La monothérapie au durvalumab démontre son efficacité dans le traitement du carcinome urothélial.
Les données indiquent un taux de réponse objectif de 31 % chez tous les patients évaluables et de 46 % chez les patients dont les tumeurs présentent un taux élevé d'expression de PD-L11.
Le test Ventana SP263 révèle une corrélation entre l'expression du PD-L1 et la réponse à la monothérapie au durvalumab1.
Ces résultats arrivent alors que le secrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA, Food and Drug Administration) vient tout juste d'accorder la désignation de « Breakthrough Therapy » (traitement d'avant-garde) au durvalumab pour les patients atteints d'un carcinome urothélial inopérable ou métastatique, et positif pour le PD-L12.
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AstraZeneca et sa division internationale de recherche-développement MedImmune spécialisée dans les biomédicaments ont aujourd'hui communiqué les résultats démontrant l'efficacité et l'innocuité du durvalumab, un anticorps sélectif du ligand de la protéine de mort programmée 1 (PD-L1), chez les patients atteints d'un carcinome urothélial avancé1.
Les résultats préliminaires de l'essai de phase I/II présentés lors de la réunion annuelle de l'association américaine d'oncologie clinique (ASCO, American Society of Clinical Oncology) indiquent un taux de réponse objectif de 31 % chez tous les patients évaluables avec un intervalle de confiance à 95 % (IC) de 18 % à 47 %, et de 46 % (IC : 28 % - 66 %) chez les patients dont les tumeurs présentent un taux élevé d'expression de PD-L1*1. Le taux de contrôle de la maladie, défini comme une réponse complète ou partielle confirmée ou une stabilisation durant 12 semaines ou plus, est de 48 % (IC : 32 % à 64 %) chez tous les patients évaluables et de 57 % (IC : 37 % à 76 %) chez les patients dont les tumeurs présentent un taux élevé d'expression de PD-L11. La durée médiane de réponse n'avait pas encore été atteinte1.
David Berman, vice-président directeur et responsable des médicaments innovants pour l'oncologie chez MedImmune, explique : « L'efficacité observée de la monothérapie de deuxième ligne au durvalumab contre le cancer vésical est très encourageante et confirme la fiabilité de notre test de diagnostic indiquant un lien clair entre la réponse au durvalumab et l'expression du PD-L1. Nous nous réjouissons de poursuivre l'étude du durvalumab dans le cadre de notre essai baptisé DANUBE sur le traitement de première ligne du cancer vésical, qui couvre à la fois la monothérapie et l'association avec le tremelimumab ».
Une dose de 10 mg/kg de durvalumab par intraveineuse a été administrée toutes les deux semaines sur une période allant jusqu'à 12 mois et un profil d'innocuité gérable a été démontré chez tous les patients (n = 61)1. Les effets secondaires les plus couramment signalés (au moins 5 % des patients) sont tous de niveau 1 ou 2 : fatigue (13 %), diarrhée (10 %), diminution de l'appétit (8 %), arthralgie (7 %), asthénie (7 %), nausées (7 %) et fièvre (7 %)1. Trois patients rapportent des effets secondaires de niveau 3 (une lésion rénale aiguë, une réaction liée à la perfusion et une flambée tumorale)1.
Le docteur Christophe Massard, responsable des essais cliniques de phase I à l'Institut Gustave Roussy de Villejuif en France, ajoute : « Ces résultats préliminaires positifs viennent une nouvelle fois appuyer le profil d'efficacité clinique et d'innocuité du durvalumab pour le traitement du cancer vésical et confirment la capacité potentielle du durvalumab de révolutionner la prise en charge de cette population de patients, pour laquelle les thérapies disponibles sont encore largement insuffisantes ».
* Le taux d'expression du PD-L1 est défini comme élevé en présence d'une coloration d'au moins 25 % du PD-L1 dans les cellules tumorales ou les cellules immunitaires dans le cadre du test de diagnostic Ventana SP2631.
En 2016, le durvalumab s'est vu octroyer la désignation de « Breakthrough Therapy » (traitement d'avant-garde) par le secrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques, pour son potentiel de traitement des patients atteints d'un carcinome urothélial inopérable ou métastatique, et positif pour le PD-L12. Le durvalumab fait également l'objet d'essais en monothérapie ou en association avec le tremelimumab dans le traitement du cancer bronchopulmonaire à grandes cellules, du cancer cervico-facial, du cancer vésical, du cancer de l'estomac, du cancer du pancréas, du carcinome hépatocellulaire (CHC) et des leucémies. Il s'agit de l'un des piliers du programme d'immuno-oncologie de stade avancé d'AstraZeneca, qui couvre plus de 7 000 patients dans le cadre de 19 essais cliniques portant sur divers types de tumeurs3,4.
