Résultats des exploitations agricoles 2015, présentation en avant-première
Communiqué de presse
3 novembre 2015
Une présentation des résultats par département
Le Service "Etudes et Références" de CERFRANCE Alliance Centre publie chaque année les résultats définitifs des exploitations agricoles de ses territoires. Les résultats d'Eure-et-Loir ont été récemment présentés aux instances et aux partenaires du département ainsi que la projection pour 2015.
Suivront la présentation des premiers résultats du Cher, de la Nièvre et du Loiret prévus respectivement le jeudi 12 novembre à Bourges, le lundi 30 novembre à Nevers, et le mardi 15 décembre à Orléans :
- Présentation des résultats du Cher, jeudi 12 novembre 2015, 10h30, Hôtel NOVOTEL (sortie n°7 A71)
- Présentation des résultats de la Nièvre, lundi 30 novembre 2015, 10h30, Hôtel MERCURE (Quai de Médine)
- Présentation des résultats du Loiret, mardi 15 décembre 2015, 10h30, Hôtel NOVOTEL (St Jean-de-Braye)
Ces réunions s'adressent aux responsables économiques, politiques et institutionnels du département et à la presse locale.
Après la forte baisse des résultats en 2013 et en 2014, 2015 se redresse, sauf en élevage
Pour chaque département, l'établissement de ces synthèses s'appuie sur l'exploitation et le traitement des données de plus de 1500 à 2000 exploitations agricoles, qu'elles soient orientées "productions végétales" ou "élevage". Par tradition, les élevages restent localisés dans les régions naturelles d'origine, Perche et Thymerais en Eure-et-Loir, Orléanais dans le Loiret, Berry et Pays Fort dans le Cher, Morvan dans la Nièvre. Les reconversions de prairies vers les cultures végétales continuent parfois de façon spectaculaire ; on a vu la conversion à 100% d'exploitations. Dans le Morvan, on note quelques reconversions vers la forêt.
Des résultats très fluctuants d'une année à l'autre
Au regard des 10 à 15 dernières années, on distingue deux périodes à la physionomie très différente, selon que l'observe avant 2007 ou après 2007.
Très schématiquement, "avant 2007", les résultats étaient relativement stables, quelle que soit l'orientation technique des exploitations (productions végétales ou élevage).
"A partir de 2007", divers phénomènes et facteurs extérieurs ont généré de la fluctuation qui a engendré des amplitudes parfois importantes des résultats, surtout pour les exploitations de productions végétales.
Malgré tout, le résultat moyen en exploitations céréalières n'a, pour le moment, pas diminué. En revanche, en systèmes "allaitant", la fluctuation est moins forte, mais le résultat a diminué de 30 à 50% sur cette période.
En Eure-et-Loir pour les exploitations de productions végétales, par exemple, le résultat a pu varier de 1 à 4 entre 2007 et 2009 et entre 2012 et 2013. En moyenne, négatif de -10 000 € en 2009, il est remonté à 75 000 euros par travailleur familial sur l'exploitation, en 2012.
Dans le Cher, même phénomène, mais avec une amplitude moins forte de 1 à 3 pour les exploitations de cultures et 3 années de forts déficits en 2009, 2013 et 2014 atteignant -9 500 €uros par exploitation.
Pour les exploitations d'élevage du Cher, majoritairement des élevages de bovins à viande, ces fluctuations sont très fortes puisque le résultat peut varier de 1 à 10 passant de 3 400 euros pour l'exploitant et son épouse, à un peu plus de 31 000 euros.
Des investissements qui restent élevés
L'exploitation agricole nécessite de nombreux et coûteux investissements ; pour des surfaces moyennes variant, selon le département, entre 140 hectares en Eure-et-Loir, 170 hectares dans le Cher, l'enveloppe moyenne d'investissements se situe entre 45 et 53 000 euros par an, majoritairement financés par emprunt à concurrence de 80%. Le pic d'investissement a été atteint en 2012 pour redescendre depuis 3 ans.
La conjoncture financière considérée comme favorable, n'a aucun effet sur les politiques d'investissements ; comme pour tous les secteurs de l'économie, c'est la visibilité et la confiance dans l'avenir (proche) qui déterminent les choix d'investissements pour le renouvellement d'autant que les réglementations imposent des mises aux normes souvent très coûteuses dans les exploitations, particulièrement dans les exploitations d'élevage.
Au final, malgré les fortes fluctuations, les investissements restent soutenus.
Un nouveau mode de gestion
Si le revenu varie autant, c'est aussi par l'effet d'un ciseau entre "Prix des céréales et Prix des approvisionnements/Montant des charges". A l'échelle d'un département, on constate que les charges fixes (ou charges de structure) sont restées très stables sur des périodes longues (1999 à 2014), malgré la présence d'inflation (1,55 % en moyenne, 0,1% en 2009, 2,8% en 2008). La tendance d'évolution des charges fixes est même à la baisse sur les cinq dernières années.
En face de ce "bloc" de charges sur lesquelles l'exploitant peut partiellement agir, puisqu'elles découlent de certains choix liés à l'équipement, se trouve le total des charges d'approvisionnement pour l'activité que ce soit cultures ou élevage. Réglementations changeantes (retrait de certains produits remplacés par d'autres), variations du cours des matières premières (alimentation des animaux), sont deux facteurs importants que l'exploitant ne maîtrise pas. Il en découle très souvent des périodes d'ajustement durant lesquelles il doit adapter ses pratiques techniques pour retrouver un peu de la compétitivité perdue. S'ensuivent des surcoûts qui influencent immédiatement le résultat et la trésorerie et interpelleny quant à la gestion des coûts d'équipement.
La gestion des exploitations est devenue plus complexe. Il faut l'inscrire dans une perspective de moyen terme. Quand cela est possible, une partie (qui dépend du risque de chaque exploitation qui se calcule) de la trésorerie générée par la vente d'une "bonne" récolte sera économisée en vue de compenser une "contre-performance" ; c'est un mode de gestion certes traditionnel, mais plus que jamais adapté au contexte mouvant.
Plus sûre encore est la gestion par les "prix d'équilibre" ; très proche dans sa logique du calcul des prix de revient, ce calcul permet de déterminer le prix minimum à atteindre pour couvrir l'ensemble des engagements financiers.
S'installe alors une "confrontation au marché" et l'utilisation des différents outils de vente proposés par les acheteurs.
Tous les résultats de nos "Observatoires des exploitations agricoles" sont disponibles sur demande.
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Contacts : Responsable de l'activité "Conseil de gestion", Jean-Luc DELALANDE, 06 89 27 48 38 Responsable Etudes et Références, Nicolas ROCHE, 06 45 14 43 37 nroche Responsable du Service Communication Externe, Eric SEGARD, 02 38 22 37 70 |
A propos de CERFRANCE Alliance Centre
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