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mardi 2 novembre 2004 à 15h17

Aucune preuve que l'acétate de glatiramer ralentit l'évolution de la sclérose en plaques


LONDON, Ontario, November 2 /PRNewswire/ -- Le numéro de cette semaine du Lancet Neurology indique que l'acétate de glatiramer, commercialisé sous le nom de Copaxone(MC), a été soumis à une étude indépendante. Cette étude systématique, appelée étude Cochrane, menée par Luca Munari et ses collègues, visait à vérifier les allégations d'actions bénéfiques présentées dans les publications précédentes de l'industrie.

L'étude n'a révélé aucune action bénéfique convaincante ni sur le processus invalidant ni sur la proportion des patients ne présentant aucune poussée active aigue de la maladie durant le traitement. "L'acétate de glatiramer est couramment prescrit dans le traitement de la sclérose en plaques et c'est le produit dont la croissance commerciale est la plus rapide dans ce secteur. Cependant, les résultats de notre étude systématique de tous les essais contrôlés randomisés portant sur l'acétate de glatiramer favorisent peu l'utilisation de ce médicament chez les patients atteints de sclérose en plaques", fait remarquer Luca Munari de l'Azienda Opedaliera Niguarda Ca' Granda, en Italie.

Ces observations mettant en doute l'efficacité de Copaxone peuvent surprendre plusieurs de ces utilisateurs. La plupart des Canadiens atteints de sclérose en plaques et des médecins prescripteurs ne sont pas au courant de ces premières inquiétudes soulevées quant à l'efficacité de Copaxone, cela même si la FDA, agence gouvernementale américaine qui a étudié la demande de licence pour ce produit en 1996, émettait des réserves sur la "recherche acharnée d'une corrélation" dans l'analyse des données effectuée par le commanditaire. L'agence avait alors concédé que le traitement avait une action très faible, mais avait quand même approuvé le médicament.

Les études Cochrane sont actuellement menées sur les nouveaux médicaments utilisés dans le traitement de la sclérose en plaques. Etant donné que les neurologues canadiens ont prescrit pour une valeur de 150 millions de dollars de ces nouveaux traitements l'an dernier, il est impératif que ceux qui n'y ont aucun intérêt financier scrutent les allégations de traitements.

"Au Canada, les sommes consacrées aux soins de santé sont précieuses. Nous devons continuer à scruter les allégations de traitements de l'industrie pharmaceutique et à concevoir des études cliniques qui tirent des leçons des erreurs des études précédentes", a déclaré le Dr George Rice, neurologue et directeur de la clinique de la sclérose en plaques au London Health Sciences Hospital à London, en Ontario. La Collaboration Cochrane tente de trouver une réelle valeur parmi tous les essais cliniques, publiés ou non, portant sur un agent ou une intervention donnés, malgré les allégations de l'industrie. La méthode consiste simplement à obtenir toutes les observations publiées, à se prononcer sur la méthodologie et la qualité de l'essai et à effectuer des analyses statistiques des résultats rassemblés. L'organisme Cochrane, à but non lucratif, vise à mettre à jour des attentes réalistes sur l'action des médicaments pour les patients, les médecins prescripteurs et les payeurs. Grâce à l'application d'une méthode rigide dans le cadre de ses études, la Collaboration Cochrane propose une interprétation plus réfléchie des allégations de traitements.

Les interférons bêta sont largement utilisés dans le traitement précoce de formes récurrentes de sclérose en plaques. La Collaboration Cochrane a scruté ces essais cliniques et a publié les résultats dans le Lancet l'année dernière. Une action bénéfique constante sur les crises et l'évolution du processus invalidant a été identifiée dans les deux années pour lesquelles les données étaient disponibles. Des inquiétudes ont toutefois été soulevées quant à la durée relativement courte de l'expérimentation clinique qui justifie l'utilisation d'un tel traitement contre une affection qui dure 40 ou 50 ans chez la plupart des patients. Des inquiétudes ont également été soulevées au sujet de la méthodologie utilisée dans la plupart des études examinées, particulièrement dans l'application d'une méthode rigide de traitement des analyses.

(MD) Copraxone est une marque déposée de Teva Neurosciences Canada Inc.

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Renseignements: Oxygen Public Relations Inc., Sandra Grillo, +1-416-258-7205; Melissa Cohen, +1-416-803-4370

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