC(3) démontre un taux élevé de réponse virologique précoce à la suite d'une reprise de la bithérapie associant PegIntron et Rebetol chez les patients atteints d'hépatite C chronique.


BOSTON, November 1 /PRNewswire/ --

- Les premiers résultats suggèrent que les patients n'ayant pas répondu à un traitement antérieur pourraient réagir positivement à une reprise du même traitement

- EPIC(3) évalue également le traitement d'entretien à long terme avec PegIntron. Les premiers résultats d'une grande étude clinique en cours montrent qu'un nombre élevé de patients souffrant d'une infection chronique causée par le virus de l'hépatite C (VHC), qui n'auraient pas répondu aux traitements standard à base d'interféron, ont présenté une réponse virologique précoce lorsqu'ils ont été traités de nouveau par une bithérapie, individualisée selon le poids du patient, associant PegIntron(R) (peginterferon alfa-2b) et Rebetol(R) (ribavirine). L'étude EPIC(3) (Evaluation of PegIntron in Control of Hepatitis C Cirrhosis)(1) est une grande étude clinique multicentrique impliquant environ 2 200 patients répartis dans 140 sites dans le monde. Les résultats de la première phase thérapeutique de cette étude ont été dévoilés le 1er novembre au cours d'une présentation orale dans le cadre de la 55ème Assemblée annuelle de l'American Association for the Study of Liver Diseases (AASLD). Les investigateurs ont présenté les premiers résultats portant sur les premiers 1 435 patients de l'étude EPIC(3). Ils montrent que 65 % des patients, qui étaient atteints d'une fibrose légère à avancée et avaient rechuté ou n'avaient pas répondu au traitement antérieur par interféron, associant ou non la ribavirine, avaient enregistré une réponse virologique précoce. Celle-ci correspond à une diminution substantielle (supérieure à 2 log10) de la charge virale après 12 semaines de traitement. Par ailleurs, 40 % des patients de l'étude présentaient des taux indétectable du virus (ARN VHC négatif) après 12 semaines. << Le taux élevé de réponse virologique précoce rapporté dans l'étude EPIC(3) souligne la valeur potentielle d'une reprise du traitement chez les patients qui avaient rechuté ou n'avaient pas répondu au traitement antérieur >>, a déclaré le Professeur Thierry Poynard, médecin à l'hôpital Pitié-Salpêtrière et investigateur principal de l'étude. << Ces premiers résultats sont particulièrement encourageants, car nous avons constaté dans des études antérieures(2) que la réponse virologique précoce est révélatrice d'un patient parvenant à une réponse virologique prolongée avec une thérapie associant PegIntron >>, ajoute-t-il. Dans l'étude EPIC(3), la réponse virologique précoce était significativement plus élevée chez l'ensemble des patients avec un génotype 2 ou 3 du VHC (91 %) que chez les patients avec un génotype 1 du VHC (59 %) (p<0,001). Le génotype 1 du VHC est considéré comme la forme du virus la plus difficile à traiter. La réponse virologique précoce était également significativement plus élevée chez les patients ayant rechuté après un traitement antérieur (91 %) que chez les patients qui n'avaient pas répondu au traitement (54 %) (p<0,001). << Les patients qui n'avaient pas réagi positivement aux traitements précédents disposent aujourd'hui d'une plus grande chance de se débarrasser du virus >>, a affirmé le Professeur Poynard. << Non seulement, nous avons aujourd'hui de meilleurs médicaments, mais les médecins possèdent une plus large expérience sur les médicaments et les schémas thérapeutiques. La posologie est hebdomadaire au lieu de trois fois par semaine. Par ailleurs, des programmes de soutien ont été mis en place pour encourager les patients pendant un traitement prolongé. En ce qui concerne les patients qui ne parviennent finalement pas à éliminer le virus, nous évaluons, dans le cadre de l'étude EPIC(3), si un traitement d'entretien à faible dose pourrait prévenir ou retarder la progression de la maladie hépatique provoquée par l'hépatite C >>, a-t-il déclaré. L'étude EPIC(3) En fait, l'étude EPIC(3) rassemble trois études en une dans le but d'évaluer une bithérapie associant PegIntron et Rebetol. L'étude comprend :1) un essai réalisé sur les patients n'ayant pas répondu à un traitement antérieur avec une réponse virologique prolongée comme critère d'évaluation clinique pour les patients atteints d'une fibrose de type F2-4 ;2) un essai destiné à améliorer les résultats histologiques hépatiques dans le cadre d'un traitement à long terme de patients atteints d'une fibrose de type F2-3 ; 3) un essai destiné à améliorer les critères d'évaluation cliniques des cirrhotiques (qu'il s'agisse de patients n'ayant pas répondu au traitement ou n'ayant pas eu de traitement antérieur). La réponse virologique prolongée se définit comme l'absence de taux détectables du virus de l'hépatite C six mois après le traitement. Elle est considérée comme la mesure standard d'efficacité. L'étude EPIC(3) impliquera environ 2 200 patients atteints de fibrose (mais pas de cirrhose) pendant une phase thérapeutique initiale. Une seconde phase d'entretien à long terme (trois à cinq ans) concernera ensuite environ 1 700 patients n'ayant pas répondu au traitement en phase initiale et/ou atteints de cirrhose. Phase thérapeutique initiale : elle concerne des patients atteints de VHC, souffrant d'une fibrose de type F 2-4 (avec cicatrisation légère à avancée mais pas de cirrhose), qui n'ont pas répondu au traitement ou ont rechuté après l'administration d'une thérapie à base d'interféron associant ou non la ribavarine. Ils seront retraités par une bithérapie associant PegIntron, avec une posologie ajustée selon le poids (1,5 mcg/kg/sem.) et Rebetol (800-1,400 mg/jour) pendant 48 semaines. Phase de traitement d'entretien : les patients, qui n'ont pas répondu au traitement initial et/ou sont atteints de cirrhose patients, recevront une faible dose de PegIntron dont la posologie sera ajustée selon le poids du patient (0,5 mcg/kg/sem). L'étude évaluera si le PegIntron, en monothérapie d'entretien, est capable de retarder ou d'éviter l'apparition d'une maladie hépatique létale provoquée par le virus chez les patients atteints d'une forme avancée de la maladie. Schering-Plough Research Institute est le promoteur de l'étude EPIC(3). Celle-ci est menée aux Etats-Unis, en Europe, en Amérique Latine et en Extrême-Orient. Des données supplémentaires de l'étude clinique, portant sur l'efficacité à long terme d'un traitement d'entretien faisant intervenir une faible dose ajustée selon le poids du patient, ont été également présentées au cours de l'Assemblée annuelle de l'AASLD de cette année. Le Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière est le plus grand hôpital de France avec ses 2 300 lits, ses 20 unités de recherche et il traite plus de 500 000 patients par an. Il compte 100 professeurs de médecine exerçant à plein temps. Outre sa vocation d'hôpital public, la Pitié-Salpêtrière est également un CHU accueillant 600 étudiants de l'Université Paris VI.

