THALES : Résultats du premier semestre 2003
Paris, 15 Sep 2003
Résultat net affecté négativement par la composante financière des retraites
Impact négatif des variations de change
Amélioration de la marge opérationnelle
Forte progression des prises de commandes en Défense
Confirmation des perspectives 2003 : légère progression du chiffre d'affaires et du résultat d'exploitation
| Chiffre d’affaires consolidé | 4 981 | 4 557 | -8,5% | -3,5% |
| Prises de commandes | 4 415 | 4 452 | 0,22 | 0,32 |
| dont pôle Défense | 2 157 | 2 600 | +1% +21% | +8% +24% |
| Résultat d’exploitation | 297 | 295 | -1% | +1% |
| en % du chiffre d’affaires | 6,00% | 6,50% | ||
| Résultat courant avant impôt & | ||||
| composante financière de la charge de retraite | 220 | 176 | -20% | |
| Résultat net | 88 | 37 | -58% |
* à périmètre & taux de change comparables
Le conseil d'administration de Thales, réuni le 12 septembre 2003 sous la présidence de Denis Ranque, a examiné les comptes consolidés du premier semestre 2003.
Dans un environnement toujours difficile pour les activités civiles du pôle Aéronautique et du pôle Technologies de l'Information & Services (IT & S), la bonne tenue des activités de défense a permis à Thales de limiter à - 3,5% la diminution organique du chiffre d'affaires consolidé et d'améliorer sa marge d'exploitation à 6,5%, contre 6% au premier semestre 2002.
Les modifications du périmètre d'activité, enregistrées principalement dans le pôle IT & S, ont eu un impact limité sur la variation du chiffre d'affaires et sur celle du résultat d'exploitation. En revanche, la hausse de l'euro par rapport à la livre sterling (+ 11%) et aux dollars US (+ 23%) et australien (+ 6%), qui s'est traduite par une atténuation des contributions des filiales locales concernées après conversion en euros, est largement à l'origine de la baisse de 8,5% du chiffre d'affaires consolidé.
Malgré l'amélioration du résultat financier et l'augmentation du résultat des cessions, le résultat net part du groupe est en retrait, à 37 ME contre 88 ME au 30 juin 2002, après la comptabilisation de coûts de restructuration plus élevés et la prise en compte de la composante financière de la charge de retraite.
Pour l'exercice 2003 dans son ensemble, le groupe confirme ses objectifs de croissance du chiffre d'affaires et du résultat d'exploitation consolidés, grâce à la bonne tenue des activités de défense. Toutefois, compte tenu de la persistance d'un environnement défavorable à une partie de ses activités civiles, ces améliorations devraient rester limitées.
Activité
Le chiffre d'affaires consolidé de Thales atteint 4 557 ME contre 4 981 ME à fin juin 2002, soit une diminution de 8,5%. Hors effets de change et de périmètre, son retrait est limité à 3,5%.
Le chiffre d'affaires du pôle Aéronautique cède 2,3% à périmètre et taux de change identiques, dans le contexte actuel de crise de l'aéronautique commerciale. Toutefois, l'avionique et la simulation ont continué de bénéficier du dynamisme des activités militaires et des hélicoptères.
Dans le pôle Défense, la diminution organique des ventes, limitée à 1,6%, par rapport au chiffre d'affaires du premier semestre 2002 qui s'était inscrit en forte hausse (+ 21%), reflète le déroulement des grands contrats, comptabilisés en fonction des jalons techniques finalisés au cours du semestre.
La baisse du chiffre d'affaires du pôle IT & S est de - 9,9% à périmètre et taux de change comparables. La plupart des activités sont pénalisées par l'environnement économique dégradé, en particulier, les composants de communication et les activités de ' géosolutions '. En revanche, le domaine du positionnement par satellite et des services de gestion de flottes, ainsi que les activités liées à la sécurisation des paiements et des transactions électroniques enregistrent une progression sensible de leurs ventes.
Les prises de commandes, à 4 452 ME contre 4 415 ME au 30 juin 2002, progressent de 7,6% à périmètre et change comparables. Le ratio de ' book to bill ' (commandes rapportées au chiffre d'affaires) est proche de 1 (0,98 contre 0,89 au premier semestre 2002).
