8 millions USD sont décernés à des scientifiques par la Gordon and Betty Moore Foundation pour accélérer le développement de systèmes modèles expérimentaux dans le domaine de l'écologie microbienne marine
Gordon and Betty Moore
Stacey Bailey, 310-739-2859
stacey.bailey@moore.org
L'Initiative de microbiologie marine lancée par la Gordon and Betty Moore Foundation va investir huit millions de dollars au cours des deux prochaines années pour soutenir des scientifiques, à l'échelle mondiale et à tous les stades de leur carrière, afin de permettre à ces derniers d'accélérer le développement de systèmes modèles expérimentaux en écologie microbienne marine. L'effort international exploitera les efforts de plus de 100 scientifiques répartis dans 33 institutions bénéficiant d'une large gamme de compétences pour faire face collectivement au défi de développer des méthodes visant à apporter des systèmes modèles expérimentaux aux océans. Les outils génétiques générés dans le cadre de cet effort permettront aux chercheurs de perturber plus facilement les activités des gènes microbiens afin de comprendre comment ces organismes agissent sur les écosystèmes marins et de poser des questions scientifiques de manière nouvelle et inédite.
Les systèmes modèles, tels la bactérie E. coli, que l'on trouve dans les intestins des mammifères, pour la microbiologie, et la mouche drosophile pour la biomédecine, ont été d'une valeur inestimable pour déchiffrer des procédés biologiques complexes. Par exemple, l'étude des mouches drosophiles a permis aux scientifiques d'acquérir une connaissance approfondie de l'héritage de certains traits humains comme la couleur des yeux. Mais dans le domaine de l'écologie microbienne marine, il existe très peu de systèmes modèles et d'outils associés permettant aux scientifiques d'explorer en profondeur la physiologie, la biochimie et l'écologie des microbes marins, lesquels sont responsables des cycles élémentaires des océans, ont une influence sur les niveaux de gaz à effet de serre, et jouent un rôle de soutien dans les chaînes alimentaires marines.
« Ces organismes aident à diriger le cycle mondial du carbone. Étant donné que les océans changent assez vite, nous avons besoin de plus d'outils pour comprendre leur biologie fondamentale. Si nous la comprenons, nous serons en mesure de faire passer la connaissance du niveau moléculaire à celui de la terre entière », a déclaré Peter von Dassow, Ph.D., de l'Instituto Milenio de Oceanografía de Chile. « Ceci est une occasion importante de faire vraiment de la recherche à haut risque, pour laquelle il ne serait absolument pas possible d'obtenir des fonds de la part de la majorité des mécanismes de financement. De plus, l'impact de cette recherche pourrait en être majeur. Si nous obtenons ne serait-ce qu'un bon modèle à partir de cet effort, ce sera déjà une vraie réussite », a-t-il ajouté.
À l'heure actuelle, les chercheurs ont accès à des outils puissants dans le domaine de la biologie pour leur permettre de comprendre les océans en termes de microscopie et de séquençage de l'ADN, mais il leur manque les outils génétiques essentiels pour élaborer des systèmes modèles expérimentaux robustes. Sans ces outils, les scientifiques sont moins en mesure de lier des gènes spécifiques au comportement cellulaire ou de déterminer comment les microbes interagissent au sein de leur environnement et les uns avec les autres - informations essentielles pour comprendre le fonctionnement des écosystèmes océaniques.
Ginger Armbrust, Ph.D., de l'Université de Washington estime qu'un résultat tout aussi important serait « d'arriver à élargir la communauté des personnes qui travaillent sur ces organismes et qui réalisent des percées importantes dans l'explication du fonctionnement de ces organismes ». Elle a ajouté : « Les nouveaux systèmes modèles vont attirer des personnes extérieures au domaine de l'écologie microbienne marine, car celles-ci vont soudain être en mesure de travailler avec les microbes marins de la même manière qu'elles sont habituées à travailler avec d'autres organismes modèles. »
Le développement de systèmes modèles robustes est un processus complexe et risqué parce que le travail est difficile et sans garantie de succès. En prenant des risques et en finançant un travail stimulant aux gains potentiellement importants, la Fondation soutient un effort d'innovation qui, en permettant aux scientifiques d'aujourd'hui d'expliquer plus en profondeur le monde naturel, pourra avoir un impact significatif sur les générations futures.
« L'un des aspects importants des subventions, que nous octroyons pour soutenir le domaine des sciences de la mer, est d'identifier les possibilités de surmonter les goulots d'étranglement qui empêchent le progrès scientifique, lequel exige souvent de prendre des risques », a confié pour sa part Jon Kaye, Ph.D., directeur de programme de l'Initiative de microbiologie marine de la Gordon and Betty Moore Foundation. « Nous travaillons également avec ce groupe de scientifiques afin de partager plus largement les informations sur leurs techniques génétiques en développement - à la fois en termes de ce qui fonctionne et de ce qui reste à résoudre - à travers des forums en ligne tels que protocols.io, un référentiel de méthodes scientifiques libre d'accès. »
La Gordon and Betty Moore Foundation favorise la découverte scientifique d'avant-garde, la préservation de l'environnement, l'amélioration des soins aux patients et la préservation du caractère spécial de la baie de San Francisco. Rendez-vous sur notre site à l'adresse www.moore.org ou suivez-nous @MooreFound.
Institutions et organisations travaillant sur des systèmes modèles expérimentaux grâce à des financements de la Fondation, avec le nom des chercheurs principaux :
Bigelow Laboratory for Ocean Sciences (José Fernández Robledo)
Université Charles de Prague (Vladimír Hampl)
Académie des sciences tchèque (Julius Luke?)
Université de Harvard (Daniel Needleman)
Institut de Biologia Evolutiva (Iñaki Ruiz-Trillo)
Instituto Milenio de Oceanografía, Pontificia Universidad Católica de Chile (Peter von Dassow)
J. Craig Venter Institute (Philip Weyman)
Marine Biological Association (Colin Brownlee)
National Institute for Basic Biology (Jun Minagawa)
New Mexico Consortium (Scott Twary)
Université d'État de San José (G. Jason Smith)
Université de Stanford (Julie Theriot)
Université Stony Brook (Jackie Collier)
Université Pierre et Marie Curie (Angela Falciatore et François-Yves Bouget)
Université de l'Arkansas (Andrew Alverson)
Université de la Colombie-Britannique (Patrick Keeling)
Université de Californie, Berkeley (Nicole King)
Université de Californie, San Diego Scripps Institution of Oceanography (Andrew Allen)
Université de Californie, Santa Cruz (Manuel Ares)
Université de Cambridge (Christopher Howe et Ross Waller)
Université de Camerino (Cristina Miceli)
Université de Chicago (Laurens Mets)
Université du Connecticut (Senjie Lin)
Université du Delaware (Kathryn Coyne)
Université de l'East Anglia (Thomas Mock)
Université de Göteborg (Adrian Clarke)
Université du Kent (Anastasios Tsaousis)
Université du Nebraska, Lincoln (Heriberto Cerutti)
Université du Tennessee (Steven Wilhelm)
Université de Washington (E. Virginia Armbrust)
Université de l'État de Washington (George Bonheyo)
Weizmann Institute of Science (Assaf Vardi)
Woods Hole Oceanographic Institution (Virginia Edgcomb)
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