L'Association laitière européenne (EDA) communique sa position sur les négociations en cours avec l'OMC en matière d'agriculture
BRUXELLES, April 27 /PRNewswire/ -- À l'occasion d'une table ronde qui s'est tenue à Bruxelles au début de cette semaine, l'Association laitière européenne (EDA) a souligné sa position concernant les négociations actuelles et futures avec l'OMC. L'EDA accepte le besoin d'une libéralisation des échanges mondiaux. Dans ce cadre, elle soutient l'approche multilatérale préconisée par les négociations OMC de Doha. Plusieurs intervenants ont souligné les contributions de l'Union Européenne à ces négociations en insistant que celles-ci ne devraient pas être un effort unilatéral pour atteindre l'objectif.
Dans l'ensemble, l'Association laitière européenne (EDA) considère un accord équilibré au sein de l'OMC comme une étape importante vers la libéralisation du marché pouvant créer de nouvelles opportunités pour le commerce en général et le secteur laitier en particulier.
L'EDA est convaincue que le secteur laitier pourra s'adapter à un environnement commercial plus compétitif avec des stratégies et des produits novateurs. L'EDA pense que tout accord au sein de l'OMC devrait donner au secteur laitier l'occasion de mettre en place avec succès les structures de développement qu'exige un environnement commercial mondial en évolution. Pour cela, il faut envisager un calendrier (des phases de transition progressive) et des programmes.
Lors de la table ronde de Bruxelles, plusieurs porte-parole de l'EDA ont souligné que l'Union Européenne a déjà contribué de manière importante aux négociations de l'OMC - en proposant des réductions du soutien interne dans le cadre de la mise en place de la réforme de la PAC et en prévoyant le retrait progressif des remboursements des exportations - et que les concessions ne devaient pas être unilatérales.
Quels sont les points de vue de l'EDA concernant les négociations actuelles et futures avec l'OMC ? - En ce qui concerne le soutien à l'exportation, le secteur devrait avoir la possibilité de s'adapter pendant la phase de transition ; imposer des limites aux volumes exportés n'est pas une option acceptable ; la transition doit s'opérer uniquement par le biais de réductions budgétaires ; on devrait créer un seul plafond pour les dépenses consacrées aux remboursements de tous les produits laitiers exportés - pas de facturation dégressive ;
- En ce qui concerne l'accès au marché, la proposition actuelle de l'Union Européenne est la limite ; toute nouvelle réduction des barrières tarifaires à l'importation résultera en une diminution importante du prix du lait, laquelle ira beaucoup plus loin que les accords stipulés dans la réforme de la PAC, la base du mandat de l'UE ;
- Dans l'approche de l'accès au marché, l'EDA pourrait inscrire certains produits laitiers en tant que produits sensibles, mais cela dépendra des résultats des négociations sur le traitement des produits sensibles ;
- L'EDA et le secteur laitier préconisent une approche équilibrée comparable à celle d'autres pays développés comme les USA, l'Australie et la Nouvelle-Zélande concernant les trois piliers (soutien interne, soutien à l'exportation, accès au marché) ; la réticence des Etats-Unis à réduire effectivement leur soutien interne qui fausse le marché préoccupe gravement l'EDA ;
L'EDA insiste avant tout sur la protection de la prospérité du secteur laitier à cause des implications économiques, sociales et environnementales de ce secteur dans l'Union Européenne en général et dans la plupart des pays membres en particulier. Tout accord avec l'OMC aura un impact najeur sur le secteur laitier de l'UE et donc sur les régions rurales de l'Europe.
Concernant la European Dairy Association
L'Association laitière européenne représente les intérêts des transformateurs du lait de l'Union européenne. Ses membres sont les associations nationales du secteur de chaque pays membre de l'UE.


