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société :

ALCAN INC.

secteur : Métaux non ferreux
jeudi 17 novembre 2005 à 13h14

Des dirigeants d'entreprises canadiennes lancent au premier ministre un appel à l'action en prévision de la Conférence de Montréal sur les changements climatiques


MONTREAL, Canada, November 17 /PRNewswire/ --

- A l'attention des rédacteurs des chroniques affaires et finance:

MONTREAL, Canada, November 17 /PRNewswire/ --

- "Une plus grande intégration des changements climatiques et de l'énergie sera nécessaire après 2012"

Des dirigeants d'entreprises représentant un vaste échantillon de l'économie canadienne ont lancé aujourd'hui un appel à l'action sur les changements climatiques et l'énergie en prévision de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques : Montréal 2005, qui se tiendra du 28 novembre au 9 décembre 2005.

Le premier ministre Paul Martin a demandé au Forum de la grande entreprise sur les changements climatiques tenu le 7 octobre 2005 de fournir au gouvernement du Canada des recommandations sur la façon de faire progresser les négociations concernant les changements climatiques à l'échelle internationale et au Canada.

"Grâce à ses actions collectives, a indiqué Travis Engen, président et chef de la direction d'Alcan Inc.(NYSE: AL), au nom des signataires du Forum, l'entreprise canadienne démontre qu'il est possible de promouvoir un climat de changement tout en maintenant l'excellence dans un environnement concurrentiel et en soutenant la croissance et la rentabilité. Les gouvernements, les grandes entreprises, les consommateurs et les citoyens ont tous la responsabilité de réduire activement les émissions de gaz à effet de serre et d'élaborer des mécanismes à long terme afin d'atténuer les conséquences des changements climatiques à l'échelle mondiale."

Dans les recommandations soumises au premier ministre le 16 novembre (accessibles à www.climateforchange.org), les signataires demandent instamment une stratégie sur le développement durable jusqu'en 2050, avec des jalons clairs en cours de route, de manière à assurer une solide croissance économique, à permettre de découvrir la valeur à long terme des réductions des émissions de carbone et à répondre au besoin d'adaptation aux changements climatiques.

Le président canadien de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques devrait viser les objectifs suivants :

- Lancer un processus et un plan de travail qui soutiendraient le développement d'ici 2008-2009 d'un régime post-Kyoto (après 2012) sans risques pour le climat, englobant les pays développés et en voie de développement. - Envoyer un message politique clair selon lequel le régime après 2012 visera le développement et le déploiement de technologies à faibles émissions de carbone et continuera d'élaborer des instruments fondés sur le marché incluant les mécanismes du Protocole de Kyoto. - Améliorer le fonctionnement du mécanisme de développement propre. - S'entendre sur un programme d'adaptation pour investir dans des systèmes d'information sur les dangers, d'évaluation des risques et d'avertissement, et dans les meilleures pratiques de construction d'infrastructures et d'immeubles résistants. En ce qui concerne le Canada, les dirigeants d'entreprises recommandent vivement au premier ministre les mesures suivantes : - Elaborer, en respectant les prérogatives provinciales et territoriales ainsi que le besoin de maintenir une économie nationale concurrentielle, une stratégie énergétique à long terme qui placerait le Canada à l'avant-garde des nouvelles technologies d'énergie de transformation. - Cibler sans tarder des incitatifs et des investissements stratégiques dans des systèmes de classe mondiale d'absorption, de transport et d'entreposage de dioxyde de carbone et dans l'énergie renouvelable à faible impact, y compris l'énergie verte, le chauffage vert et les biocombustibles perfectionnés. - Elaborer une stratégie sur les extrêmes climatiques encourageant l'investissement dans l'infrastructure publique, les résidences et les immeubles pour qu'ils résistent davantage aux conditions climatiques violentes. - Mettre à contribution les consommateurs, qui ont un rôle vital à jouer face aux changements climatiques. Signataires du Forum de la grande entreprise : Travis Engen, président et chef de la direction, Alcan Inc. Bob Elton, président et chef de la direction, BC Hydro Laurent Beaudoin, président du Conseil et chef de la direction, Bombardier Inc. Russell Horner, président et chef de la direction, Catalyst Paper Corporation John Murray, président, CH2M HILL Alban D'Amours, président et chef de la direction, Mouvement des caisses Desjardins Doug Muzyka, président et chef de la direction, E.I. Dupont Canada Inc. Derek Pannell, président et chef de la direction, Falconbridge Limited Annette Verschuren, président, The Home Depot Canada John R. Wells, président et chef de la direction, Interface Americas Brian Foody, président et chef de la direction, Iogen Corporation Jack Cogen, président et chef de la direction, Natsource Asset Management André Desmarais, président et co-chef de la direction, Power Corporation Clive Mather, président et chef de la direction, Shell Canada Frank Dottori, président et chef de la direction, Tembec Inc. George Cooke, président et chef de la direction, The Dominion of Canada General Insurance Company David Wilmot, président, Institute for Catastrophic Loss Reduction Gregg Hanson, président et chef de la direction, The Wawanesa Mutual Insurance Company Forum de la grande entreprise sur les changements climatiques Appel à l'action sur la protection du climat, l'énergie et le développement durable Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques : Montréal 2005 Novembre 2005