Le pôle Défense a engrangé 2 600 ME de commandes nouvelles, contre 2 157 ME au 30 juin 2002, affichant 24% de progression à périmètre et change comparables, résultat d'évolutions favorables dans la plupart des activités du pôle. Ce montant inclut notamment l'enregistrement du contrat Meltem de livraison d'avions de patrouille maritime à la Turquie et une importante commande pour la rénovation des radars et systèmes de combat des frégates de la Marine grecque.
En Aéronautique, les commandes du semestre diminuent de 22 % à périmètre et change identiques et s'établissent à 664 ME contre 971 ME au premier semestre 2002. Leur recul provient en totalité de l'avionique commerciale et du contrôle du trafic aérien, tandis que la simulation bénéficie de la hausse des prises de commandes de ses activités militaires (équipements pour l'hélicoptère Tigre commandé par l'armée australienne).
Dans le pôle IT & S, les commandes reçues totalisent 1 109 ME, contre 1 247 ME au 30 juin 2002, et sont stables (+1%) à périmètre et change identiques. Les commandes unitaires les plus élevées concernent les services télécom au Royaume-Uni (network rail) et Thales Broadcast et Multimedia France (contrat pluri-annuel avec TDF).
Au 30 juin 2003, le carnet de commandes s'établit à 18,3 milliards d'euros, après un impact négatif de 0,5 milliard du à l'effet change, contre 19 milliards au 31 décembre 2002 et 18,8 milliards à fin juin 2002. Il représente 24 mois de facturations pour le pôle Défense, 21 mois dans l'Aéronautique et 9 mois de chiffre d'affaires pour le pôle IT & S.
Résultat
| Chiffre d’affaires consolidé | 4 981 | 4 557 | -8,5% |
| Résultat d’exploitation | 297 | 295 | -1% |
| en % du chiffre d’affaires | 6,0% | 6,5% | |
| Restructurations & autres résultats opérationnels | (34) | (78) | |
| Résultat opérationnel (EBIT) | 263 | 217 | -18% |
| Résultat financier | (56) | (48) | -14% |
| (composante financière de la charge de retraite exclue) | |||
| Résultat des sociétés en équivalence | 13 | 7 | -47% |
| Résultat courant avant impôt & | |||
| composante financière de la charge de retraite | 220 | 176 | -20% |
| Composante financière de la charge de retraite | (3) | (43) | |
| Résultat des cessions | 10 | 22 | |
| Impôt | (55) | (31) | |
| Amortissement des survaleurs | (81) | (79) | |
| Minoritaires | (3) | (8) | |
| Résultat net, part du groupe | 88 | 37 | -58% |
La progression de la marge d'exploitation, de 6% à 6,5% du chiffre d'affaires, provient de l'amélioration des marges dans les pôles Aéronautique et Défense.
| Aéronautique | 51 | 72 | 41% | 39% |
| en % du chiffre d’affaires | 6,30% | 9,40% | ||
| Défense | 235 | 232 | -1% | 5% |
| en % du chiffre d’affaires | 8,10% | 8,40% | ||
| Technologies de l’Information & Services | 11 | 0 | -97% | -99% |
| en % du chiffre d’affaires | 0,90% | 0% | ||
| Autres | 0 | (9) | ||
| Résultat d’exploitation | 297 | 295 | -1% | + 1% |
| en % du chiffre d’affaires | 6,0% | 6,5% |
L'amélioration de la marge du pôle Aéronautique découle en partie des indemnités perçues par Thales Avionics à l'issue d'arbitrages rendus en sa faveur. Elle traduit également la progression des résultats de l'avionique et de la simulation militaires, qui compense le tassement enregistré dans les activités liées à l'aéronautique commerciale. Dans le pôle Défense, l'augmentation du résultat d'exploitation à périmètre et change comparables, et la hausse de la marge opérationnelle, résultent de l'évolution favorable des résultats et des marges dans les activités navales, de communications et de systèmes de défense aérienne.