* Le taux d'expression du PD-L1 est défini comme élevé en présence d'une coloration d'au moins 25 % du PD-L1 dans les cellules tumorales ou les cellules immunitaires dans le cadre du test de diagnostic Ventana SP2631.
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NOTES À L'INTENTION DES RÉDACTIONS
Le durvalumab en bref
Le durvalumab est un anticorps monoclonal humain expérimental qui vise le ligand de la protéine de mort programmée 1 (PD-L1)5. L'expression du PD-L1 permet aux tumeurs d'éviter d'être détectées par le système immunitaire en se liant à la protéine PD-1 sur les lymphocytes T cytotoxiques5,6. Le durvalumab bloque l'interaction du PD-L1 avec les protéines PD-1 et CD80 sur les lymphocytes T, ce qui contrecarre les tactiques de la tumeur visant à éluder le système immunitaire5. Le durvalumab est développé en parallèle à d'autres immunothérapies qui visent à activer le système immunitaire du patient afin qu'il s'attaque au cancer. Le durvalumab est en cours d'expérimentation dans le cadre d'un vaste programme d'essais cliniques (en monothérapie ou en association avec le tremelimumab) portant sur le cancer bronchopulmonaire à grandes cellules, le cancer vésical, le cancer cervico-facial, le cancer de l'estomac, le cancer du pancréas, le CHC et les leucémies4. En 2015, le durvalumab a reçu la désignation « Fast Track » (procédure d'enregistrement accélérée) pour le traitement des patients atteints d'un carcinome épidermoïde de la tête et du cou métastatique et positif pour le PD-L17. En 2016, il s'est vu octroyer la désignation de « Breakthrough Therapy » (traitement d'avant-garde) par le secrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques pour son potentiel de traitement des patients atteints d'un carcinome urothélial inopérable ou métastatique, et positif pour le PD-L12.
AstraZeneca et l'immuno-oncologie
L'immuno-oncologie (IO) est une approche thérapeutique conçue pour stimuler le système immunitaire afin de détruire les tumeurs8,9,10. Le portefeuille immuno-oncologique d'AstraZeneca et de sa division de recherche-développement spécialisée dans les biomédicaments, MedImmune, repose sur des immunothérapies conçues pour vaincre la suppression de la réponse immunitaire5,11. Les thérapies immuno-oncologiques sont selon nous appelées à améliorer la qualité de vie de la plus grande majorité des patients.
Nous menons actuellement un programme complet d'essais cliniques, qui couvre la monothérapie au durvalumab (PD-L1) ainsi que son association avec le tremelimumab (CTLA-4) pour le traitement de tumeurs très diverses ayant atteint différents stades et dans différentes configurations de traitement3, et qui utilise le biomarqueur PD-L1 afin de déterminer la voie thérapeutique potentielle la mieux adaptée au patient. De plus, la possibilité d'associer notre portefeuille immuno-oncologique avec certaines petites molécules ciblées issues de notre propre portefeuille de développement oncologique ou du travail de nos partenaires laisse entrevoir de nouvelles options thérapeutiques pour un large éventail de tumeurs.
AstraZeneca et l'oncologie
AstraZeneca s'appuie sur une expérience approfondie et de longue date en matière d'oncologie, ainsi que sur un portefeuille en rapide croissance de nouveaux médicaments capables d'améliorer la qualité de vie des patients tout en assurant la pérennité de l'entreprise. Avec au moins 6 nouveaux médicaments dont le lancement est prévu entre 2014 et 2020, et un vaste portefeuille de petites molécules et de biomédicaments en cours de développement, AstraZeneca met un point d'honneur à faire progresser l'oncologie de nouvelle génération, qui constitue l'un des six piliers de croissance de la société et est centrée sur les cancers du poumon, de l'ovaire et du sein, ainsi que sur les leucémies. Forts de nos ressources et compétences propres, nous recherchons activement des partenariats et des investissements novateurs capables de porter notre stratégie, comme l'illustre par exemple notre investissement dans Acerta Pharma dans le domaine de l'hématologie.
Grâce aux vastes compétences de nos quatre pôles scientifiques, à savoir l'immuno-oncologie, la génétique du cancer et de la résistance à ce dernier, la réparation de l'ADN et les conjugués anticorps-médicaments, et à la mise en avant du développement de formulations personnalisées, AstraZeneca a toutes les cartes en main pour redéfinir le traitement du cancer et un jour lui ôter son statut de maladie potentiellement fatale.
