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lundi 24 avril 2006 à 22h45

Incubation de cellules germinales dans le testicule


STRASBOURG, France, April 24 /PRNewswire/ -- L'idée peut faire frémir les hommes, mais des cellules germinales productrices de sperme pourraient être retirées des testicules, incubées en laboratoire et congelées en vue d'utilisations ultérieures. Une équipe basée aux Pays-Bas a réussi à récolter des spermatogonies souches bovines et à les incuber dans des testicules de souris. On espère que la même chose pourra être réalisée chez l'homme. << C'est une piste très prometteuse qui pourrait aider de jeunes patients cancéreux à subir une chimiothérapie >>, a déclaré le Dr Dirk de Rooij de l'Université d'Utrecht aux Pays-Bas aux participants à la première conférence EuroSTELLS de Venise le mois dernier.

L'équipe des chercheurs a été ravie de voir prospérer dans des testicules de souris des cellules germinales bovines, qu'il n'est pas facile de détecter dans des sections de tissus. Après avoir appris à isoler ces cellules souches productrices de sperme chez de jeunes taureaux, les chercheurs les ont transplantées dans des testicules de souris. En dépit de l'environnement étranger, les cellules bovines ont survécu pendant de longues périodes de jusqu'à trois mois, mais ne se sont pas transformées en spermatozoïdes, a ajouté M. de Rooij.

<< Notre plan est de développer une culture pour des spermatogonies >>, a encore dit M. de Rooij aux participants à la conférence. Tout en admettant que le passage à l'homme est un saut considérable, le fait de coloniser des testicules de souris fournit déjà des données utiles.

<< Nous aimerions savoir comment cultiver des spermatogonies humaines afin de restaurer la fertilité mâle après un traitement anti cancéreux >>, précise M. Hannu Sariola, de l'Université d'Helsinki en Finlande, dont les recherches vont dans la même direction.

Bizarrement, un facteur de croissance des cellules du cerveau exerce également une influence puissante sur les spermatogonies. La spermatogenèse dépend aussi du facteur neurotrophique dérivé des cellules gliales (GDNF) dont le niveau est élevé en période néonatale et baisse à l'âge adulte. Effectivement, les souris transformées génétiquement pour exprimer de hauts niveaux de GDNF dans les testicules produisent des amas très importants de spermatogonies. Mais le risque de cancer est également renforcé. Donc, il ne suffit pas d'ouvrir sans discernement le robinet GDNF. Celui-ci doit être sévèrement régulé, a précisé M. Sariola.

L'équipe hollandaise recherche également les conditions et les nutriments idéaux qui pourront amener les spermatogonies à se transformer en spermatozoïdes. Jusqu'ici ils ont trouvé que, pour améliorer la croissance des cellules, les facteurs de croissance GDNF et les facteurs de croissance des fibroblastes (FGF) semblent nécessaires. La prochaine démarche de l'équipe sera de transplanter, dans le système testiculaire des souris, des cellules de singe et humaines.

<< Que l'on puisse, dans des testicules de souris, incuber des cultures de cellules bovines est vraiment remarquable >>, affirme Mme Elaine Dzierzak, qui coordonne le projet EuroSTELLS au centre médical universitaire Erasme de Rotterdam. Les cultures testiculaires pourraient également se révéler un système idéal pour tester les composés qui affectent la production du sperme tels que les disrupteurs endocriniens ou les médicaments thérapeutiques.

Jens Persson Numéro de téléphone: +33-3-88-76-21-58 Email: jpersson@esf.org Portable: +33-682-303150

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