Mecelec lance un projet de réduction des coûts de structures pour s'adapter à son chiffre d'affaires prévisionnel
Le Comité Central d’Entreprise de MECELEC s’est réuni le 12 novembre 2003 pour étudier un projet de restructuration dont l’objectif est de restaurer l’équilibre d’exploitation du Groupe dans les plus brefs délais.
Résultats 2003 et perspectives d’activité :
Le premier semestre 2003 s’est traduit pour MECELEC par une importante baisse du chiffre d’affaires (18,8 M€, -21,5%) qui a entraîné un résultat courant fortement négatif (- 3,2 M€ versus - 0,2 M€).
Le second semestre devrait être moins négatif, avec une moindre régression de l’activité commerciale et surtout l’effet à plein de la restructuration industrielle engagée en octobre 2002.
Au global l’année devrait se situer à un niveau de chiffre d’affaires consolidé de 36 M€ (42,4 M€ en 2002) pour une perte (résultat courant) de l’ordre de - 4 M€ (- 2,9 M€ en 2002).
La baisse de chiffre d’affaires de MECELEC ne peut être imputée à des faiblesses commerciales. Au contraire, hors l’export et les télécoms, les volumes et les parts progressent. C’est la baisse des prix de vente, due à une concurrence très vive, qui est la cause première de la régression. En matériel électrique cette baisse est renforcée par la substitution de l’ancienne gamme de coffrets de raccordements individuels (S20) par la nouvelle gamme (S22), environ 30% moins chère.
La vente des participations dans le pôle automobile (INOPLAST) (communiqués financiers des 25 février et 9 septembre) a permis à l’entreprise d’effacer ces mauvaises performances et lui donne les moyens nécessaires à :
- L’ajustement de ses coûts de structures à un chiffre d’affaires consolidé qui devrait dans l’avenir se stabiliser aux alentours des 37 M€ (croissance externe déjà réalisée incluse).
- La conduite d’opérations de croissance pour diversifier les marchés dans lesquels elle opère, tout en restant dans ses métiers de base. C’est ainsi que MECELEC a repris le 1er octobre 2003 les activités « NOBEL COMPOSITES » de la SNPE.
Si l’on rajoute à ces éléments le fait que la société a récemment confirmé ses positions pour 2 ans chez EdF en obtenant une excellente place au concours S20-S22, toutes les conditions seront réunies pour un retour à l’équilibre d’exploitation dès le premier semestre 2004.
Projet de restructuration :
Il ressort de l’analyse du chiffre d’affaires prévisionnel
que l’équilibre d’exploitation de MECELEC repose sur un projet
de réduction des coûts fixes de 2,4 M€.
Trois mesures composent ce projet :
- La suppression de l’établissement de Courbevoie (région
parisienne),
- La reconfiguration des structures commerciales,
- La réorganisation de l’établissement de Mauves (Ardèche).
Les conséquences sur l’emploi sont la suppression de 46 postes
de travail.
Afin de limiter au maximum les conséquences sociales, la Direction Générale
de MECELEC négociera avec les partenaires sociaux un ensemble de mesures,
dont notamment la création d’une dizaine de postes de travail nouveaux.
Par ailleurs les structures juridiques seront simplifiées par fusion
entre MECELEC SA et MECELEC INDUSTRIES et transfert du siège social du
nouvel ensemble à Mauves.
Présentation de MECELEC
Historique et métiers
1 – Equipement de réseaux
2 – Plasturgie
3 – Publiphonie
MECELEC, créé en 1934, est dès l’origine un spécialiste
de l’équipement de réseaux électriques.
Dès la fin des années 50, MECELEC a fait le pari de la technologie
du polyester pour la fabrication de matériels de raccordement électriques
qui étaient jusque là en technologie métal. C’est
ce savoir-faire technologique qui a fondé le succès de la société
comme équipementier de réseau électrique d’abord,
puis équipementier de réseau télécoms et enfin gaz
et eau. C’est aussi sur cette technologie que s’est développée
INOPLAST dans le secteur automobile.
Mais MECELEC avait déjà à cette époque d’autres
compétences qu’elle a complétées au fur et à
mesure des années : connectique, électronique, téléphonie,
monétique… Ceci lui a permis d’offrir à ses clients
non seulement l’enveloppe, coffret ou armoire, mais aussi l’ensemble
des équipements intérieurs, souvent de haut niveau technique.
Aujourd’hui – hors pôle INOPLAST qui représentait à
lui seul plus de 200 millions d’Euros de chiffre d’affaire et plus
de 2 000 salariés, mais dont la cession complète a été
opérée courant 2003 – MECELEC est une entreprise de plus
de 35 millions d’Euros de chiffre d’affaires et près de 300
salariés dont l’implantation principale est en Ardèche (Mauves
– Saint Agrève), avec des établissements en Région
Parisienne (Courbevoie : Holding, Direction Générale, Directions
Commerciales), à Fabrègues près de Montpellier, à
Bilbao et Madrid en Espagne.
La société est cotée en Bourse au Second Marché
d’Euronext à Paris.
1 – Equipement de réseaux :
MECELEC est aujourd’hui un des rares acteurs du marché à offrir une gamme complète, multiénergies, d’équipements de raccordement entre des réseaux publics et leurs clients.