Monsieur le Premier Ministre,

En tant que dirigeants et dirigeantes d'entreprises représentant un vaste échantillon de l'économie canadienne, nous croyons que tous les gouvernements, les entreprises, les consommateurs et les citoyens ont des responsabilités en vertu du Protocole de Kyoto et que le monde doit agir de toute urgence pour stabiliser la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère et minimiser les répercussions mondiales des changements climatiques.

Nos organisations admettent qu'une réponse ferme s'impose face aux preuves - de plus en plus éloquentes - dégagées dans les évaluations scientifiques du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Nous acceptons l'analyse du GIEC selon laquelle les changements climatiques augmentent le risque de conséquences graves pour la santé et la sécurité humaines ainsi que pour l'environnement. Nous notons que le Canada est particulièrement vulnérable aux effets des changements climatiques.

Nous savons que des mesures importantes sont nécessaires pour stopper la croissance des émissions de gaz à effet de serre et que l'échéancier de ces réductions a une incidence sur l'accélération et le niveau ultime des changements climatiques.

Nous croyons fermement que la demande grandissante de services d'énergie à l'échelle mondiale et la nécessité d'assurer le développement durable des communautés exigent une focalisation soutenue sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre tout en fournissant des services d'énergie et en assurant la croissance économique. Il faut se concentrer sur l'offre et la demande d'énergie pour résoudre le problème du changement climatique. Tous les pays ont un rôle à jouer.

Un effort mondial plus soutenu doit accroître rapidement le déploiement de technologies d'énergie renouvelable, non polluantes, à faibles émissions de carbone, d'absorption et d'entreposage de dioxyde de carbone, de conservation et d'efficacité énergétique.

Nous adaptons nos pratiques commerciales dans la mesure de nos moyens afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et les conséquences néfastes des changements climatiques. Certains d'entre nous sont de grands utilisateurs et producteurs d'énergie qui ont lancé des programmes de réduction des émissions et participent à des marchés d'échange de droits d'émission. Nous croyons qu'acheter et produire de l'énergie renouvelable, investir dans des technologies à faibles émissions de carbone, travailler à améliorer l'efficacité énergétique et offrir de nouveaux produits et services permettant de réduire les émissions sont des stratégies que les milieux d'affaires peuvent et doivent adopter. Nombre d'entre nous ont amélioré leur productivité et leur rentabilité par suite de ces mesures. Certains d'entre nous aident la société à contrer la menace des extrêmes climatiques : nous investissons dans la recherche afin de trouver des pratiques de conception et de construction d'immeubles plus résistants, adaptons nos pratiques internes selon les études scientifiques récentes sur les risques futurs et sensibilisons les consommateurs de nos produits à la capacité d'intervention et au contrôle des pertes.

Pour que nous puissions en faire plus, nous devrons être certains des politiques qui seront adoptées pour la période après 2012. Nous avons besoin aujourd'hui d'une stratégie pour les 50 années à venir, comportant des objectifs à court et à moyen termes pour nous guider. Les gouvernements doivent poser des jalons clairs pour libérer les forces concurrentielles du marché et permettre de découvrir la valeur à long terme des réductions des émissions de carbone. C'est seulement à cette condition que nous obtiendrons les réductions substantielles nécessaires pour empêcher l'activité humaine de nuire au système climatique.

