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BOEHRINGER INGELHEIM GMBH AND ELI LILLY AND COMPANY

mercredi 8 octobre 2003 à 9h00

L'incontinence urinaire d'effort: un problème pour de nombreuses femmes de tous âges


Florence, Italie, October 08 /PRNewswire/ -- - Une enquête multinationale décisive portant sur l'incontinence urinaire d'effort révèle que beaucoup de femmes adaptent leur mode de vie et ont honte de consulter un médecin.

- Les résultats d'une enquête multinationale décisive, " Stress Urinary Incontinence and Women: Discovering the Truth " (L'incontinence urinaire d'effort et les femmes : la vérité), jettent un éclairage nouveau sur les répercussions de l'incontinence urinaire d'effort (IUE) sur la vie des femmes dans le monde. Les conclusions de cette enquête montrent que pas moins d'une femme sur trois dans le monde toutes catégories d'âge confondues souffre d'IUE. Pourtant, la plupart hésitent à parler de leurs symptômes et la majorité des femmes interrogées atteintes de ce trouble en ignorent le nom.

L'incontinence urinaire est un trouble médical qui se définit par une plainte de perte involontaire d'urine(1). L'IUE, forme d'incontinence urinaire la plus répandue chez les femmes(2), se définit comme la perte involontaire d'urine lors d'un effort, d'un éternuement ou d'une toux(1). Selon l'Organisation mondiale de la Santé, l'incontinence urinaire est " une maladie mondiale répandue et l'un des derniers tabous médicaux pour de nombreuses personnes ".(3)

Les résultats de l'enquête ont été annoncés aujourd'hui à l'occasion d'un point de presse lors du 33ème congrès annuel de l'International Continence Society (ICS) auquel ont participé des penseurs et des groupes de défense des droits des patients de toute la planète. Menée auprès de plus de 4 500 femmes âgées de 18 à 65 ans et plus sur trois continents, l'enquête se penche sur les comportements, la sensibilisation et les répercussions de l'IUE sur les femmes dans le monde.

L'enquête bouscule les stéréotypes et met en évidence les répercussions sur les femmes de tous âges

L'enquête remet en question l'idée que l'IUE est une affaire de femmes âgées. Il ressort en effet que près de deux femmes sur cinq (37 %) âgées de 35 à 54 ans présentent des symptômes de l'IUE, soit environ la même proportion que pour la catégorie des plus de 55 ans (39 %). De plus, près d'un quart (24 %) des personnes sondées âgées de 18 à 44 ans déclarent en avoir des symptômes, et près d'un cinquième (18 %) admettent avoir souffert des symptômes pour la première fois avant l'âge de 29 ans.

" L'IUE s'immisce dans la vie de millions de femmes et reste souvent non diagnostiquée, non signalée et non soignée ", a indiqué le professeur Walter Artibani, président du congrès annuel de l'ICS et secrétaire général en titre de cet organisme. " Nous espérons que ces résultats susciteront le dialogue parmi les femmes et les professionnels de la santé et permettront de mettre ce problème sur la place publique. L'enquête met en lumière toute la vérité sur l'IUE : ce trouble peut toucher toute femme à tout âge et se traduit par une perte de liberté et de vitalité qui est souvent négligée ou prise pour ce qu'elle n'est pas. "

L'IUE a des répercussions importantes sur la vie de tous les jours

Cette enquête multinationale révèle que le premier impact de l'IUE réside dans les changements et les bouleversements qu'elle impose dans la vie quotidienne des femmes touchées. Ainsi, les femmes atteintes d'IUE déclarent devoir recourir à des stratégies de gestion : port de serviettes hygiéniques tous les jours, vêtements ou sous-vêtements de rechange, limitation des voyages professionnels ou personnels. Conséquence, il arrive que les femmes concernées se sentent moins sûres d'elles, doivent renoncer à leur carrière ou à leurs activités à l'extérieur, évitent les rapports intimes avec leur partenaire et souffrent d'un isolement social général.

Partout dans le monde, le manque de connaissance est le terreau des idées fausses

Malgré la prévalence de l'IUE, l'enquête laisse entendre que la gêne et le faible degré de sensibilisation peuvent empêcher les femmes de véritablement interpréter leurs symptômes ou les dissuader de consulter un professionnel. Ces dix dernières années, différents facteurs de risque ou variables contribuant au développement de l'IUE ont été avancés : accouchement, obésité, constipation, prolapsus pelvien, toux chronique ou chirurgie du nerf pelvien, tous ces facteurs peuvent endommager le tissu conjonctif et les structures neuromusculaires à l'intérieur comme à l'extérieur de l'urètre.(4) Bien qu'aucun médicament n'ait encore été approuvé à l'échelle internationale pour le traitement de l'IUE, de nouveaux traitements pharmaceutiques sont en cours de développement.