La variation totale du résultat d'exploitation du pôle tient compte également de la contribution négative, sur le premier semestre 2003, de la nouvelle filiale à 50% Armaris, dont certains grands contrats navals ne sont pas encore entrés en vigueur. La dégradation du résultat d'exploitation du pôle IT & S s'explique essentiellement par la perte opérationnelle de la filiale Geosolutions, en cours de cession. A l'inverse, les résultats du pôle bénéficient de la déconsolidation des filiales déficitaires Thales Microsonics et Thales Contact Solutions, cédées à la fin de l'exercice 2002. Les filiales bénéficiaires, en particulier Thales Information Systems, Telecom Services et les activités de billétique, confirment leur contribution positive. Toutefois l'activité Tubes, dont les marchés se sont contractés, enregistre une réduction de son profit d'exploitation.
A 217 ME, le résultat opérationnel (EBIT) s'inscrit en recul sur le premier semestre 2002 (263 ME), après le doublement des frais de restructuration, qui atteignent 75 ME contre 32 ME au 30 juin 2002. Ce montant à mi-année correspond à la moitié de la charge qui devrait être comptabilisée sur l'année 2003 dans son ensemble, et qui devrait être d'un montant peu différent de celui comptabilisé en 2002 (147 ME).
Le résultat courant avant impôt et composante financière de la charge de retraite ressort à 176 ME contre 220 ME. Il inclut une charge financière réduite à 48 ME contre 56 ME au 30 juin 2002, une réduction qui reflète la diminution de l'endettement net moyen, d'un premier semestre à l'autre. La contribution des sociétés en équivalence est en retrait, à 7 ME contre 13 ME.
Dans le cadre de son plan de passage aux normes IAS, dont l'application sera obligatoire en 2005, Thales a décidé de généraliser dès 2002 l'évaluation de ses engagements de retraite selon la norme IAS 19. En application de cette norme, le compte de résultat du premier semestre 2003 supporte une charge de 43 ME (' composante financière de la charge de retraite '), correspondant pour l'essentiel à l'amortissement des écarts actuariels constatés à la fin de l'exercice 2002, principalement sur les plans de retraite au Royaume-Uni.
Le résultat des cessions, de + 22 ME, comprend notamment la plus-value dégagée sur les cessions de titres
Indra.
Après impôt et amortissement des survaleurs, le résultat net part du groupe s'établit à 37 ME contre 88 ME au 30 juin 2002.
Situation financière
L'autofinancement d'exploitation a progressé de 18 %, à 304 ME contre 258 ME au 30 juin 2002. Après financement de l'augmentation courante du fonds de roulement (171 ME contre une augmentation de 412 ME au premier semestre 2002), le cash flow d'exploitation ressort à 133 ME, contre un solde négatif de (154 ME) à fin juin 2002. Ce solde positif est réduit à 25 ME après le versement de 108 ME à Euromissile, conformément à l'arbitrage défavorable à Thales rendu fin 2002 dans un litige opposant les deux sociétés.
Après des investissements industriels stables à 170 ME et le versement, au titre de l'exercice 2002, de 114 ME de dividendes, l'endettement net consolidé a atteint 1,5 milliard d'euros en fin de semestre, contre 1,3 milliard d'euros au 31 décembre 2002 et 1,8 milliard d'euros au 30 juin 2002.
L'évolution plus favorable du besoin en fonds de roulement total attendue au second semestre devrait permettre une réduction de l'endettement par rapport au 30 juin 2003. Il devrait s'établir à un niveau proche de son niveau du 31 décembre 2002.
La situation nette part du groupe est de 1 964 ME au 30 juin 2003, contre 2 139 ME au 31 décembre 2002. Sa variation reflète la prise en compte du résultat de la période, les dividendes versés en juin, ainsi que l'impact des écarts de conversion négatifs.
Perspectives pour l'exercice 2003
Les objectifs d'amélioration du chiffre d'affaires et du résultat d'exploitation consolidés présentés en mars 2003 sont confirmés, à taux de change comparables, grâce à la bonne tenue des activités de défense. Toutefois, compte tenu de la persistance d'un environnement économique défavorable à une partie des activités civiles du groupe, ces améliorations devraient rester limitées.
Contact presse :
Christophe Robin - Tél : 01 57 77 86 26
(C) Companynews