Principes

MONTREAL, Canada, November 17 /PRNewswire/ --

Du point de vue des affaires, nous recommandons que les gouvernements visent un régime de lutte contre les changements climatiques inspiré des importants principes suivants :

- Il est fondé sur des principes scientifiques et économiques rationnels. - Il réduit l'incertitude par l'annonce, bien avant 2012, d'objectifs quantifiés à long terme, soit d'ici 2020, 2030, 2040 et 2050. - Il préserve la position concurrentielle du Canada en étant juste et flexible et en assurant une participation élargie, équitable et économique des pays développés et en développement ainsi qu'une approche mieux harmonisée à l'échelle mondiale, conformément à des responsabilités communes mais différenciées. - Il est axé sur l'énergie, notamment les options technologiques. Les objectifs d'émissions de gaz à effet de serre et les engagements pour la période après 2012 devraient inclure des jalons liés à l'offre et la demande d'énergie, notamment des cibles pour l'énergie verte, le chauffage vert et les biocombustibles perfectionnés, l'absorption, le transport et la séquestration du dioxyde de carbone ainsi que l'efficacité et la conservation énergétique. - Il fait une utilisation efficace des mécanismes du marché, des instruments économiques et des prix établis en fonction du coût complet à l'intérieur d'un cadre intégrant la réglementation, des normes, des incitations fiscales et des actions gouvernementales. - Il stimule l'innovation et accroît considérablement les investissements dans la recherche et le développement au moyen de partenariats public-privé et internationaux. - Il crée des incitatifs pour abaisser la consommation et changer les comportements des consommateurs. - Il envisage les changements climatiques dans le contexte plus large du développement durable. - Il met l'accent sur les zones urbaines en tant que nouveaux joueurs dans l'atteinte des objectifs à long terme en matière d'énergie, en particulier un nouveau régime favorisant une meilleure répartition de l'énergie. - Il facilite l'adaptation aux changements climatiques et aux effets néfastes des extrêmes climatiques. - Il encourage des pratiques durables en foresterie et en agriculture, plus particulièrement la réduction de la déforestation dans les pays en développement et le développement économique rural par le bioraffinage, les biocombustibles perfectionnés et les produits biologiques.

Conférence de Montréal

Nous encourageons les gouvernements à prendre les mesures suivantes :

- Miser sur les assises fournies par la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et le Protocole de Kyoto pour lancer un processus et un plan de travail qui soutiendraient le développement, d'ici 2008-2009, d'un régime global et sans risques pour le climat après 2012. - Envoyer un message politique clair selon lequel les mécanismes du Protocole de Kyoto (échange des droits d'émission, application conjointe et mécanisme de développement propre) seront conçus pour être efficaces à court terme et seront maintenus après 2012. - Réformer le fonctionnement du mécanisme de développement propre, notamment : - Les gouvernements assurent un financement de base stable entre 2006 et 2008, pour : - l'embauche d'une équipe de professionnels pour gérer les activités courantes et les comités techniques, et appuyer la surveillance par le conseil exécutif; - le recours au savoir-faire de consultants pour accélérer l'achèvement et l'approbation de méthodes; - l'intensification de la communication au sein des parties prenantes et des gouvernements et l'accroissement de leurs capacités. - S'entendre sur un programme qui appuie l'acquisition d'une capacité d'adaptation par les moyens suivants : - investissement dans des systèmes d'information sur les dangers, d'évaluation des risques et d'avertissement; - identification des meilleures pratiques à employer pour construire de nouvelles maisons, rénover les constructions existantes et moderniser l'infrastructure publique; - soutien financier aux investissements locaux dans une infrastructure publique résistante; - éducation du public afin de créer une culture de capacité d'intervention en cas de catastrophe.

