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UNITED NETWORK FOR ORGAN SHARING

dimanche 16 mai 2004 à 18h25

Données OPTN/UNOS indiquant que de nouvelles thérapies de greffes font diminuer les incidences de cancer


BOSTON, Massachusetts, May 16 /PRNewswire/ --

- Les patients qui reçoivent des inhibiteurs mTOR présentent un moins grand nombre de malignités que ceux qui sont traités par des régimes à la Cyclosporine

- Auteurs: H. Myron Kauffman, M.D., Wida S. Cherikh, Ph.D., Yulin Cheng,Douglas W. Hanto, M.D., Barry D. Kahan, M.D., Ph.D.

BOSTON, Massachusetts, May 16 /PRNewswire/ --

De nouvelles données présentées aujourd'hui par les réseaux OPTN/UNOS (Organ Procurement and Transplant Network/United Network for Organ Sharing) démontrent que le risque relatif au développement du cancer à la suite d'une greffe est sensiblement réduite chez les patients qui reçoivent une immunosuppression de maintien grâce aux inhibiteurs mTOR, comparés aux patients traités par les inhibiteurs traditionnels à la calcineurine. Les thérapies immunosuppressives conventionnelles, comme la cyclosporine ou le tacrolimus, sont reliées à des incidences élevées de cancer, entraînant un décès tardif chez un certain nombre de patients ayant reçu une transplantation.

Il s'agit là de conclusions provenant d'une étude présentée par des chercheurs membres du United Network for Organ Sharing (UNOS), et par d'autres institutions membres, lors du American Transplant Congress, un colloque auquel ont participé des chirurgiens de l'American Society of Transplant Surgeons et de l'American Society of Transplantation, qui s'est déroulé au Hynes Convention Center à Boston.

<< Nous savons que les patients greffés sont plus à risque de contracter le cancer que la population en général, et, malheureusement, une immunosuppression excessive, surtout avec certains médicaments, est un important facteur contributif >>, a précisé le Dr H. M. Kauffman, un recherchiste scientifique principal pour UNOS. << À mesure que de nouveaux médicaments sont disponibles, et qu'on élabore des régimes de traitement innovateurs, nous voulons savoir s'ils auront des effets sur ce taux de cancer. Il s'agit de la plus importante analyse du genre, permettant de comparer les différents régimes, et elle démontre clairement que les inhibiteurs mTOR offrent d'importants avantages quant à réduire les taux de malignité à court terme chez les greffés >>.

L'étude rétrospective a tenu compte de plus de 33 000 personnes qui avaient reçu une première transplantation d'un rein unique entre 1996 et 2001. Les données montraient que seuls 0,65% des personnes traitées aux inhibiteurs mTOR, (et dont plus de 97% ont reçu du sirolimus), ont contracté de nouveaux cancers au cours des deux ans qui ont suivi. Ce taux était sensiblement moins élevé que celui des patients traités aux inhibiteurs à la calcineurine (cyclosporine ou tacrolimus, 1,83%; p<0,001).

Dans le cadre d'une analyse à variables multiples ajustée aux risques, les patients traités par thérapie aux immunosuppresseurs présentaient un risque relatif réduit de 59% de contracter de nouveaux cancers (risque relatif 0.412, 95% CI 0,256, 0,663) que ceux qui avaient reçu une thérapie à la calcineurine. Il s'agissait là d'une très importante réduction du risque relatif (p=0.0003).

<< Ces résultats à court terme devront faire l'objet d'une évaluation à long terme et être aussi évalués pour d'autres organes greffés comme le foie, le coeur et les poumons >>, a précisé le Dr Kauffman.

Des tests sur les animaux indiquent que l'immunosuppression conventionnelle à la calcineurine favorise le développement du cancer plutôt qu'elle ne le bloque. On a démontré que les inhibiteurs à la calcineurine favorisent la progression du cancer et accélèrent la présence du facteur de croissance transformant bêta (TGF-B) qui est relié à l'évolution cellulaire caractéristique de l'envahissement. Par contre, les inhibiteurs mTOR semblent avoir un effet de croissance négatif sur les cellules malignes. Chez les animaux, ces inhibiteurs réduisent le TGF-B et le facteur de croissance vasculaire endothéliale (VEGF), et bloquent l'angiogenèse de la tumeur.

Au sujet des malignités et des greffes :

Les greffés présentent un risque plus élevé de développer un cancer en général (un à deux pour cent par année) et une incidence 15 à 20 fois supérieure de certains types de cancer. L'incidence générale reliée à toutes les malignités après une greffe du rein augmente au fil du temps et semble s'appuyer autant sur la durée que l'intensité de l'immunosuppression.

Le cancer de la peau et les affections lymphoprolifératives post-greffe comme le lymphome non hodgkinien sont les types de cancers que l'on voit le plus souvent après une greffe. D'ailleurs, les risques de cancers du col de l'utérus, du sein et colorectal augmentent également.

Au sujet de UNOS :

Organisme privé sans but lucratif, UNOS gère le système national de greffes d'organes et maintient la base de données de renseignements sur les greffes médicales la plus complète au monde, en vertu d'un contrat passé avec le gouvernement fédéral. UNOS exploite aussi le système d'échange d'organes informatisé 24 heures sur 24, assortissant les organes donnés aux patients inscrits dans la liste d'attente nationale de greffes d'organes. UNOS vise à accroître les dons d'organes grâce à l'Éducation et améliorer la réussite des greffes au moyen de la recherche fondée sur les résultats et l'établissement de politiques. L'importance de la base de données des greffes repose sur les déclarations consciencieuses des 469 organismes membres d'UNOS. Les travaux connexes ont en partie été appuyés par un contrat de la Health Resources and Services Administration. +1-231-00-0115.

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