Les médicaments de contrefaçon mettent en danger les patients européens
BRUXELLES, Belgique, March 28 /PRNewswire/ --
Pfizer dit qu'elle accueille favorablement une mise en garde qu'a publié aujourd'hui la Commission européenne concernant la hausse spectaculaire de vente de faux médicaments sur Internet. (http://europa.eu.int/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/06/375&type= HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=fr) Dans un communiqué de presse, le vice-président de la Commission, Günter Verheugen, vice-président de la Commission européenne chargé des entreprises et de l'industrie a déclaré : << Je suis très préoccupé par le nombre croissant de médicaments contrefaits vendus via Internet. Ce phénomène représente un réel danger pour la santé des patients. >>
170 médicaments de contrefaçon ont été identifiés dans des réseaux de distribution illégaux ces 5 dernières années dans les États membres, a confirmé le communiqué de la Commission. Les contrefaçons sont conçues pour ressembler au produit authentique mais ne contiennent peut-être pas les principes actifs du médicament, des principes actifs trop fortement dosés ou d'autres composants pouvant s'avérer dangereux. Ils sont souvent fabriqués dans des installations non sanitaires et non réglementées. Ils peuvent aussi ternir l'image d'un produit et des sociétés qui investissent dans la recherche-développement de remèdes innovants.
<< Pfizer s'inquiète beaucoup de la hausse des médicaments contrefaits, mettant en danger la vie et le bien-être de patients d'Europe et d'autres pays >> s'est indignée Julian Mount, directeur principal du commerce européen chez Pfizer. << Le commerce illégal sur Internet n'est toutefois qu'une partie du problème. Les contrefaçons se sont aussi frayé une voie dans les chaînes d'approvisionnement en médicaments légitimes d'Europe. >>
En Europe, Pfizer s'inquiète particulièrement de l'entrée de médicaments contrefaits dans la chaîne d'approvisionnement légitime par l'entremise de négociants en médicaments. Pour que cela puisse arriver, la nature complexe et fragmentée de la distribution des médicaments en Europe présente des possibilités multiples. Plus de 140 millions de boîtes de médicaments sont négociées en parallèle dans toute l'Europe chaque année, ils sont tous ouverts et modifiés et peuvent passer par 20 à 30 paires de mains avant d'arriver enfin chez le patient.
Par exemple, d'importants volumes de divers médicaments contrefaits ont été saisis dans la chaîne d'approvisionnement en médicaments légitime de Grande-Bretagne courant août et septembre 2004 et ensuite à nouveau en juillet 2005. On estime que cette dernière saisie faisait partie d'un lot que les autorités néerlandaises ont trouvé. Quelques jours plus tard, un autre lot du même médicament contrefait a été saisi dans les locaux d'un négociant parallèle britannique possédant une licence.
L'OMS estime que 8 à 10 % du volume de la chaîne d'approvisionnement en médicaments mondiale est de contrefaçon, avec des pourcentages pouvant aller jusqu'à 25 % dans certains pays. Lors d'un colloque de l'OMS à Rome en février 2006, le Dr Nils Behrndt, administrateur, Commission Européenne, direction générale Entreprises, unité << Produits pharmaceutiques >>, a relevé une hausse de 1000 % des saisies de contrefaçons entre 1998 et 2004 en Europe.
<< Il est particulièrement difficile pour les patients de savoir si un médicament est une contrefaçon lorsque celui-ci est fourni par des sources de confiance >> a expliqué M. Mount. << Qu'un médicament contrefait provienne d'un réseau illégal ou qu'il ait réussi à pénétrer la chaîne d'approvisionnement en médicaments légitime, Pfizer croit fortement que les patients doivent être protégés contre les médicaments faux qui, dans le meilleur des cas, n'ont aucun effet ou, pire, peuvent causer un grand tort. >>
Site Web : http://www.pfizer.com