Dans le respect des compétences fédérales/provinciales, nous faisons les recommandations suivantes pour le Canada :

- Elaborer une stratégie énergétique à long terme qui placerait le Canada à l'avant-garde des nouvelles technologies d'énergie de transformation, en particulier celles pour lesquelles nous disposons d'un avantage par rapport aux autres pays. Privilégier l'investissement national (par rapport à l'investissement international) pour réduire les émissions de gaz à effet de serre au Canada. Cibler sans tarder des incitatifs et des investissements stratégiques dans des systèmes de classe mondiale d'absorption, de transport et d'entreposage de dioxyde de carbone et dans l'énergie renouvelable à faible impact, y compris l'énergie verte, le chauffage vert, le bioraffinage et les biocombustibles perfectionnés. - Fixer des objectifs visant l'atteinte des meilleures pratiques mondiales pour la production et la consommation d'énergie par l'entremise de normes, de mesures d'approvisionnement, d'incitatifs financiers et fiscaux et des approches axées sur le marché comme les échanges de droits d'émission et de crédits d'efficacité énergétique. - Aligner les politiques des gouvernements et des entreprises sur ces objectifs. - Faire des investissements à plus long terme dans les marchés d'émission nationaux et internationaux. Voir ces investissements comme une marque de confiance dans un régime de lutte contre les changements climatiques après 2012 qui englobe des solutions axées sur les marchés. - Veiller à ce que le Nouveau pacte pour les villes et les communautés tienne compte du contrôle des pertes et de l'adaptation aux changements climatiques dans le cadre de plans de durabilité à long terme, de la planification des infrastructures et des investissements visant des immeubles plus résistants et des communautés durables. - Faciliter notre stratégie d'adaptation nationale en investissant dans une évaluation des risques que fait peser un réchauffement planétaire de 2 degrés Celsius sur le Canada. - Elaborer une stratégie sur les extrêmes climatiques axée sur l'investissement dans l'infrastructure publique, les résidences et les immeubles pour qu'ils résistent aux dommages causés par des conditions climatiques violentes. La stratégie doit prévoir également des investissements dans la recherche sur les dangers pour la sécurité et la sensibilisation du public. A cet égard, et sans tarder, améliorer l'efficacité et la résistance des bâtiments grâce au Code national du bâtiment. - Mettre à contribution plus efficacement les consommateurs, qui ont un rôle vital à jouer face aux changements climatiques. Les entreprises et les gouvernements doivent collaborer directement avec le public pour parvenir à une compréhension commune des changements climatiques et des mesures qui s'imposent.

Conclusion

MONTREAL, Canada, November 17 /PRNewswire/ --

Les entreprises et les gouvernements doivent continuer à unir leurs efforts pour contrer les changements climatiques. Nous pouvons cerner et mettre en place, ensemble, des mesures favorisant des solutions significatives et efficaces, tout en assurant une valeur à long terme. Nous sommes impatients de collaborer avec vous et d'obtenir vos commentaires sur les présentes recommandations.

Des programmes et des incitatifs bien conçus libéreront les forces du marché pour accélérer le déploiement des technologies à faibles émissions et l'adaptation aux extrêmes climatiques, tout en mobilisant les producteurs et les consommateurs. Nous sommes résolus à faire notre part dans la lutte aux changements climatiques. Une réaction concertée du gouvernement du Canada et des autres participants à la Conférence de Montréal nous permettra d'aller encore plus loin dans cette voie.

Nous vous prions d'agréer, monsieur le Premier Ministre, nos cordiales salutations.

Travis Engen, président et chef de la direction, Alcan Inc. Bob Elton, président et chef de la direction, BC Hydro Laurent Beaudoin, président du Conseil et chef de la direction, Bombardier Inc. Russell Horner, président et chef de la direction, Catalyst Paper Corporation John Murray, président, CH2M HILL Alban D'Amours, président et chef de la direction, Mouvement des caisses Desjardins Doug Muzyka, président et chef de la direction, E.I. Dupont Canada Inc. Derek Pannell, président et chef de la direction, Falconbridge Limited Annette Verschuren, président, The Home Depot Canada John R. Wells, président et chef de la direction, Interface Americas Brian Foody, président et chef de la direction, Iogen Corporation Jack Cogen, président et chef de la direction, Natsource Asset Management André Desmarais, président et co-chef de la direction, Power Corporation Clive Mather, président et chef de la direction, Shell Canada Frank Dottori, président et chef de la direction, Tembec Inc. George Cooke, président et chef de la direction, The Dominion of Canada General Insurance Company David Wilmot, président, Institute for Catastrophic Loss Reduction Gregg Hanson, président et chef de la direction, The Wawanesa Mutual Insurance Company

Alcan Inc.
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