Cette enquête fait apparaître qu'un grand nombre de femmes souffrant de symptômes de l'IUE ne savent pas en relier les causes au trouble lui-même. " Cette observation confirme la nécessité de la sensibilisation à l'incontinence urinaire d'effort. Si par exemple vous prenez les symptômes de l'incontinence urinaire d'effort pour une manifestation normale du vieillissement et que vous êtes gênée d'en parler, vous êtes moins susceptible de consulter un médecin pour connaître les possibilités de traitement ", a expliqué le docteur Philip Van Kerrebroeck, professeur à l'hôpital universitaire de Maastricht aux Pays-Bas. " Nous avons constaté un parallélisme remarquable dans le monde entier en termes de prévalence, de comportements et d'impact. Les femmes interrogées dans le cadre de cette enquête en Europe, au Canada, au Mexique et en Australie font preuve, à l'instar de leurs homologues américaines, d'un faible degré de sensibilisation et de compréhension à l'égard de l'incontinence urinaire d'effort. "

Les femmes atteintes d'incontinence urinaire d'effort ne consultent pas de médecin

L'enquête fait également ressortir certaines différences d'attitude et de comportement entre les femmes souffrant d'IUE et les autres, en particulier lorsqu'on leur demande quelle serait leur réaction face aux symptômes. Il est intéressant de constater que, sur la quasi-totalité des personnes interrogées ne souffrant pas d'IUE, 96 % déclarent qu'elles consulteraient leur médecin dans un délai d'un an et la plupart (71 %) affirment qu'elles n'éprouveraient aucune gêne à discuter des symptômes. Toutefois, les observations recueillies auprès des femmes souffrant d'incontinence brossent un tableau bien différent : près de deux tiers des femmes atteintes d'IUE n'ont jamais consulté un médecin. Parmi les femmes en ayant consulté un (38 %), une sur cinq a attendu jusqu'à trois ans avant de s'y résoudre et une sur dix a attendu quatre ans ou plus. Par ailleurs, environ la moitié des femmes souffrant d'IUE confient ne pas aimer discuter de leurs symptômes.

" L'enquête souligne bien la difficulté pour les femmes souffrant d'IUE de surmonter leur gêne et de consulter un spécialiste. Un phénomène accentué par le manque d'information des femmes sur un trouble médical connu et les résultats prometteurs des nouvelles options de traitement ", a fait remarquer le docteur Van Kerrebroeck.

" Dans le prolongement des résultats de cette enquête décisive, nous espérons réussir à inscrire l'incontinence urinaire d'effort à l'ordre du jour sanitaire mondial et à faire toute la lumière sur ce phénomène. Notre objectif est de permettre aux femmes du monde entier d'avoir libre accès à l'information et à une prise en charge par des professionnels de la santé pour pouvoir profiter pleinement de la vie ", a poursuivi le docteur Van Kerrebroeck.

A propos de l'incontinence urinaire

On distingue trois types d'incontinence urinaire : l'incontinence d'effort, l'incontinence par impériosité et l'incontinence mixte. L'incontinence par impériosité se définit comme une perte involontaire d'urine associée à un besoin urgent et impérieux d'aller aux toilettes (1). L'incontinence mixte combine les symptômes de l'incontinence d'effort et de l'incontinence par impériosité (1).

Méthodologie de l'enquête

Sous l'égide de l'International Continence Society en partenariat avec Boehringer Ingelheim et Eli Lilly and Company, cette enquête multinationale a été menée par Wirthlin Worldwide qui a interrogé par téléphone 4 558 femmes de neuf pays de trois continents différents et âgées de 18 à 65 ans, soit 500 personnes par pays constituant des échantillons nationaux représentatifs réalisés selon la méthode des quotas (région et âge). Les neuf pays ayant participé à l'enquête sont la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Suède, le Royaume-Uni, le Canada, le Mexique et l'Australie. Aucun objectif n'avait été fixé quant au nombre minimum d'entretiens avec des femmes souffrant d'incontinence urinaire d'effort. Les chiffres ont été obtenus uniquement en examinant une audience nationale représentative ayant souffert des symptômes d'IUE au cours des douze derniers mois.

International Continence Society (ICS)

L'International Continence Society a pour principale activité l'étude de la fonction de stockage et de miction du tractus urinaire inférieur et des diagnostics associés ainsi que de la gestion et du traitement du dysfonctionnement du tractus urinaire inférieur. Fondée en 1971, l'ICS compte plus de 1 500 membres provenant de 64 pays différents et représentant un grand nombre de disciplines : médecins, infirmiers, physiciens, physiothérapeutes, bioingénieurs et autres scientifiques. L'ICS fait office de coordinateur entre les différents organismes internationaux spécialisés dans la continence pour répondre et s'attaquer aux problèmes touchant la promotion, la sensibilisation et la prévention de la continence.

Références:

(1) Abrams P, Cardozo L, Fall M, Griffiths D, Rosier P, Ulmsten U, et al. The standardisation of terminology of lower urinary tract function: report from the standardisation sub-committee of the International Continence Society. Neurourol Urodyn 2002;21(2):167-178

(2) Calculated estimate: (200 million UI sufferers worldwide)i (.67 of UI sufferers are women)ii (.49 of women with UI have SUI)iii = 65 million female SUI sufferers: i Voelker R, International Group Seeks to Dispel Incontinence "Taboo", JAMA, 1998, Vol. 280, No.11: 951-953; iiThomas TM, Plymat KR, Blannin J, Meade TW. Prevalence of urinary incontinence. Br Med J. 1980 Nov 8;281(6250):1243-5. iii Hampel C, et al. Prevalence and natural history of female incontinence. Eur Urol. 1997;32 Suppl 2:3-12

(3) Voelker R, International Group Seeks to Dispel Incontinence "Taboo", JAMA, 1998, Vol. 280, No. 11:951-953

(4) Viktrup L, Female stress and urge incontinence in family practice: insight into the lower urinary tract, International Journal of Clinical Practice, 2002 Nov;56 (9)694-700

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