Cette compétence globale s’exerce en un point géographique précis : celui de l’« interface réseau-client », là où le réseau cesse d’être public pour devenir privé, à la limite entre la rue et la maison, entre l’extérieur et l’intérieur. Cette frontière géographique est aussi une frontière juridique et normative. C’est ici que se localisent des fonctions à haut enjeu : le comptage, le relevé des consommations, éventuellement leur paiement, la sécurité, le diagnostic des défaillances et des anomalies, le contrôle des pertes, la détection des fraudes…
Tous les opérateurs considèrent à juste titre l’«interface réseau-client » comme stratégique. Tout d’abord parce que de sa fiabilité dépend la facturation, mais aussi parce que c’est par son canal que seront connus les clients, dans l’intimité de leurs habitudes de vie.
En outre, dans ce domaine on est d’emblée confronté au traitement de masse : ce sont plusieurs milliers, voire millions de points de raccordement qu’un opérateur a à installer, relever, maintenir, faire évoluer. Ici le coût d’achat des matériels est important, mais pas autant que ses coûts d’installation, ses coûts d’utilisation et ses coûts de maintenance. Dans certains pays on voit même se développer de nouveaux métiers centrés sur l’«interface réseaux clients» qui, en mutualisant les fonctions d’installation et de relève entre différentes énergies, aboutissent à des économies d’échelle significatives.
Pour ces nouveaux opérateurs, ou pour les opérateurs historiques, MECELEC a l’ambition d’offrir des équipements compétitifs, fiables et simplificateurs tant en mise en œuvre qu’en exploitation. Il en est ainsi des innovations apportées dans le coffret gaz livré équipé, testé, prêt à poser, dans le «RMBT», dans l’embase de téléreport de compteurs entièrement recyclable, dans le concentrateur d’index, ou dans les développements en cours en raccordements téléphoniques haut débit .
Dans la plupart de ces produits entrent en force l’électronique, la téléphonie, la monétique : ces savoir-faire ont été développés chez MECELEC dès la fin des années 70 (voir ci-dessous) pour les publiphones d’intérieur à pièces, puis dans la décennie 90, pour ceux adoptant la technologie du paiement par carte à puce ou à piste magnétique.
Le développement de la société ne s’est pas réalisé qu‘en France. A travers un réseau d’agents, ou en direct auprès des opérateurs, MECELEC exporte depuis la fin des années 70 ses produits vers la quasi-totalité des continents. En 1996, MECELEC a ouvert une filiale en Espagne en rachetant la société CAYDETEL à BILBAO.
2 – Plasturgie :
La plasturgie est chez MECELEC à la fois une compétence clé au service de l’interface réseaux clients, et un pôle de développement spécifique.
Initialement, MECELEC a développé, pour ses besoins propres, des compétences en plasturgie dans les domaines suivants :
- Transformation des « Thermodurs » : Les composites thermodurcissables polyester-fibre de verre sont destinés aux produits nécessitant des caractéristiques mécaniques, électriques et climatiques importantes : coffrets de branchement et armoires de raccordement électriques, télécom, gaz et eau…
- Injection des « Thermoplastiques » : Avec la création du site de St AGREVE (1984), maîtrise de l’injection thermoplastique de pièces techniques : combinés et coques d’appareils téléphoniques, supports de connecteurs électriques, pièces automobiles...
Ce domaine d’activité a été dynamisé depuis 99 dans le cadre du redéploiement de la société. Il s’oriente dorénavant vers des clients externes, principalement sur les marchés suivants :
- Matériels électroniques et électrotechniques
- Matériels de transport (automobile, PL, ferroviaire)
L’acquisition de l’activité NOBEL COMPOSITES en octobre 2003 est un nouveau pas décisif dans la croissance du secteur sous-traitance plasturgie chez MECELEC.
3 – Publiphonie :
L’activité publiphonie d’intérieur chez MECELEC remonte à 1981, date du marché d’études du Pointphone, appareil à pièces. 120 000 unités du Pointphone et de son successeur le PI 750 ont été fabriquées dans l’usine de TOURNON. Cette gamme de produits a également été exportée en quantités vers la Belgique, Israël, la Tunisie, le Maroc, l’Algérie, les DOM/TOM, Andorre.
En 1996, MECELEC en coopération avec DASSAULT AT a conçu et lancé un publiphone à carte, le PIC, dont 48 000 unités ont été fabriquées et qui représente aujourd’hui plus du tiers du parc installé en France.
Pour remplacer le PI 750 et en profitant du savoir-faire développé avec le PIC, MECELEC a mis au point un nouveau produit à pièces, l’ATOLL, destiné à un marché moyen/haut de gamme et en prévision de l’arrivée de l’EURO.
Enfin différents développements ont été faits sur des marchés de niche (exemple : multimédias), dont une concrétisation récente a eu lieu dans un fax libre service, le RAPIDOFAX, destiné, entre autres, à équiper les Bureaux de Poste français.
A noter qu’historiquement MECELEC a été le principal fournisseur des cabines publiques installées en France, mais ceci ne représente plus qu’une activité marginale pour la société.
L’activité publiphonie est depuis 99 en très forte décroissance du fait de l’arrivée des portables. Cette crise a touché MECELEC comme tous ses concurrents. Des marchés résiduels existent cependant comme l’après vente, les pays émergeants, mais à un niveau beaucoup plus faible que ce qui a été connu au début des années 90.Source : Actus


