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ROCHE

lundi 31 octobre 2005 à 17h08

Une nouvelle enquête montre que les patients cancéreux continuent à souffrir d'une extrême fatigue causée par l'anémie


BÂLE, Suisse, October 31 /PRNewswire/ --

- Le traitement de l'anémie n'est pas pleinement intégré aux soins anticancéreux en Europe

Les patients cancéreux ne reçoivent pas de traitement approprié contre l'anémie et endurent sans motif la fatigue débilitante causée par cette dernière. Tels sont les résultats préoccupants relevés par une nouvelle enquête paneuropéenne de plus de 250 patients cancéreux en France, Allemagne, Italie, Espagne et au Royaume-Uni pendant l'été 2005.

L'enquête a révélé que plus de la moitié (58 %) des patients ne reçoit pas actuellement, pour la fatigue causée par l'anémie, le traitement EPO (qui stimule la production de cellules rouges riches en oxygène) pourtant recommandé par les normes européennes pour soigner l'anémie (1). Ceci laisse suggérer que la prise en charge de l'anémie par les médecins traitant le cancer n'a pas suffisamment avancé pendant les quatre dernières années (2). Les résultats de la dernière enquête réalisée auprès des patients ont été présentés aujourd'hui à ECCO 13, la conférence européenne sur le cancer à Paris en France (3).

L'anémie cause une fatigue débilitante que ni le repos ni le sommeil ne parviennent à compenser et qui affecte tous les aspects de la vie des patients cancéreux (4). On a constaté que cette fatigue est le symptôme le plus fréquent et pénible signalé par les patients (5) et que ce symptôme limite leur capacité à accomplir leurs tâches quotidiennes, telles que préparer un repas, marcher ou soulever des objets (4). On avait déjà constaté que beaucoup de patients cancéreux ressentent une fatigue tellement intense qu'ils préféreraient mourir plutôt que de continuer à devoir l'endurer (4). Les patients disent que cette fatigue affecte leur vie plus que la douleur et que c'est l'un des deux symptômes principaux (avec la nausée) qu'ils voudraient que leurs médecins les aident à gérer (6).

Dans ses commentaires sur les résultats de l'enquête, le Dr Matti Aapro de Genolier en Suisse déclare : << Il n'est pas acceptable que tant de patients cancéreux souffrent sans motif pour supporter les tensions physique, émotionnelle et économique qu'impose la fatigue causée par l'anémie. Cette nouvelle enquête montre que trop de patients ne profitent toujours pas des normes proposées par les directives de l'EORT concernant la gestion de l'anémie chez les cancéreux. Quand on l'utilise en conformité avec ces directives, l'EPO peut effectivement redonner aux patients leur énergie et leur permettre de retrouver des forces et une plus grande indépendance et confiance. Nous devons faire en sorte que le traitement anti anémie devienne une part routinière des soins anticancéreux. >>

Environ 60 % de tous les patients cancéreux sont atteints d'anémie et les recherches ont montré que jusqu'à 75 % développent à un certain moment ce symptôme pendant leur chimiothérapie en fonction du type de cancer (6). Un traitement anti anémie efficace à l'EPO (qui stimule la production de cellules rouges riches en oxygène) réduit la fatigue causée par l'anémie chez les patients et leur redonne l'énergie leur permettant de vivre leur vie comme ils en ont l'habitude.

Dans l'enquête rapportée aujourd'hui les patients ayant pris de l'EPO disent qu'après le traitement, ils se sentent moins fatigués, ils apprécient d'être à nouveau actifs, dorment mieux et sont moins déprimés.

L'enquête montre que la fatigue est un poids supplémentaire ajouté au fardeau du cancer

- Si plus de deux tiers des patients cancéreux dans l'enquête (69 %) avaient été interrogés sur leur état de fatigue par leur médecin ou leur infirmière, seulement 13 % ont abordé la question de l'anémie et 19 %, à peine, ont eu une discussion sur les options de traitement.

- Plus de trois quarts des patients (80 %) ressentaient que l'anémie et la fatigue avaient un effet débilitant sur leur vie, les laissant épuisés, sans souffle, léthargiques et déprimés.

- Les patients ont dit qu'à cause de la fatigue ils se sentaient physiquement affaiblis, qu'ils ne pouvaient pas monter un escalier et se sentaient trop fatigués pour manger, incapables de suivre leur traitement anticancéreux et qu'en général ils n'avaient envie de rien faire.