MedImmune en bref
MedImmune est la division internationale de recherche-développement spécialisée dans les biomédicaments d'AstraZeneca. MedImmune est une entreprise biopharmaceutique internationale guidée par l'innovation, qui centre ses efforts sur la découverte, le développement et la commercialisation de biomédicaments et de médicaments à petites molécules délivrés sur ordonnance. MedImmune est à l'avant-garde de la recherche et explore de nouvelles voies thérapeutiques dans des disciplines clés telles que l'oncologie, les maladies respiratoires, inflammatoires et auto-immunes, les maladies cardiovasculaires et métaboliques, ainsi que les infections et les vaccins. Le siège de MedImmune se trouve à Gaithersburg dans l'État américain du Maryland. Il s'agit de l'un des trois centres de recherche-développement d'AstraZeneca dans le monde. Les deux autres sont implantés à Cambridge au Royaume-Uni et à Mountain View en Californie. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.medimmune.com.
AstraZeneca en bref
AstraZeneca est une entreprise biopharmaceutique internationale guidée par l'innovation, qui centre ses efforts sur la découverte, le développement et la commercialisation de médicaments sur ordonnance dans trois domaines thérapeutiques principaux, à savoir les maladies respiratoires, inflammatoires et auto-immunes (RIA), les maladies cardio-vasculaires et métaboliques et l'oncologie. Les infections et les neurosciences font également partie du portefeuille. AstraZeneca est présente dans plus de 100 pays et ses médicaments novateurs sont utilisés par des millions de patients dans le monde entier. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.astrazeneca.com.
Références
1 Massard C et al. Safety and Efficacy of Durvalumab (MEDI4736), an Anti-PD-L1 Immune Checkpoint Inhibitor, in Patients with Advanced Urothelial Bladder Cancer. Manuscrit accepté. Publication en juin 2016.
2 AstraZeneca. Durvalumab granted Breakthrough Therapy Designation by US FDA for treatment of patients with PD-L1 positive urothelial bladder cancer. 17 février 2016. Disponible sur https://www.astrazeneca.com/media-centre/press-releases/2016/Durvalumab-granted-Breakthrough- Therapy-designation-by-US-FDA-for-treatment-of-patients-with-PD-L1-positive-urothelial-bladder-cancer-17022016.html (consultation : mai 2016).
3 AstraZeneca. Data on File. Q1 2016 Immuno-oncology Update: Clinical Trials Appendix. 2016
4 AstraZeneca. Durvalumab ATLANTIC trial supports clinical activity and AstraZeneca's overall immuno-oncology strategy. 18 décembre 2015. Disponible sur https://www.astrazeneca.com/media-centre/press-releases/2015/Durvalumab-ATLANTIC-trial-supports-clinical-activity-and-AstraZenecas-overall-immuno-oncology-strategy.html (consultation : mai 2016).
5 Stewart R et al. Identification and Characterization of MEDI4736, an Antagonistic Anti?PD-L1 Monoclonal Antibody. Cancer Immunol Res; 2015. Publié dans OnlineFirst le 5 mai 2015; doi: 10.1158/2326-6066
6 Patel SP and R Kurzrock. PD-L1 Expression as a Predictive Biomarker in Cancer Immunotherapy. Mol Cancer Ther 2015; 14:847-856. Publié dans OnlineFirst le 18 février 2015.
7 AstraZeneca. AstraZeneca reports top-line result of tremelimumab monotherapy trial in mesothelioma. 29 février 2016. Disponible sur https://www.astrazeneca.com/media-centre/press -releases/2016/astrazeneca-reports-top-line -result-of-tremelimumab-monotherapy-trial-in -mesothelioma-29022016.html (consultation : mai 2016).
8 Eggermont E & Finn O. Advances in immuno-oncology. Annals of Oncology 23 (Supplement 8): viii5, 2012. doi: 10.1093/annonc/mds255
9 Finn OJ. Immuno-oncology: understanding the function and dysfunction of the immune system in cancer. Annals of Oncology 23(Supplement 8): viii6-viii9, 2012. doi: 10.1093/annonc/mds256
10 Melero I et al. Clinical Development of Immunostimulatory Monoclonal Antibodies and Opportunities for Combination. Clin Cancer Res 2013;19:997-1008.
11 Bograd AJ et al. Immune responses and immunotherapeutic interventions in malignant pleural mesothelioma. Cancer Immunol Immunother. 2011 Nov;60(11):1509-27.
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