Références bibliographiques : (1) Poynard T, Schiff E, Terg R, McHutchison J, Hopf U, Goncales F, Bedossa P, Harvey J, Justice L, Burroughts M, Brass C, Albrecht J. High Early Viral Response (EVR) with PEG-Intron/Rebetol (PR) Weight Based Dosing (WBD) in Previous Interferon/Ribavirin HCV Treatment Failures; Early Results of the EPIC(3) Trial. Présentation orale, le lundi 1er novembre lors de la 55ème Assemblée annuelle de l'American Association for the Study of Liver Diseases (AASLD) [Association américaine pour l'étude des maladies du foie à Boston] aux Etats- Unis, du 29 octobre au 2 novembre 2004. (2) Davis GL, Wong JB, McHutchison JG, Manns MP, Harvey J, Albrecht J. Early Virologic Response to Treatment with Peginterferon Alfa-2b plus Ribavirin in Patients with Chronic Hepatitis C. Hepatology, Vol. 38, No. 3, 2003, pp. 645-652. (3) Afdhal N, Freilich B, Levine R, Black M, Brown R Jr, Mansour H, O'Brien M, Brass C.Colchicine versus PEG-Intron Long Term (COPILOT) Trial: Interim Analysis of Clinical Outcomes at Year 2. Présentation orale, le lundi 1er novembre lors de la 55ème Assemblée annuelle de l'American Association for the Study of Liver Diseases (AASLD) [Association américaine pour l'étude des maladies du foie], à Boston aux Etats-Unis, du 29 octobre au 2 novembre 2004.

Hopital Pitie-Salpetriere

Molly Watson de Ritz Communications, Mobile: +1-413-454-3926, Bureau : +1-413-568-5794, pour l'Hôpital Pitié-Salpêtrière

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