L'enquête montre que les patients acceptent aisément des injections hebdomadaires d'EPO

- 63 % des patients ayant pris de l'EPO dans l'enquête ont reçu des injections hebdomadaires et 92 % d'entre eux n'ont jamais oublié aucune de leurs doses.

- La majorité des patients ont dit préférer prendre de l'EPO une fois par semaine et beaucoup ont indiqué qu'ils ne trouvaient pas incommode le fait de s'administrer eux-mêmes les injections sous-cutanées à la maison. (On leur a demandé quel régime d'autoadministration d'EPO à domicile ils préféraient en leur proposant les options suivantes : `Trois fois par semaine', `Deux fois par semaine', `Une fois par semaine' ou `Ne sais pas'.)

Les traitements à l'EPO économisent le sang destiné aux transfusions et réduisent les charges économiques

L'administration de l'EPO à des patients souffrant d'anémie améliore leur qualité de vie et réduit les recours à des transfusions sanguines d'urgence, qui n'offrent qu'un répit temporaire et présentent un certain nombre de risques associés. Des données publiées récemment (1,7,8) ont également montré que des patients cancéreux souffrant d'anémie représentent, pour les budgets des soins de santé, un fardeau plus important que les patients non anémiques, surtout parce que les hospitalisations peuvent être deux fois plus fréquentes dans le groupe anémique. Par ailleurs, les données indiquent clairement que traiter les anémies dues au cancer par l'EPO ne représente qu'un pourcentage très faible de l'ensemble des dépenses de soins de santé (9).

Remarques à l'intention des rédacteurs :

L'EPO de Roche s'appelle NeoRecormon(R) (epoetin beta). Il est disponible sous forme d'injection sous-cutanée hebdomadaire dans une ampoule-seringue pratique de 30'000 unités. Son utilisation a été homologuée pour le traitement de l'anémie symptomatique chez des patients adultes atteints de myélome multiple, de lymphome non hodgkinien indolent ou de leucémie lymphoblastique chronique (tumeur hématologique) avec déficience érythropoïétique relative et recevant une thérapie antitumorale.

À propos de Roche

Basé à Bâle en Suisse, Roche est l'un des plus importants groupes internationaux de soins de santé, spécialisés dans les secteurs pharmaceutique et diagnostique. En tant que prestataire de produits et de services novateurs destinés au dépistage précoce, à la prévention, au diagnostic et au traitement des maladies, le groupe contribue sur de nombreux fronts à l'amélioration de la santé et de la qualité de vie des individus.

Chef de file international en diagnostics et fournisseur majeur de médicaments anticancéreux et destinés aux transplantations, Roche occupe également une position de premier plan en virologie. En 2004, les ventes de la division pharmaceutique se sont élevées à 21,7 milliards de francs suisses, la division diagnostics ayant quant à elle réalisé des ventes de 7,8 milliards de francs suisses. Roche, qui emploie quelque 65 000 personnes dans 150 pays, entretient des accords de R&D et des alliances stratégiques avec de nombreux partenaires et détient notamment des participations majoritaires dans Genentech et Chugai.

(R) Le NeoRecormon est une marque de fabrique déposée de F. Hoffmann-La Roche et est légalement protégée. Toutes les marques commerciales utilisées ou mentionnées dans le présent communiqué sont légalement protégées.

Information posologique complète disponible sur demande.

Références :

1. Bokemeyer C, Aapro MS, Courdi A, Foubert J, Link H, Osterborg A, Repetto L, Soubeyran P.. Eur J Cancer. 2004 Oct; 40(15):2201-16.

2. European Cancer Anaemia Survey (ECAS), Ludwig et al. Ann Oncol 2002; 13 (Suppl 5): 169 [A623PD]

3. Impact de la fatigue sur la qualité de vie des patients cancéreux. Enquête menée par HRW au cours de laquelle 269 patients cancéreux ont éé interviewés par téléphone en France, Allemagne, Italie, Espagne et au Royaume-Uni. Recherche sur le terrain effectuée pendant l'été 2005.

4. Vogelzang et al. Semin Hematol 1997; 34 (Suppl 2): 4-12.

5. Curt et al. Oncologist 2000; 5: 353-360.

6. Groopman JE, Itri LM.J Natl Cancer Inst. 1999; 91(19):1616-34.

7. Dietrich KA, Conrad SA, Hebert CA, Levy GL, Romero MD. Crit Care Med. 1990; 18: 940-944.

8. Casutt M, Seifert B, Pasch T, Schmid ER, Turina MI, Spahn DR. Crit Care Med. 1999; 27: 2194-220.

9. Lyman GH, Berndt ER et al. Value in Health 2005; 8/2: 149-156.

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